Que reste-t-il du droit international ? Un colloque international à la Faculté des Sciences juridiques de Tunis, les 13 et 14 avril 2026
La situation en Palestine, en Ukraine, au Soudan, ou au Vénézuéla, sont des illustrations d’une mise en parenthèse du droit. D’autres menaces persistent sous différentes formes et dans d’autres régions. Que reste-t-il du droit international ? C’est l’objet d’un Colloque international de droit international qui se tiendra les lundi 13 et mardi 14 avril 2026, à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis, à l’initiative du Laboratoire de recherche Droit international, Juridictions internationales et Droit Constitutionnel Comparé, dirigé par la Professeure Mouna Kraiem.
A l’issue d’un rapport introductif qui sera présenté par le Professeur Rafaâ Ben Achour, les participants traiteront de la crise institutionnelle du système international, des défis à la paix et à la sécurité internationales, du droit international à l’épreuve du populisme et des défis et avancées en matière de droit international de l’environnement.
Face à la montée sans précédent de l’approche unilatéraliste, hégémonique et impérialiste dans la gestion des affaires internationales et dans les relations interétatiques, la question “Que reste-t-il du droit international ?” se pose avec acuité.
Encadrement juridique, instrument de régulation des rapports interétatiques et moyen de protection des valeurs universellement partagées, le droit international est aujourd’hui contesté et mis à l’épreuve par la montée des souverainismes, l’usage de la force, le non-respect des décisions des organes politiques et juridictionnels et l’effritement du multilatéralisme. Des principes tels que l’égalité souveraine, le règlement pacifique des différends, le non recours à la force, l’interdiction de l’immixtion dans les affaires intérieures, la poursuite pénale pour les crimes internationaux les plus graves de plus en plus souvent violés en raison de la prédominance des intérêts sur la légalité, la montée de la puissance brute, des pratiques opportunistes et du populisme.
L’ordre juridique structuré que représente le droit international, perd de son effectivité en tant qu’outil de protection des États les plus démunis, des droits humains et du droit humanitaire.
Le colloque international a pour finalité de mener une réflexion, non pour déterminer la valeur résiduelle d’un droit international en péril, mais pour affirmer que l’attachement au droit international et la défense de ses valeurs sont fondamentales et que toute affirmation de la fin ou de déliquescence du droit international relève d’une réflexion réductrice, simpliste et légitimiste des faits accomplis.
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