News - 07.07.2010

Exportation: Ce qui va changer dans les ARM tuniso-libyens

Un pari ambitieux : comment exporter sans entraves sur les marchés arabes avec lesquels la Tunisie a des Accords de Reconnaissance Mutuelle (ARM)? C’est le thème de l’atelier organisé, le 1et le 2 juillet 2010, à Sfax, par  la chambre tuniso-libyenne en collaboration avec deux cabinets spécialisés.

Signé à tripoli en 2005, l’accord de coopération portant sur  les ARM tuniso-libyens a été mis en exécution (de façon facultative) à partir du  premier janvier 2008, mais  avec une application obligatoire à  partir du premier septembre de la même  année.
Au cours du premier trimestre 2009, les opérateurs tunisiens qui exportent sur le marché libyen se sont affolés. Nos exportateurs ne cachaient pas leurs inquiétudes face à de nouvelles procédures qui instauraient de nouvelles démarches,  généraient de nouvelles charges financières et surtout prolongaient de façon inquiétante les délais de livraison. La cause principale de ces retards:  les délais des essais  qui peuvaient atteindre  les 4 semaines.

Il a fallu l’intervention du ministère de tutelle ( ministère de l’Industrie et de la Technologie) pour apaiser ces craintes. Le ministre imposa  une réorganisation des services administratifs des institutions impliquées dans le processus (guichets uniques) et surtout intervenait pour faire baisser les coûts du « Certificat » ou carrément pour annuler certaines taxes.

Le ministère procèda également en urgence à une mise à niveau du système national d’essais qui fit apparaître certains dysfonctionnements et demanda aux opérateurs de faire l’effort de mener leurs essais dans les délais et les exigences normatives requises.

Quand l'expérience tuniso-libyenne en matière d'ARM est citée en exemple

En 2010, nos opérateurs sont plus sereins : environ 9000  certificats ont été délivrés par l’INNORPI, depuis la mise en place des ARM avec la Libye. C’est l’euphorie : le volume des exportations tunisiennes a  atteint un chiffre record de 1121 millions de TND (en 2009).  Désormais, l’expérience tuniso-libyenne en matière d’ARM est citée en exemple à l’échelle du monde arabe. Une
situation qui a permis aux responsables des deux pays de faire évoluer ces accords vers plus de souplesse en introduisant de nouveaux  outils, comme les marques nationales  respectives de certifications produit. La recommandation pour l’utilisation des marques respectives de conformité a été formulée par les groupes de travail qui se réunissent, périodiquement, à Tunis et à Tripoli.

Attribuée pour la première fois en  1986, la marque nationale de conformité (NT), a connu des fortunes diverses. En 2010,  un quart de siècle, après son lancement, le nombre total de certificats accordés( en cours de validité) ne dépasse pas 200, dont plus de la moitié sont accordés de façon obligatoire (pour des raisons de sécurité ou de santé), pour des produits comme le Javel ou les liants hydrauliques (ciment, chaux…)

C’est trop peu, pour un marché  qui regorge de milliers d’articles.  La relance de cette marque sera t- elle assurée  par les nouveaux accords commerciaux entre la Tunisie et la Libye ? Il faudrait attendre la prochaine réunion  de la Commission Supérieure tuniso-libyenne (prévue pour cet été) pour officialiser cette nouvelle approche.

Le prochain accord portera désormais sur « Le Programme de Reconnaissance des certificats de conformité et des marques de qualité et de certification produit des produits échangés».

 

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1 Commentaire
Les Commentaires
bouzaiane - 08-07-2010 07:30

L'exportation des biens et services ainsi que l'economie de l'énergie et la maîtrise des naissances se situent parmi les facteurs fondamentaux pour la suvie d'une population à faibles ressources naturelles. Cependant, leur exportation reste encore timide malgrés le courage de certains pionniers. Pour une meilleure et plus rapide impulsion vers lees marchés arabes et africains, il est vivement souhaité que les exportateurs soient plus protégés par des accords trés solides qui assurent le recouvrement. En effet Notre potentiel humain est exportable à des conditions trés concurentielles, mais encore financièrement trés fragile pour être massacré. Les pertes causées par le mauvais recouvrement peut perturber le rythme de croissance des entreprises exportatrices. Une struture d'assurance fiable, forte et elle même protégée est à mettre en place pour dynamiser l'exportation de nos compétences reconnues à l'échelle internationale.

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