News - 25.05.2010

Tunisie-Afrique : n'oubliez pas nos ancrages profonds

Sans devoir remonter à l’Ifriqya, invoquer Okba Ibn Nefaa ou la Zitouna, la Tunisie a toujours été profondément africaine. La célébration de la Journée de l’Afrique, offre l’occasion de le rappeler aux jeunes générations du Continent. Le débat diffusé lundi soir sur Canal 7 en a évoqué certains aspects mais nous laisse sur notre faim.

La Tunisie africaine, c’est aussi le sang versé par nos vaillants soldats en contingent d’interposition sous la bannière de l’ONU, lors de la guerre de sécession qui avait déchiré le Congo, début des années 60. Feu Mahmoud Mestiri, Béchir Gueblaoui et autres grandes figures tunisiennes dépêchées sur le terrain en auraient témoigné.

Les mouvements de libération de l’Angola, du Mozambique, de l’Erythrée, l'ANC de Nelson Mandela, la SWAPO de Sam Njumo pour ne citer que ceux là, ne sont près d'oublier le soutien qu'ils ont trouvés auprès des Tunisiens. L’Agence Tunis-Afrique Presse, pionnière sur le continent, n’était-elle pas leur relais pour informer la communauté internationale de leur lutte.

Une assistance  multiforme et désintéressée

Plus tard, et après la fin des colonisations, ce sont les coopérants tunisiens de l’ATCT, créée en 1972, qui se sont répandus sur le continent, assurant dans les villes et villages de nobles missions d’enseignement, d’éducation, de soins de santé et d’aide au développement. De Mogadiscio à Moroni aux îles Comores, de Djibouti à Niamey, de Dakar à Johansburg, ils ont porté et portent encore un message d’amitié, de solidarité et de développement.

Ce sont aussi les experts de la Star, première compagnie africaine d’assurance, de la STB, première banque nationale qui ont contribué à la naissance des premières institutions spécialisées, ici et là au sud du  Sahara. Abdelhafidh Zaanoun (Star) et Hassen Belkodja (STB) en ont été les porte-drapeaux.

En Tunisie, nos écoles et universités ont été largement ouvertes aux étudiants et stagiaires africains, reçus en frères, en hôtes privilégiés.

Fondatrice de l’OUA, de la BAD et de l’OUA, signataire de l’accord de Niamey qui avait créé l’Agence de Coopération Culturelle et Technique (Francophone), la Tunisie a réaffirmé dès l’aube du samedi 7 novembre 1987, et par la voix de son Président, le Président Ben Ali, son profond ancrage africain. Depuis lors, aucun effort n’a été épargné pour promouvoir nos échanges, loin de toute idée mercantile ou d’intention de pur profit.

Aujourd’hui et plus que jamais, avec nos volontaires sur le terrain, nos coopérants et nos experts, nos 100 médecins rien qu’en Afrique du Sud, notre mission de paix au Congo et de toutes ses énergies, la Tunisie est encore et  plus que jamais solidaire avec nos frères sub-sahariens et plus fière de son ancrage continental profond. Elle s’emploie , en pleine conviction et grande détermination,  à faire encore plus et encore mieux. Tout cela a malheureusement échappé  aux animateurs de l'émission.
 

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