News - 01.04.2022

Fadhel Moussa, pour ses Mélanges : Sciences juridiques et au-delà ! (Album photos)

Photo de Groupe

Quel titre choisir à ce volumineux recueil (près de 1400 pages) riche de 45 contributions en arabe (7) et français (38), offert en Mélanges au doyen Fadhel Moussa ? Le comité de rédaction (Leila Chikhaoui Mahdaoui, Wahid Ferchichi…) avait d’abord songé à : « Le juriste, impliqué ». Impliqué, non dans une affaire devant la justice, mais engagé dans l’enseignement, le sport (le tennis), la vie parlementaire (Constituant), la société civile (Maire de l’Ariana) … L’heureux récipiendaire aurait préféré plutôt : Sciences juridiques et au-delà. Une synthèse de la marque de fabrique (la Faculté) et de tout le reste, soit une triple vie, au-moins. La couverture restera neutre, chaque lecteur, finalement, attribuera à cet ouvrage l’intitulé qu’il lui choisirait.


Dans le grand amphithéâtre Mohamed Charfi, de la Faculté, quasiment rempli, ont pris place d’illustres invités et universitaires. On reconnaît notamment l’ancien président de la République par intérim Fouad Mebazza, celui de l’ANC, Dr Mustapha Ben Jaafar, d’anciens ministres (Ahmed Ounaïes, Brahim Bartagi, Samir Taïeb), des ministres en exercice (Imed Memiche et Leila Chikhaoui Mahdaoui), le bâtonnier Lazhar Karoui Chabbi, d’anciens doyens et professeurs émérites (Sadok Belaid, Mohamed Salah Ben Aissa, Lotfi Chedli, Abdelmajid Charfi, Habib Kasdaghli, Habib Ayadi, Soukeina Bouraoui…). De nombreux autres anciens doyens et professeurs (Yadh Ben Achour…), retenus à l’étranger n’avaient pas manqué d’envoyer des messages.

Citant le doyen Georges Vedel, Fadhel Moussa rappelle : « on dirait qu'un livre de Mélanges n'a pas d'objet, mais seulement un sujet qui est la personne que l'on veut honorer. » Mais pour lui, sa fierté est d’autant plus grande en découvrant son contenu, si riche, si varié, si pertinent.

Le grand regret du doyen Sadok Belaid

La cérémonie avait commencé par une série d’hommages, aussi ponctués les uns que les autres. La doyenne de la Faculté, Neïla Chaabane, soulignera la solennité du moment et dira tout son bonheur de remettre, pour la troisième fois sous son mandat, un Mélanges, après l’avoir fait pour Soukeina Bouraoui et Mohamed Salah Ben Aissa. Le tout premier du genre, dans l’histoire de la Faculté, avait été offert au Pr Habib Ayadi, aujourd’hui présent, comme l’avait rappelé de son côté Leila Chikhaoui Mahdaoui.

Avec sa finesse et son humour coutumiers, le doyen Sadok Belaid, qui a préfacé les Mélanges, dira tout "le regret" qu’il éprouve aujourd’hui du haut de son aînesse, celui de « n’avoir pas été l'élève de Fadhel Moussa ». « En préfaceur professionnel », comme il l’avouera non sans plaisir, il rappellera les qualités de « discrétion exubérante », les liens très étroits tissés avec le personnel et reviendra avec force détails croustillants sur le parcours de l’impétrant.

Au nom du corps enseignant, Ghada Ben Jaballah dira comme Fadhel Moussa avait appris à sa génération l’amour de la jurisprudence française qualifiée de clef essentielle pour aimer le droit et s’était toujours distingué par son humour, tant dans les cours que pendant les TD. « Mon plus vif souhait, a-t-elle conclu, est que mes propres étudiants garderont de moi la même image que celle laisse auprès de tous le doyen Moussa. »

Atypique, jamais dans le moule

Afef Hammami Marrakchi, s’exprimant au nom des anciens élèves, rappellera ce que disait Jean de La Bruyère : « Il n'y a guère au monde un plus bel excès que celui de la reconnaissance. » Fadhel Moussa le mérite bien. Il a toujours été atypique, jamais dans le moule, surprenant dans ses cours et ses examens, partageant ses passions. Dans ses différentes sphères, le juriste est toujours là. Ce qu’elle lui souhaite le plus, c’est qu’il garde même la capacité qui sans cesse été la sienne.

Le concert des éloges, sincères, se poursuivra au nom de l’Association des anciens élèves de la Faculté, de l’Amicale du personnel et même de la Municipalité de l’Ariana. Des bouquets de fleurs garniront le podium.

Au moment où la cérémonie prenait fin, et que les convives quittaient l’amphithéâtre pour rejoindre le cocktail offert, Soukeina Bouraoui a eu un mot affectueux à l’adresse de l’épouse du doyen Moussa. « Vous voyez ainsi, bien chère Leila, toutes les valeurs qui sont les vôtres et qui vous ont value d’être choisie par notre cher Fadhel. » Un double hommage.

Lire aussi : Neïla Chaabane : Mélanges à Fadhel Moussa, des traditions, des liens, pour montrer la voie et maintenir la qualité (Album Photos)


 

Vous aimez cet article ? partagez-le avec vos amis ! Abonnez-vous
commenter cet article
0 Commentaires
X

Fly-out sidebar

This is an optional, fully widgetized sidebar. Show your latest posts, comments, etc. As is the rest of the menu, the sidebar too is fully color customizable.