Lu pour vous - 17.04.2009

De l'image à l'imaginaire

Comment sont perçues les notions d’image et d’imaginaire dans la culture arabo-musulmane? Quelle place donner à ces deux notions dans un monde où tout devient de plus en plus visualisé, illustré, numérisé? Riadh Ben Rejeb nous livre sous sa direction un ouvrage-évènement, édité simultanément à Tunis (RMR) et Paris (Non lieu). Il sera présenté en vedette, le lundi 27 avril 2009, à l'occasion de la Foire du Livre au Kram.

Professeur de l'enseignement supérieur au Département de Psychologie, Faculté des Sciences Humaines et sociales, Université de Tunis, il a publié de nombreux articles scientifiques dans des revues indexées et à comité de lecture: Revue Neuropsychiatrie de l'Enfance et de l'Adolescence (Paris), Les Annales Médico-Psychologiques (Paris), Psychologie Médicale (Paris), Psychologie et Psychométrie (Paris), Bulletin de Psychologie (Paris), Trames, Actualité de la Psychanalyse (Nice), Culture en Mouvement (Paris), Journal on Arab Children (Koweit), etc. Résumé.

Qu’il s’agisse d’images publicitaires, de documentaires historiques, de programmes éducatifs, de films pornographiques ou de propagandes politiques, l’image est désormais l’outil le plus utilisé pour vaincre, convaincre, influencer et façonner le comportement et le mode de pensée de l’homme.

L’image n’est-elle pas en train de tuer l’imaginaire ?

Vaste débat pluridisciplinaire autour d’une thématique qui fait appel aux relations de l’homme avec la culture.

Du point de vue religieux, il est écrit dans la Bible que “Dieu a créé l’homme à son image” (Genèse, 27). Ainsi, pour la tradition hébraïque, l’image de Dieu serait la référence, le premier modèle.

Le Coran a préféré éviter de parler d’image dans la création d’Adam. Adam a été désigné par Dieu pour être son successeur, son calife: "Je vais établir un vicaire sur la terre". Remplacer l’image par le savoir serait une façon d’éviter tout risque d’anthropomorphisme.

Sur le plan linguistique, le mot arabes [Sura] signifie «forme» ; celui de [taswira] renvoie à « photo », « statue ». Le verbe [ta-sawwara] signifie «imaginer», «penser à» une image, une ombre, une forme. L’imaginaire est dit [mikhyâl].

La psychanalyse a commencé tôt à entretenir des rapports avec les notions d’image et d’imaginaire. Historiquement, la psychanalyse et le cinéma ont vu le jour à la même période.

En 1895, les frères Lumière présentent leur première projection de film à Paris à l’aide d’une nouvelle invention qu’ils appellent «cinématographe». Durant la même année, Freud développait pour la première fois le mécanisme de la projection. Freud conçoit l’appareil psychique en le comparant à un appareil photographique complexe.

Le cinéma serait-il le frère jumeau de la psychanalyse ?

Si les cinéastes ont opté pour l’action de voir, Freud semble clairement avoir opté pour l’écoute. Cet ouvrage reprend pour analyser l’ensemble de ces questionnements.

Une séance de présentation et de signature de l'ouvrage est prévue à l'occasion de la Foire du Livre au Kram, le lundi 27 avril 2009 à partir de 15h30, au stand de RMR n°635  (Hall n°1).

  •  Editions :  RMR (21 rue du Koweit, Tunis) et Non lieu (Paris).

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