Opinions - 13.03.2015

A la recherche du pays perdu : complainte d’une démocratie qui se cherche

A la recherche du pays perdu : complainte d’une démocratie qui se cherche

La Tunisie porte sur son visage les traits distinctifs de la diversité qui l’habite. Elle a toujours été un pays de rencontre de ce qui ne devrait normalement pas se rencontrer. Elle pose un archétype social où les jeunes deviennent aujourd’hui acteurs de la scène politique comme en réponse quelque peu idéale au profond questionnement socioculturel dont ils sont les objets et les sujets. Le thème de la rencontre est au centre de cette problématique, des moments, des croisements, des contacts et des échanges contre nature qui ne devraient pas avoir lieu. Des rencontres favorisées par des supports technologiques toujours plus développés. La jeunesse surtout vit en symbiose avec les technologies de l’information et de la communication. Elle a intégré le contact virtuel comme un prolongement de la réalité du monde et l’extension de leur présence dans les sites sociaux alors qu’ils n’arrivent pas à se faire une place dans la société.

La Tunisie est sensible à ce qui est étranger mais faut-il en arriver à en perdre son identité. Le problème de l’identité ne se situe pas dans une langue, une nationalité ou une ethnie. Elle rejoint, à ce niveau, ce que les Tunisiens, jeunes ou anciens partagent d’une façon consciente ou non, malheureuse ou assumée, une même condition humaine dans une tranche d’âge définie et qui souffrent du monde moderne, des choix de leurs Pairs. En effet, le sentiment de la différence (physique, culturelle, historique, sociale), aiguise, semble-t-il chez eux, le besoin de communiquer, de découvrir, de s’affirmer. Mais en même temps qu’ils cherchent à découvrir et à se découvrir, ils doivent se trouver une place dans le monde. Ils peuvent, peut-être plus que d’autres identités moins problématiques, prendre conscience et exprimer dans une société chaque jour plus uniforme, l’irréductibilité de chaque individu et le profond exil qui nous sépare chacun les uns des autres. Tout se passe comme si notre société s’était débarrassée des scories de l’attachement familial et affectif pour se donner entièrement mais d’une manière fugace, à l’écoute de tout ce qui nous fait face : Hommes, Femmes, paysages, peinture, livres, écriture. Ils intègrent la solitude comme une facette indispensable des rencontres et des synthèses constructives qui constituent des moyens de rester en alerte. La jeunesse ne se reconnait pas dans le monde que nous leur avons fait. Tout le pays va vers une quête universelle de renouveau mais il est ancré dans un quotidien banal, trivial. Les signes culturels lui permettent d’avoir une perception forte et aiguë de la modernité, même si celle-ci est périssable. Ces jeunes ont besoin de la modernité parce qu’ils sont sans histoire et pour toutes sortes de raisons. Il leur faut construire quelque chose de nouveau avec du vieux. Aussi ont-ils choisi deux motifs qui fonctionnent justement dans une forme répétitive jusqu’à en devenir deux marques d’obsession. Il y a d’abord l’environnement. Les références à l’actualité, à la vie dans le contexte contemporain. L’autre marque de référence répétitive concerne la culture dite savante et à laquelle ils sont réfractaires. Les jeunes puisent dans cette réaction de rejet leur construction, par un regard sensible et personnel, un paysage où ils tirent les racines qui leur manquent. Ils ne sont pas cultivés à bien des égards au sens institutionnel de la culture, mais ils portent un regard inventif sur les choses. Ils voudraient, dans ce rapport à la culture, se donner une terre, au sens symbolique et métaphorique, ce qui constitue une attitude possible. C’est un apprentissage sur le tas de leur propre culture qui passe par des détours tels que l’histoire et l’éducation revisitées et surtout par le regard. Le thème du regard porté sur le pays, sur leur condition, par la clarté toute spécifique du regard physique ou que ce soit par le regard au sens psychologique, idéologique, religieux ou social, tous les points de vue passent par le regard. Un pays exotique se présente que l’on ne connait pas ; pas la Tunisie de la télévision, une Tunisie mélange à faire s’entrechoquer, se superposer des mondes, des cultures, des êtres profondément différents et pourtant semblables, des personnes qui rêvent et qui fantasment sur des terres lointaines. La Tunisie a choisi le dur chemin de la quête de la liberté ; une aspiration qui n’est pas totalement fictive ni totalement réelle, mais symbolise un pays qui se cherche. Elle reflète une étape décisive de l’évolution sociologique et culturelle arabe, un pays qui crève l’écran de douceur, de révolte tue et d’interrogations.

