Emploi et employabilité des diplômés du supérieur en Tunisie
2010-01-11Par Habib Touhami
Le document que Leaders met en ligne est le texte de la conférence donnée par M. Habib Touhami à la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis, à l’occasion du colloque annuel organisé par l’Unité de recherche «Population-Famille et Education» sur le thème «Emploi et employabilité des diplômés du supérieur en Tunisie». Ancien ministre, M. Touhami est économiste, diplômé de l'Institut de prévision économique et sociale de Paris. Il a notamment travaillé pour le compte du BIT comme expert indépendant et à la Direction de la Prévision en France en tant que chargé de recherches. A la demande de l'économiste français bien connu et père de la théorie du développement François Perroux dont il été le disciple et le collaborateur, il a effectué plusieurs études pour le compte de l'ESIA.
Dans cette étude, l'auteur retrace la genèse de la situation actuelle en la rapportant pour une part à l’incompatibilité endémique demande-offre d’emploi, pour une autre à l’inadéquation des formations universitaires par rapport aux profils des postes d’emploi créés, pour une dernière à la distorsion entre effectifs des diplômés du supérieur et créations d’emploi. De son point de vue, cette désynchronisation constitue la résultante quasiment inévitable de la juxtaposition de deux contraintes. La première concerne le schéma de développement adopté par la Tunisie dès l’indépendance, un schéma qui a insufflé aux mutations sociales et culturelles un rythme d’évolution plus rapide que celui affectant les mutations de l’appareil de production. En effet, les comportements sociaux, l’appareil éducatif ou les rapports sociaux ont évolué plus rapidement que l’appareil de production lui-même (pas nécessairement à bon escient ou dans une direction progressive). La seconde a trait au fait que le pays a dû parer au plus pressé pour satisfaire les besoins de la population en éducation et en soins de santé. Il en est résulté une forme d’hypertrophie du tertiaire, une évolution « forcée » qui ne s’est pas effectuée à la suite de l’atteinte par les productivités sectorielles d’un certain niveau. Aussi le déversement de la population active d’un secteur à l’autre s’est-il effectué sans rapport avec le schéma classique d’un double mouvement : dans une première phase du primaire vers le secondaire et du secondaire vers le tertiaire, directement du primaire vers le tertiaire dans une seconde.
Mais, M. Habib Touhami suggère que dans la mesure où le développement peut être défini comme l’ensemble des changements dans les structures mentales et les habitudes sociales qui créent un entraînement réciproque entre l’homme et l’appareil de production, le chômage des diplômés du supérieur serait la résultante de phénomènes de ralentissement sinon de blocage affectant le processus de développement. Dès lors, replace-t-il tout naturellement la résolution du problème du chômage des diplômés du supérieur dans le cadre de la dynamisation et de la pérennisation du processus de développement. On ne manquera pas de retrouver disséminées ici et là les idées maîtresses ayant constamment marqué les réflexions de M. Habib Touhami sur les questions économiques et sociales, en particulier son refus de séparer l’Economique et le Social ou de reconnaître un quelconque primat de l’un par rapport à l’autre.
-
460 hommes d’affaires interdits de voyage : comment concilier justice et reprise économique
3129
-
Accrochage entre les forces de l'ordre et «un groupe armé non identifié» près de Sfax
2620
-
L’arme secrète de Noureddine Ben Ticha
6108 |
5
-
Les conditions de Bruxelles pour accroître son aide à la Tunisie
2051
-
L'accrochage de Bir Ali Ben Khalifa : deux membres du commando tués et un troisième fait prisonnier
1647
-
Adnen Manser, le nouveau communicant de Moncef Marzouki
2334
-
Elyes Jouini: Pourquoi ai-je démissionné ?
50809 |
74
-
Hamadi Jebali "clarifie" sa position au sujet du 6ème Califat
14639 |
54
-
Femmes : les dangers se précisent
14417 |
51
-
Kidnapping d’un enfant à Tunis: Appel à témoins
25905 |
47
-
Tout sur le nouveau gouvernement de Hamadi Jebali
10537 |
44
-
zaama hallal wa ila haram ?
4693 |
41
|
Irréfléchie, dangereuse, précipitée : l’opposition, comme les syndicats n’ont ...
Quand nous nous sommes engagé, depuis déjà deux décennies, à contribuer à ...
Le problème des diplômés au chômage est le talon d’Achille de notre économie. ...
Le président Moncef Marzouki entreprend, à partir de mercredi 8 février une ...
Le Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, M. Mustapha Kamel Nabli a présidé le jeudi 2 ...
Ce texte a été écrit en mars2011, lors de la première visite effectuée par la ...
S’adressant au directeur général du FMI, Christine Lagarde, lors de sa rencontre vendredi 3 ...
La révolution tunisienne fête son premier anniversaire. Que de chemin parcouru depuis le 14 Janvier 2011, ...
La biographie d’Habib Bourguiba qui est à nouveau disponible aujourd’hui a été ...
D’un côté, une situation économique et sociale inouïe. De l’autre, un débat ...
La révolution du 14 janvier 2011 et les événements qui se sont succédé depuis, ont ...
La révolution risque-t-elle de conduire le pays à la catastrophe ? Le désordre politique, ...
Si le parti vainqueur du scrutin du 23 octobre avait été un parti de type ordinaire dans la droite ligne ...
Face au marasme économique que vit actuellement la Tunisie, il n’y a pas de solutions magiques pour ...
Ce qui triomphe aujourd’hui en islam, c’est la politique. Or il s’agit de la partie la plus pauvre et ...
Finalement, la seconde grande nouvelle de la fin de l’année 2011 aura été la naissance ...
Les sociétés d’investissement à capital fixe SICAF ont vu le jour en 1988 suite à la ...
Face à la déterioration de la situation économique et sociale, un an après le 14 Janvier, ...
Faut-il s’inquiéter de la relative mais perceptible dégradation de la conjoncture économique ...
Ingénieur informaticien, Mohamed Lamjed Gdhami, 31 ans, est féru de nouvelles technologies de la ...









