Mondial 2026: Le rêve tant caressé
Par Mohamed Kilani - La septième participation tunisienne à une Coupe du monde est attendue par le public sportif avec beaucoup d'intérêt et un brin d'optimisme. Pourquoi ? Parce que certains indicateurs plaident pour le sursaut collectif d'une génération de joueurs animés des meilleures intentions et désireux de s'offrir un événement susceptible de profiler de belles carrières.
La Tunisie n'a que rarement brillé en Coupe du monde. A l'exception d'un lointain souvenir, en 1978, peu d'émotions ont été suscitées par les prestations du Onze national. Toutes les générations sont donc avides de vibrer aux exploits de l'équipe et d'aspirer à des résultats probants promettant le second tour, longtemps caressé mais nullement apprivoisé. Le nombre de pays africains et arabes participants - quatorze au total - est de nature à accroître l’émulation.
Sabri Lamouchi est lui-même accroché à ce désir fou de revenir au plus haut niveau avec certaines ambitions et des arguments pour les concrétiser. S'il a été privé de la Coupe du monde 1998 en raison de l'âpreté de la concurrence en équipe de France, il espère trouver la compensation en tant qu'entraîneur à la tête de l'équipe de Tunisie. La motivation est décuplée par son lien affectif avec le pays et son désir de le servir en tant qu’entraîneur après avoir connu le dilemme d'opter pour la France en tant que joueur (voir l'article relatif à Sabri Lamouchi).
Faire bonne figure en Coupe du monde exige beaucoup d'atouts et un challenge de tous les jours. Le technicien est conscient des impératifs de la mission, dont en premier lieu la valeur des joueurs, leur implication et une conscience des objectifs à atteindre, chacun en son temps. A priori, certains indicateurs rassurent quant aux prédispositions du groupe depuis que la transition a opéré dans la sérénité et la fluidité. Le voyage à Toronto en avril a été des plus bénéfiques et a dégagé des enseignements fort utiles pour le staff technique en vue des échéances à venir, dont d’abord les deux matches-tests face à l'Autriche et la Belgique.
Reste la qualité de l'opposition. Trois pointures se dressent sur le chemin de l'équipe. Soit un finaliste à trois reprises (Pays-Bas 1974, 1978, 2010), un autre finaliste (Suède, 1958) et une équipe ayant franchi quatre fois le premier tour (Japon).
La rareté des confrontations avec les deux premiers adversaires interdit tout pronostic ou toute spéculation. En revanche, avec le Japon, nos rencontres dans le passé oscillent entre l'échec en Coupe du monde (défaite en 2002), et la réussite en amical dont le mémorable 3-0 à Osaka même, le 14 juin 2022 (Kirin Cup).
L’heure est donc à l'optimisme pour peu que la chance ne tourne pas le dos à l'équipe et que la force de caractère soit de mise car un tel événement est plus qu’une série de matches de football, mais une tranche de vie qui ne tolère aucun relâchement ni la moindre approximation, plutôt une mobilisation totale pour un objectif commun que ne peuvent atteindre que les combattants du football qui ne se contentent pas du seul talent. Ne dit-on pas qu'on admire le talent mais qu'on ne récompense que le caractère ?

Un dossier complet qui vous servira de guide, à télécharger.
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