Voici quatre (4) ans encore, le glorieux pays du jasmin et le prestigieux modèle de développement économique et social n’étaient que la façade d’une dictature connaissant ses pires moments. Aujourd’hui on nous dit que c’est l’état de grâce. Les douze (12) millions de Tunisiens se sont affranchis de 23 ans d’absolutisme. La censure est abolie, les partis politiques sont autorisés, l’élection au suffrage universel direct et réel du président de la République est réinstaurée et est consommée, l’élaboration d’une nouvelle constitution réalisée. On a dépoussiéré les institutions démocratiques et fait le ménage.

Cependant la démocratie toute neuve que nous nous sommes offert à grands frais a pris un mauvais tournant et est en train de déraper sur l’asphalte du sous-développement. Cette appréciation découle de la prise en compte de quelques données géopolitiques qui aboutissent au constat de la profonde fracture sociétale sur un fond d’inégalités régionales et sociales réelles.
Le processus de démocratisation paraissait amorcé, du moins en théorie mais les faits ont infirmé la première impression. Mais qui s’en soucie aujourd’hui ? On ne s’en préoccupe que dans le nord-est du pays, autour de la capitale et encore au niveau de l’intelligentsia dans des plateaux de télévision.

Aujourd’hui la Tunisie est sous les feux de la rampe, illuminée par les projecteurs des média. On nous présente les choses qui s’y passent comme autant d’évènements miraculeux. Mais si miracle il y a ce n’est qu’un miracle politique et il ne s’est pas doublé d’un miracle économique et social. La révolution est devenue aussi celle d’une inflation incontrôlable, d’une dette extérieure championne du monde toutes catégories, une surconcentration de la population dans des quartiers populaires qui se transforment peu à peu en des ghettos, la misère, l’illettrisme, les inégalités sociales extrêmes. Un salaire minimal réel qui ne garantit pas des conditions de vie descentes. Un pouvoir d’achat plus bas en 2015 qu’il ne l’était en 2010. Pour ses besoins essentiels, deux repas par jour, l’habillement et le transport, la scolarisation, une famille moyenne ne dispose que du quart de ce dont elle aurait besoin. Ces années qui devaient être celles du changement l’ont bien été mais vers une régression et vers la paupérisation de toute la population, à part quelques nantis qui sont devenus plus riches encore. Est-ce la rançon de la démocratie ? Certains le disent et les faits le confirment, d’autant que la démocratie n’est pas un régime politique naturel et qu’il n’est pas inscrit dans la tradition dans la tradition politique arabo-musulmane d’abord et tunisienne ensuite. Aussi dire que mettre en place un régime démocratique c’est une question d’identité, cela prête à sourire.

On retrouve souvent la question de l’identité dans la tradition politique. Dans le cas de la Tunisie, elle est purement instrumentale, l’histoire n’étant marquée par aucun épisode démocratique. Cela a toujours été le gouvernement d’un seul qui décidait de tout aussi loin que l’on remonte : Le Chef, le Sultan, le Bey ou le Président de la république.

