News - 16.08.2013

Abaissement de deux crans de la notation de la Tunisie : une aggravation de la crise

Nouvelle aggravation de la situation économique et financière de la Tunisie et augmentation des incertitudes : c’est ce qu’exprime l’abaissement vendredi par de deux crans par l'agence d'évaluation financière Standard & Poor's de la notation souveraine du pays. C’est ainsi que la note accordée à la dette long terme du pays passe de "BB-" à "B", soit un signe fort quant à la faible confiance dans la capacité de la Tunisie à faire face à ses engagements de remboursement de la dette.

Assortie d’une perspective d’évolution négative, la note laisse entendre qu’il y a une chance sur trois qu'elle soit de nouveau abaissée dans les douze mois à venir si la situation politique et sociale devait menacer la mise en œuvre de réformes favorables à la croissance. « Cet abaissement, souligne S&P traduit l'augmentation des incertitudes politiques, la légitimité des institutions de transition étant de plus en plus contestée dans le sillage de nouvelles violences politiques ».


 

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3 Commentaires
Les Commentaires
Dr N. Dridi - 16-08-2013 12:19

Les sentinelles extérieure (ministre allemand des Affaires étrangères ; agence de notation économique internationale ) et intérieure (M. Moalla, ancien ministre) sont en état d'alerte et indiquent le chemin de la raison. Puissent ce gouvernement et son gourou comprendre que la Tunisie et les Tunisiens ne sont pas leur gibier !

sihem - 16-08-2013 14:31

continuer a demander un programme au gouvernement est une aberration, parce que tout commandant de navire dans la tempête doit d'abord éviter les catastrophes et ensuite seulement tenir sa route, puis enfin faire nettoyer le navire et l'entretenir. La question est donc prioritairement celle des moyens de défense, pour s'esquisser progressivement une société stabilisées et resserrée, le cœur de la campagne ne peut être que là, pour comprendre ensuite comment se sont développées les crises financières et économiques en cours, c'est-à-dire maîtriser quelque peu le contexte dans le quel il va être nécessaire d'agir pour s'en défendre. nous ne sommes pas en crise, nous sommes en route vers un avenir incertain en d'autres termes, nous vivons une mutation certaine dont l'issue est incertain. du coup, les citoyens, toutes catégories confondues, vivent dans une certaine indifférence a l'égard des problèmes nationaux et internationaux, et plongent avec délices dans des manifestations et grèves syndicaux , et les journalistes des talk-shows, posaient la même question aux politiciens: quel chansonnette avez vous écouté, quelle chanteuse appréciez vous. les journaux écrits et nos programmes télévisés, sont envahis de faits divers, la téléréalité et les productions fictions jouent autant que possible avec la violence. de fait, notre société se vulgarise et s'ennuie, ses piliers traditionnels la famille et l'école, ne parviennent plus a assurer la transmission des valeurs collectives qui en garantisse la pérennité. Ne cherchons pas ailleurs la source de l'apathie politique de et de l'indifférence civique. Voila la cause de la montée des partis populistes de jabha et de hamma hammami je crains un manque a l'appel du devoir d'élire le jour du prochain scrutin, car la compagne qui a déjà commencée, ne parle que du bourguibisme et des journées de fêtes non célébrées, alors qu'on ne devait pas les chômer pour faire honneur aux martyrs et a la Tunisie, qui a tant besoin de travail et non de repos.

ridha - 16-08-2013 14:37

Les capacités prédictives de nos analystes économiques, financiers et des sondages d’opinions sont manifestement limitées, la raison en est sans doute le conflit d’intérêt qui préside aux financements de ces institutions. Elles ont rémunérées par ceux qu’elles notent. Elles n’ont donc pas une liberté d’appréciation suffisante. On peut même imaginer une règle collective selon laquelle la notation des Etats en crise imminente de paiements sera suspendue de notation pendant la période difficile et surtout transitoire comme la notre ; donc il est inutile de reprendre en boucle sur nos plateaux d’info, que notre pays a reculé d’un point, car le but du capitaine d’un navire qui chavire n’est pas de réparer mais de sauver le navire surtout quand il s’agit d’une jeune démocratie, d’où le besoin d’une éthique forte et l’exigence d’une morale, sont plus pressantes pour stimuler l’esprit d’entreprise , mais en outre on aura de plus fortes chances d’arriver à l’aisance uniquement par le travail et non par le banditisme des contrebandiers, parce que le système peut s’effondre quand trop de gens à la fois cherchent à faire fortune illégalement, en préservant le droit et la liberté de faire fortune en payant ses impôts, sans quoi, en période de fort chômage , même appuyé par la puissance publique, l’UGTT ne peut espérer obtenir des améliorations de rémunérations, sinon l’entreprise est la première condamnée à mort de la crise : rachats, restructurations, délocalisations sont les aspects visibles de cette évolution vers une économie virtuelle , une société ludique et spéculative (bourse), qui relèguera les travailleurs dans l’indignité et la précarité. Pour sauver l’entreprise de cette perspective il faut défendre ses propres salariés qui doivent devenir des propres membres, c’est un changement structurel destiné à sauver la dimension industrielle productive et l’esprit même de l’entreprise. C’est la seule alternative car il n’y a que de cet espace pour une politique audacieuse et efficace, car réguler l’économie n’est pas une affaire de doctrine mais d’abord une question de courage.

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