Slim Laghmani brillamment élu juge au Tribunal international du droit de la mer
Par 116 voix et dès le premier tour, le professeur Slim Laghmani a été élu juge au Tribunal International du Droit de la Mer pour le mandat 2026-2035. Les élections se sont déroulées jeudi 18 juin 2026 au siège des Nations Unies à New York, à l'occasion de la trente-sixième réunion des États parties à la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer.
«Cette élection, qui coïncide avec la célébration par la Diplomatie tunisienne cette année du 70ème anniversaire de la création du Ministère des Affaires Etrangères, souligne le ministère, témoigne de la confiance dont jouissent la Tunisie ainsi que ses compétences scientifiques, juridiques et académiques auprès de la communauté internationale. Elle reflète également le mérite du candidat tunisien, reconnu comme l'un des plus éminents spécialistes du droit international public et du droit de la mer aux niveaux régional et international.»
L’élection du Pr Laghmani est l’aboutissement d’un effort intense déployé par la diplomatie tunisienne amorcé par l'obtention du soutien de l'Union Africaine suivi d contacts et de consultations bilatérales. Un travail intensif à été accompli par la Mission Permanente de la Tunisie auprès des Nations Unies à New York et la Mission Permanente de la Tunisie auprès de l'Union Africaine à Addis-Abeba, notamment par l'organisation de rencontres directes entre le candidat tunisien et les représentants des États parties lors de ses deux visites à New York et de sa visite à Addis-Abeba. À cela se sont ajoutés les efforts déployés par les différentes structures du Ministère, par la Mission Permanente de la Tunisie à Genève ainsi que par l'ensemble des Ambassades de la République Tunisienne, contribuant ainsi à mobiliser un large soutien en faveur de cette candidature.
«Cette élection revêt une importance particulière, estime le ministère, dans la mesure où elle renforce la représentation du continent africain et du monde arabe au sein du Tribunal International du Droit de la Mer. Elle contribue également à assurer la présence de compétences juridiques africaines et arabes au sein de l'une des plus importantes juridictions internationales chargées de l'application des dispositions de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer et du développement de la jurisprudence internationale dans ce domaine essentiel.»
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