De ce point de vue, il est une réflexion qui anime les politologues et les économistes autour des rapports entre la démocratie et le développement. Certains penseurs considèrent que la démocratie n’est pas la meilleure forme de gouvernement même si c’est celle qui est la plus largement répandue. Il est possible de soutenir qu’un gouvernement autoritaire est mieux à même de promouvoir la croissance économique et le développement dans les pays à niveau de revenu moyen ou faible. Nombreuse est la doctrine qui pense que le développement économique et social passe nécessairement par un certain autoritarisme et une limitation de la participation dans les affaires politiques et la prise de décision en matière économique et sociale. Ainsi on considère que les conditions économiques dictent le caractère que doit prendre le système politique et qu’il y a des conditions économiques et sociales à mettre en place pour favoriser la démocratisation politique. Dans le cas des sociétés en développement, les régimes non-démocratiques non alternatifs auraient un rôle unificateur compte tenu de l’insuffisance d’intégration et de cohésion de la société. Ils ne seraient pas tributaires des exigences imposées par les élections et pourraient élaborer un plan d’ensemble fondé sur des objectifs de long terme et décider des moyens de les réaliser. Les gouvernements démocratiques doivent, en revanche, perdre un temps et une énergie fous dans de longues négociations avec des groupes d’intérêts particuliers. Un gouvernement recherchera des solutions qui bénéficieront à la société toute entière car n’étant pas les résultats de compromis mais d’une réflexion plus large plutôt que de groupes d’intérêt concurrents. Compte tenu de ces considérations les gouvernements autoritaires seraient davantage capables d’instituer un État de droit juste et cohérent, et d’établir et de protéger les droits et libertés qui forment la base de toute exigence des systèmes sociaux humains. La démocratie aurait un effet déstabilisateur car porteuse insidieuse de conflits civils et d’autocratie. Lorsqu'on parle de régimes non-démocratiques cela ne signifie pas nécessairement un gouvernement tortionnaire et répressif. Il s’agit simplement de gouvernements autoritaires capables de consolider l’autorité de l’État et d’imposer des décisions dans l’intérêt de tous. Dans la plupart des sociétés en développement le caractère pluriethnique des populations altère la démocratie car celle-ci est fortement sensible à la fragmentation sociale en tribu, clan, corporation, syndicat ou parti politique. Aucun n’est disposé spontanément de céder la moindre autorité ni de partager le pouvoir avec les groupes rivaux de façon désintéressée. Aussi cette situation conduit à maintenir un climat de tension permanent assorti d’un risque constant de conflit. Ce phénomène a été observé lors de la désintégration des Etats de l’Est de l’Europe (U.R.S.S. et ex-Yougoslavie). C’est ce que vit la Tunisie depuis quatre ans avec un pic actuellement et une menace de désobéissance civile à grande échelle. La démocratie apporte son lot de démagogues dont le fonds de commerce est la haine que vouent les catégories sociales envers le gouvernement et qui produit comme résultat les blocages en masse, et la régression autoritaire. La croissance des pays asiatique s’expliquerait, selon la Banque mondiale, par la conjugaison de divers facteurs dont l’autoritarisme gouvernemental. Ainsi la croissance économique accélérée de Singapour et de la Chine et son rythme plutôt modéré dans des pays démocratiques tels que l’Inde, la Jamaïque et le Costa Rica. La force des gouvernements autoritaires résiderait dans leur capacité à résister aux demandes en termes de droits qui non seulement grèvent lourdement le budget des États, mais découragent aussi les épargnes et les investissements. Toutes les grandes démocraties du monde ont sacrifié au passage obligé par l’autoritarisme comme processus de maturation économique et sociale et de modernisation : La France, les USA, Le Japon, les pays scandinaves et bien d’autres encore. Il est avéré qu’il existe un rapport de cause à effet entre le fait que davantage de démocratie augmente la croissance lorsque les libertés politiques sont faibles, mais décourage la croissance lorsqu’un niveau moyen de liberté politique est établi.

Les institutions financières internationales elles-mêmes nous présentent le modèle libéral démocratique comme une panacée universelle s’inscrivant dans une optique de mondialisation. Aussi la recette magique que propose le F.M.I. pour maîtriser l’inflation est une potion très amère et qui coute cher en réformes. Réduction des dépenses sociales de l’Etat et des investissements dans le secteur public, suppression de toutes les subventions, y compris pour la production et la commercialisation des denrées alimentaires de premières nécessités, dévaluations répétées du dinar à un rythme supérieur à celui de l’inflation, réduction des importations, baisse systématique du pouvoir d’achat, suppression de toutes les compensations y compris sur le matériel scolaire. Tout cela s’inscrit dans un contexte où le nombre de chômeurs est en augmentation et le sous-emploi difficile à chiffrer dans les secteurs où il est présent. Mais il augmente certainement sur le plan agricole, secteur en proie à un exode rural endémique et où les exploitations de cultures vivrières sont peu à peu abandonnées par une population qui vient grossir les effectifs du prolétariat urbain.

