News - 23.04.2012

Pourquoi Belhassen Trabelsi n'a pas comparu devant la Cisr de Montréal ?

Belhassen Trabelsi, beau-frère de l'ex-président Ben Ali, qui devait comparaître ce lundi à 09h00 (heure de Montréal) (14h00 heure tunisienne) devant la Commission de l'Immigration et du statut du réfugié (Cisr) au Canada n'a pas comparu devant la cour.

Ce sont les avocats de Belhassen Trabelsi qui se sont présentés à la cour qui doit se prononcer sur son statut de résident permanent et de celui de sa femme, Zohra Jilani Trabelsi et de ses deux filles.

Contactée par l'agence TAP, la présidente du Collectif Tunisien au Canada Sonia Djelidi, présente à l'audience, a indiqué que seul le ministère public est intervenu et que les avocats de Belhassen Trabelsi n'ont pas apporté de contre-arguments. La juge devrait donc rendre son verdict ultérieurement par écrit, a-t-elle précisé.

Belhassen Trabelsi, qui s'était enfui vers le Canada une semaine avant le 14 janvier 2011 a interjeté appel à la décision du gouvernement canadien qui lui a retiré le statut de résident permanent dont il disposait depuis 2009.
Pour bénéficier de ce statut, Belhassen Trabeli doit "prouver qu'il a résidé au moins deux ans au Canada au cours des cinq dernières années" prévoit la loi canadienne.

Une demande d'extradition de Belhassen Trabelsi a été remise officiellement mercredi 18 avril par le chargé d'affaires de l'ambassade de Tunisie au Canada au représentant du ministère des Affaires étrangères du Canada, confirme lundi à Tunis une source au ministère des Affaires étrangères.

Le 13 avril dernier, le frère de Leila Ben Ali, s'est vu refuser une demande d'audience à huis clos devant la Cisr qui avait décidé qu'elle serait "retransmise en direct sur deux grands écrans télévisés dans deux salles, l'une ouverte au public et l'autre aux médias".

Le Collectif Tunisien au Canada a rendu public ce lundi un communiqué dans lequel il demande au gouvernement canadien "de cesser de tergiverser dans le gel des avoirs des biens mal acquis".
Le Collectif dénonce le "manque de transparence" du gouvernement canadien "dans le gel des avoirs du clan Ben Ali et de leur restitution au peuple tunisien", ajoute-t-il.

A rappeler qu'une loi canadienne sur le blocage des biens de dirigeants étrangers corrompus est entrée en vigueur le 25 mars 2011. Elle permet au Canada d'intervenir à la demande d'un Etat étranger pour bloquer temporairement les biens de ces anciens dirigeants étrangers ou des membres de leurs entourages.

Belhassen Trabelsi avait adressé vendredi 13 avril une lettre d'excuses au peuple tunisien dans laquelle il "s'est dit prêt à rentrer en Tunisie de son propre gré et quel que soit le prix à payer et à affronter toute instance judiciaire, structure de justice transitionnelle ou autre organisme, choisi par le peuple et approuvé par le gouvernement, pour interrogatoire et reddition de comptes".

"Nous nous engageons à traiter Belhassen Trabelsi, beau-frère du président déchu dans le respect de la loi et à lui assurer un procès équitable", avait indiqué, le lendemain, Samir Dilou, ministre des Droits de l'homme et de la Justice transitionnelle en marge des travaux de la conférence nationale pour le lancement du dialogue sur la justice transitionnelle.

Belhassen Trabelsi est déjà condamné par contumace en Tunisie, à 15 ans et deux mois de prison dans des affaires de corruption douanière et financière.
 

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1 Commentaire
Les Commentaires
Schmidt jean - 24-04-2012 06:47

L'article ne répond pas à la question posée dans le titre : pourquoi n'a t-il pas comparu ? À aucun moment vous ne donnez la raison de son non-apparition !

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