News - 13.09.2013

Le ministre de l'intérieur confirme : «On a été prévenu de l'assassinat de Brahmi, mais...»

Le ministre de l’intérieur a confirmé vendredi que la Direction de la sécurité publique a été prévenue de l’attentat  contre  Mohamed Brahmi dès le 14 juillet comme l’a  révélé le comité de défense de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, mais que cette direction  n’en a pas informé le ministre. A l’appui de ses dires, M. Lotfi Ben Jeddou a rappelé que lors de sa première conférence  de presse après l’assassinat, il avait  affirmé « de bonne foi » que son ministère n’avait pas reçu d’informations selon lesquelles Brahmi était visé par un attentat. Quelques jours plus tard, il apprenait par la bouche du Directeur de la sécurité publique que son département avait  bien reçu des informations faisant état de menaces qui pesaient sur la vie du dirigeant du Courant populaire : «J’ai aussitôt ordonné une enquête administrative et judiciaire pour mettre le doigt sur les dysfonctionnements qui n’ont pas permis au ministre d’être prévenu de ces menaces avec la célérité requise», a-t-il affirmé.

Le ministre a eu ce vendredi un entretien avec le président de l’Assemblée nationale qui lui a demandé de faire toute la lumière sur les circonstances qui ont entouré l’assassinat de Brahmi au vu du document révélé par le comité de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. 

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6 Commentaires
Les Commentaires
dr.zaiane - 14-09-2013 02:51

Et alors,M.le Ministre,qu'avez-vous entrepris pour sanctionner ceux qui ont contribué ou causé ces"dysfonctionnements"qui ont coûté la vie à un des plüs populaires représentants du peuple?Quelles conséquences en sont-elles issues? Il est de votre devoir et votre responsabilité por répondre à ce qu'on attend de vous.

citoyen - 14-09-2013 07:03

On ne peut pas protéger tous ceux qui reçoivent des menaces ,mais on a des effectifs pour arrêter et emprisonner des journalistes et artistes.Tant que nous serons gouvernés par ces incapables nous ne verrons que des misères

mhamed Hassine Fantar - 14-09-2013 08:48

De bonne foi, rien n'empêche de lui ajouter foi.Mais dans des cas pareils, on ferait entendre sa voix auprès de qui de droit, et on remets la clé au locataire qui n'a pas jugé opportun de réagir. La Tunisie,qu'on le reconnaisse ou non vit dans la peur et le doute. Dans une telle ambiance, rien ne marche.

fathi - 14-09-2013 11:46

Cette affaire est d'une gravité extrême. Les questions conflies qui se posent sont: 1, Est ce que le 1er minister était informe? Si c'est le cas, alors ça prouve que le ministère est divisé entre 2 clans. Dont 1 travaille pour le parti nahdha et participe aux exécutions des meurtres. En ce cas, M. Benjedou est maintenu a l'écart et "bypasse" lorsque nahdha le veut. 2. Que le ministre soit informe ou non, le ministère n'a pas fait son travail au moment où la Tunisie à besoins de l'ordre et de la paix sociale. Dans tous les cas, la responsabilité du ministère, de Benjedou et surtout du 1er ministre est grande. Elle dépasse le limogeage. Toutes les parties sont à suivre en justice. Il me semble quand même, que Benjedou doit prendre sa décision pour informer le peuple Tunisien de la réalité du complot nahdha et sauver sa crédibilité.

Kamel - 14-09-2013 15:36

Cette situation est très grave et confirme que des éléments terroristes sont au pouvoir qui instrumentent le pays ! Le peuple doit en mesurer les conséquences et chasser cette clique de traitres et de terroristes au pouvoir !

Dr. Néjib BOURAOUI (Politologue) - 14-09-2013 19:27

Si un Directeur du Ministère de l'Intérieur a failli à son devoir, il doit assumer ses responsabilités administratives et légales! Mais avant de sanctionner ou de condamner quiconque, on doit attendre encore le résultat de l'enquête qui vient d'être décrétée par M. Le Ministre de l'Intérieur et qui mettra la lumière sur les dessous d'une panne de communication d'informations internes et brûlantes sur un crime abjecte qui a secoué toute la Tunisie ! Mais aller jusqu'à dénoncer gratuitement la "complicité" et accuser ainsi tout un gouvernement relèverait d'un acharnement hystérique, ridicule et infondé...! Un homme politique doit mesurer ses mots et savoir doser ses déclarations publiques, sinon il risque de perdre toute sa crédibilité ! En plus, dans un système véritablement démocratique, seule la justice est en droit de déclarer coupable ou non coupable tout citoyen ou tout responsable administratif ou politique !!

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