La dimension religieuse est aussi une donnée à prendre en considération. Les communautés de base extrémistes naissent partout, l’autonomie de l’islam face à l’Etat et son implantation dans la population rendant ce mouvement possible. La cible favorite de ces communautés intégristes se trouve être la jeunesse laborieuse musulmane et les étudiants islamistes et ils prennent position contre le régime et s’en servent comme écran. Dans les communautés de base, on discute des problèmes quotidiens, on recherche des solutions en groupe fermé, et on essaie de s’attaquer aux problèmes concrets, du moins en apparence.

Le pays est en proie à une hystérie pathologique que rien ne semble pouvoir arrêter. Les corporations se mettent en grève en cascade et dénoncent le ‘’miracle économique’’ qui provoque la détérioration du pouvoir d’achat et la dépréciation des salaires, une vague de grèves qui éclate dans tout le pays. Les différentes catégories sociales se manifestent les unes après les autres pour casser le service public. Ces mouvements coïncident depuis 2014 avec une victoire électorale du parti qui avait la cote de la population. Une fois de plus, la confiance qu’accorde la population aux partis et à la politique institutionnelle est ébranlée. L’économie va de mal en pis, le social est dans une pagaille monstre et on nous dit que tout va très bien comme pour madame la marquise.

Au lieu de s’atteler à la recherche de solutions pour le pays, le parti de la majorité est la proie de dissensions graves et de luttes intestines qui pourraient causer son implosion.
A présent que les masques sont tombés, le dernier acte nous a montré ce que pouvaient valoir les promesses électorales. Ce n’est que du vent, rien d’autre qu’un moyen de promotion sociale, un marchepied pratique pour l’accession à des postes convoités pour des gens en mal de pouvoir. Le peuple misait sur un prétendu renouveau avec un rôle majeur joué par un certain parti dans la recherche d’une solution juste à la crise économique, sociale et financière dont souffre tout le pays. Mais ils doivent réviser leur jugement et faire preuve de réalisme. Notre gouvernement est en cavale. Les ministres et le président se promènent de droite et de gauche. Ils arpentent la Tunisie, font des visites surprises incongrues et semblent regarder le plafond comme un mauvais élève qui n’a pas appris sa leçon et qui recherche une inspiration. Les discours du chef du gouvernement sont plats et démontrent que le gouvernement n’a aucun programme à mettre en oeuvre. Ils n’ont ni stratégie ni ne savent par où commencer. Il n’est pas suffisant d’avoir un voisin par trop incommode aux frasques duquel la Tunisie est en butte. Elle doit encore accuser le coup de la médiocrité de ses responsables au sommet. La société est désintégrée et en proie à la déception et à une grande dépression. Elle est l’otage d’une union syndicale qui se prend pour un Etat dans l’Etat, qui prend le pays à la gorge et le lance dans une mêlée outrancière sans fin, sans aucune méthodologie ni aucun souci des conséquences. Mots d’ordres de grève à tout va, paralysie de tous les secteurs, surenchère, politique de la terre brulée, autant d’expressions qui résument cette embrouille. Finalement, il semblerait que nous ayons échangé une dictature gouvernante pour une dictature syndicale. Pour quel résultat ?

Mais la solution doit nécessairement obéir à une démarche unitaire qui présuppose que toutes les parties prenantes prennent sur elles de transcender leurs divergences et d’oublier les problèmes de politique marginale qui entravent un vrai processus de réformes sociales et de recherche d’une issue salutaire pour tous. L’heure n’est plus aux effets de manches. Il faut de l’action, agir pour le pays et vite.
La dette de la Tunisie augmente de façon exponentielle alarmante. Les créanciers ne semblent pas vouloir comprendre qu’il faut aborder ce problème d’un point de vue politique et pas seulement financier. Nous ne rembourserons pas cette dette en affamant le peuple tunisien !

La F.M.I. veut imposer à la Tunisie une récession ! Mais la récession, cela veut dire des problèmes sociaux et inévitablement des problèmes politiques. Il faut maintenir l’inflation dans les limites tolérables, ce qui n’est pas une mince affaire par les temps qui courent. L’Etat doit prendre des mesures dans le cadre de l’intérêt national mais ne doit accepter aucun dictat ni aucune ingérence de la part des organismes internationaux de quelque ordre que ce soit. En outre il faut que les pays du Maghreb se donnent la main pour résoudre le problème de la dette extérieure. Ils doivent se réunir pour adopter des positions communes face au problème du remboursement de leurs dettes, comme l’ont fait onze Etats d’Amérique Latine en 1983.

