News - 02.08.2020

Exceptionnel Bourguiba: Voir poindre une aurore de vrai bonheur, dans la grandeur et la dignité

Exceptionnel Bourguiba: Voir poindre une aurore de vrai bonheur, dans la grandeur et la dignité

La célébration, chaque 3 août, de la naissance de Bourguiba (1903-2000) est une nouvelle redécouverte d’un leader exceptionnel. Grâce aux Archives nationales, si bien conservées et tenues par son dévoué et érudit directeur général, Pr Hédi Jalleb, et ses équipes, nous puisons une mine précieuse de documents instructifs. Fidèle dans la mise au jour, à pareille occasion, des pépites, Leaders publie des pièces inédites.

A Sciences Po

Nous sommes en juin 1924. Habib Bourguiba, étudiant en droit à la Sorbonne, prépare aussi son diplôme à Sciences Po. Devant passer l’oral, son professeur était légèrement souffrant ce jour-là. Le jeune étudiant était donc convoqué à se rendre chez l’enseignant pour passer l’entretien. Question posée, il devait préparer sa réponse. Faute de papier, il ne trouvera que sa convocation pour consigner au dos les points essentiels à développer.

Beaucoup plus tard, élu président de la République, Habib Bourguiba continuera à s’acquitter de sa cotisation de membre de l’association des anciens de Sciences Po. Sur ses propres deniers…

Le «dernier quart d’heure»

L’année 1952 marquera un tournant déterminant de la lutte finale pour l’indépendance. Arrêté le 18 janvier, après le déclenchement de la confrontation directe avec les forces de l’occupation française, il sera placé à Tabarka, avant d’être exilé à l’Île de la Galite, juste en face, mais à pas moins de 6 heures de navigation.

Avant d’être embarqué vers son exil, le ‘’Combattant Suprême’’ rédigera, le 18 mars 1952, une lettre historique adressée aux militants destouriens et à tous les patriotes. Avec son stylo à l’encre verte, il s’adressera aux vaillants militants du Sahel, Jelass, Souassi, Hmamma, et Béni Zid et, à tous, déclenchera le dernier quart d’heure libérateur. «Dans ces moments difficiles», il réaffirme la mission confiée auprès d’eux à son compagnon de lutte Chedli Kallala, et l’accrédite pour leur délivrer les instructions du parti, les invitant à lui prêter main-forte.

Le 22 juin 1953, c’est Mongi Slim, le secrétaire général du Néo-Destour et plus proche collaborateur de Bourguiba qui prend sa plume. Éloigné à la caserne de Tataouine, coupé du Combattant suprême, il écrit à Mme Mathilde Bourguiba pour la remercier de ses vœux à l’occasion de l’Aïd. «Dieu fasse, lui écrit-il, que cet Aïd soit le prélude à une vraie fête nationale qui verra finir les souffrances de toutes les femmes, tous les enfants et verra poindre une aurore de vrai bonheur, dans la grandeur et la dignité nationale.»

Tout y est dit… En attendant, à ce jour, cette nouvelle aurore tant espérée par Bourguiba…

Lire aussi:

Dossier - Bourguiba: 20 ans après son décès


 

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