News - 06.10.2010

L'emploi : un challenge que la Tunisie tient absolument à gagner

Avec la rentrée, la vie économique a repris son cours normal avec des indicateurs au vert dans la plupart des secteurs et notamment ceux qui ont pâti le plus de la Crise économique mondiale : IME, textile et habillement et des exportations qui ont retrouvé leur rythme de croissance d'avant la crise. On est bien loin de la sinistrose qui avait marqué la rentrée de l'année dernière avec un croissance en berne et des entreprises qui licencient à tour de bras. Seuls certains secteurs confrontés à des difficultés d'ordre structurel, donc sans rapport avec la conjoncture  comme le tourisme ou encore l'emploi  constituent encore des sujets de préoccupation majeurs pour les pouvoirs publics et les professionnels, les traitements administrés n'ayant eu jusque-là que des résultats mitigés.

Le tourisme continue à souffrir de sa réputation de destination low cost et de la prédominance des 3 S. Cependant  le retour ou l'arrivée très remarquée des grandes enseignes internationales de l'hôtellerie qui avaient jusque-là boudé la Tunisie et la diversification du produit touristique devront impulser le tourisme de congrès et  attirer une clientèle  à fort pouvoir d'achat, notamment en basse saison.

Quant à l'emploi, c'est le challenge que la Tunisie tient à gagner, mobilisant toutes ses énergies et mettant à contribution toutes ses structures : la formation dont la capacité d'accueil est passée de 100000 à 150000 places, la mise en place d'un programme exceptionnel pour offrir 15000 opportunités d'intégration et de formation additionnelles d'ici à fin 2010, l'apprentissage des langues, le Fonds National de l'Emploi (21-21) dont les ressources ont été doublées , la BTS dont le  plafond des crédits a été augmenté de 50% et la généralisation des pépinières d'entreprises dans les centres de formation. Le ministre de la formation professionnelle et de l'emploi en a donné un aperçu hier lors d'un débat télévisé.

L'idée directrice de cette stratégie est surtout de développer l'esprit d'entreprise chez les jeunes en mettant à leur disposition les fonds et l'accompagnement nécessaires. A quoi, il faut ajouter les accords de coopération avec des pays demandeurs de main d'oeuvre et de compétences comme la France, le Canada, les pays du Golfe qui devraient être étendus à d'autres pays comme peut-être  l'Australie, où on vient d'ouvrir une ambassade et dont les besoins dans ce domaine sont immenses et des pays africains comme l'Afrique où exercent déjà 100 médecins tunisiens. Il faut tenir bon jusqu'à 2025 lorsque la pression sur le marché de l'emploi se fera moins forte et que la courbe des effectifs des universités aura amorcé un infléchissement du fait du décroît démographique.

 

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