Dans un autre domaine, la justice, on constate que tout est rouillé. Rien ne fonctionne comme il devrait. La situation carcérale est catastrophique par manque de places disponibles, la magistrature est en lutte contre la corporation des avocats et cela ne semble pas prêt de se régler. Les magistrats se retrouvent en grève à cause des avocats, les avocats se mettent en grève à cause des juges et pendant ce temps, les dossiers s’accumulent aux greffes. La délinquance galopante jette une ombre d’insécurité dans les villes.

Les communications sont difficiles entre les générations comme entre les citoyens. Les organisations populaires comme le service de l’éducation souffrent de maux multiples et chroniques. Nous
vivons une acculturation des jeunes générations. Les enseignants du secondaire de se mettre en grève administrative ad vitam aeternam. Puis c’est le tour des étudiants du supérieur de boycotter les enseignements et les examens. L’institution éducative toute entière est battue en brèche et n’a plus aucune crédibilité face à certains média qui ne lésinent pas lorsqu’il s’agit de casser du professeur.
Le pays tout entier a perdu le sens de la mesure et cela suffit. Le trop est l’ennemi du bien dit le proverbe et cela se vérifie à tous les niveaux. Il est temps pour les décideurs de ce pays de cesser les enfantillages à tout va et de se ressaisir. Ils doivent faire appel à leur conscience pour autant qu’ils en aient une et s’affranchir des influences parasites pour s’assoir autour d’une table. Notre identité véritable est inscrite dans les valeurs sociales et le respect des institutions pas dans ces fioritures superficielles que l’on nous présente généralement.

La Tunisie doit tracer aujourd’hui son destin et celui de son peuple, peuple dont l’Etat a la responsabilité devant l’histoire et la postérité. Le peuple n’est pas dupe et son silence ne veut pas dire passivité. Il observe, il juge et mesure. Certains se laissent aller à des élans malheureux mais c’est parfois en toute légitimité pour se faire entendre lorsque le dialogue normal est rompu mais dans l’ensemble la majorité est attentive et ne peut plus tolérer que la politique se résolve à une simple pantomime vide de sens. Les discours à la langue de bois dans les tribunes, les réunions stériles qui traînent en longueur, les slogans pour calmer, ne sont plus acceptables et d’ailleurs ils ne sont plus de mise devant l’urgence. Il est temps de prendre des résolutions, d’arrêter de vraies décisions murement réfléchies et de taper sur la table une fois pour toute pour arrêter cette anarchie. Laissons les concepts d’école et armons-nous de la seule arme acceptable, l’intérêt véritable du peuple.

Jeudi 12 mars 2015
Monji Ben Raies *
Universitaire
Enseignant et chercheur en droit public
A la Faculté de droit et des sciences politiques de Tunis

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1 Commentaire
Les Commentaires
T.B. - 13-03-2015 09:51

Un diagnostique cruel du pays. Mais on a tout de meme la marquise qui dit que tout va bien et un people qui n´est pas dupe. Il reste de trouver un accord de bonne conduite envers toutes les questions qui interessent le pays. Le syndikat est necessaire et avec un effort il pourrait devenir un facteur de croissance et de stabilité. C est un atout qu´un syndicat unique existe, mais il abesoin de reforme aussi. La point qui me peine encore c´est l´agriculture car elle pourrait devenir un facteur d´avenir grace á une agriculture écologique et forte. Les paysans ne savent pas comment administrer et diriger ce domaine, il faut un effort á faire apprendre aux paysans et autres travailleurs de l´agriculture la gestion et le goût de la gestion. Ce qui manque le plus c´est l´esprit d´ initiative, il faut encourager l´esprit d´ínistiative et de mettre des projets á realiser pour eux memes.Il faut aussi qu´il y est des signes de progress éconiomiques et autres qui soient visibles aux peuples. Il faut des chantiers dans le pays, quelqu´ils soient, il faut mettre tout le pays en chantier tout le temps. La nature aime le mouvement et aussi les peuples.

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