News - 06.04.2017

Khemais Jhinaoui : un vaste mouvement diplomatique d’ici juin

Le département

Certaines de nos ambassades à l’étranger sont encore vacantes depuis le départ de leurs ambassadeurs à la retraite fin décembre dernier. Quand seront-elles pourvues ?

Vous remarquerez bien que ces missions continuent à fonctionner sans en souffrir. C’est la force de notre dispositif. Mais, nous travaillons sur les remplacements. En fait, je n’ai pas voulu procéder à des nominations partielles, préférant, pour plusieurs raisons, les intégrer dans le cadre d’un grand mouvement qui concernera cette année de nombreux postes. D’habitude, ce mouvement est annoncé au cours de l’été. Cette fois, nous comptons le faire d’ici juin prochain.

Sur quelle base ? Allez-vous introduire de nouveaux critères?

La compétence et le mérite viendront en tête. Il faut encourager ceux qui s’investissent le plus et donner aussi aux jeunes leur chance. C’est essentiel.

Allez-vous procéder à de nouveaux recrutements pour renforcer le staff très réduit du ministère?

Effectivement, nous négocions avec les services de la présidence du gouvernement et le ministère des Finances la possibilité de recruter cette année, sur concours, un nombre important de nouveaux secrétaires des Affaires étrangères, pour remplacer ceux qui sont partis à la retraite—et ils sont nombreux. J’y veillerai personnellement pour assurer un haut niveau et de grandes aptitudes à servir utilement la diplomatie tunisienne et représenter dignement la Tunisie.

Comment comptez-vous les former?

Nous avons lancé le grand projet d’une académie diplomatique, conçue sur des bases novatrices. Elle sera chargée de la formation non seulement des diplomates pour le ministère, mais aussi des chargés de la coopération internationale pour les différents autres départements ainsi que la société civile. Cette académie sera par ailleurs ouverte aux pays africains. Le projet est très avancé, le terrain a été choisi - tout près du Campus universitaire - et le schéma de financement, soutenu en bonne partie par un pays ami, est quasiment bouclé. Le chantier démarrera bientôt et l’ouverture est prévue pour 2020.

Vous venez d’ouvrir une nouvelle ambassade à Ouagadougou. Qu’en est-il de la deuxième prévue cette année à Nairobi?

En très bonne voie. Les précurseurs ont été déjà dépêchés au Kenya pour les préparatifs d’usage. L’ambassadeur sera désigné lors du tout prochain mouvement diplomatique.

Comptez-vous ouvrir de nouveaux postes en 2018?

Essentiellement consulaires. Nous redéployons notre réseau en France en ouvrant des bureaux consulaires à Lille, Nantes, Toulon et d’autres villes, et nous comptons le faire également dans d’autres pays en fonction des besoins de la communauté tunisienne à l’étranger et des moyens disponibles.

La question des couples de diplomates tunisiens à l’étranger se trouvant chacun dans un pays différent a attiré votre attention, notamment pour ce qui est des ambassadeurs. Qu’avez-vous décidé à ce sujet?

Vous savez, le rôle de l’épouse de l’ambassadeur est essentiel. Il y va de la représentation du pays. Une résidence de Tunisie sans l’épouse n’a pas d’âme. C’est elle qui veille aux détails qui comptent beaucoup, qui étend le réseau d’amitiés et accomplit un rôle social crucial. C’est pourquoi j’ai demandé à ce que les femmes rejoignent leurs époux en poste d’ambassadeurs. De même pour les conjoints dont les épouses sont ambassadrices.

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