Opinions - 23.09.2011

Tunisie 2011 : l'économie tunisienne entre occultation et miroir aux alouettes

Les yeux rivés sur le 23 octobre 2011

Nous voici à présent au milieu du gué, à la veille des élections pour la Constituante. Les heureux élus auront le privilège et le devoir de contribuer à façonner les institutions de notre Tunisie, telles que nous les espérons : instruments d’un Etat de droit, d’une démocratie moderne, et d’une société de justice sociale, de liberté et de tolérance. A la fin de ce parcours, ils auront accompli une oeuvre majeure, qui façonnera le visage de notre beau pays, pour des décennies. Et pourtant, tous ces travaux qui s’annoncent, et qui sont inévitables, vont nous replonger à nouveau, totalement, dans les débats constitutionnels, d’une importance incontestée, avec cependant pour conséquence, qu’à l’instar de ce qui se passe actuellement, ils finiront par occuper tout l’espace du débat démocratique, au détriment de sujets aussi essentiels que, par exemple, la culture avec toutes ses composantes, et l’économie dans toute sa plénitude.

La nécessaire pédagogie du redressement économique

Je me garderai bien de parler de culture, mais l’économie tunisienne qui se dégrade chaque jour, comment ne pas crier haut et fort qu’elle ne focalise encore pas, de la manière la plus insistante, l’attention de tous.
Le Tunisien sait parfaitement que le taux des sans-emploi s’accroît chaque jour, depuis le 14 janvier, pour des raisons multiples, pour la plupart endogènes.

Permettez-moi de vous rappeler quelques chiffres :
• Dans le tourisme : pertes supérieures des revenus de 51% par rapport à 2010 et moins 39% du nombre de nuitées.
• Dans les autres secteurs, 45 entreprises étrangères ont quitté le pays, occasionnant la perte de plus de 3.000 emplois.

A ce jour, les entreprises sinistrées sont au nombre de 265, avec à fin avril 10 000 emplois perdus.
Le nombre de chômeurs en Tunisie s’élève à 520 000 dont 160 000 diplômés de l’enseignement supérieur. Ce chiffre est appelé à croître. Il atteindrait 700 000 à la fin de l’année 2011, sachant que le marché enregistrera l’arrivée de nouvelles demandes, estimées entre 150 000 et 200 000.

Cette situation conduira à un taux de chômage atteignant les 19% de la population active contre un pourcentage de 14% en 2010. Ajoutons à cette triste litanie une baisse du PIB de 7,8% par rapport au dernier trimestre 2010 et de 17,2 % des investissements directs étrangers (IDE) par rapport au premier semestre 2010.

Sans tomber dans l’outrance de l’alarmisme, il est clair qu’aussi bien les responsables actuels, qui font pourtant ce qu’ils peuvent, par ces temps difficiles, que les prétendants aux responsabilités futures, se devaient, se doivent encore plus que jamais, d’être plus présents sur ce terrain, qui finira par malmener le citoyen lambda, dès lors qu’il verra son pouvoir d’achat menacé, son emploi disparaître, et surtout l’horizon s’obscurcir pour les générations à venir, celles de ses enfants et petits-enfants.

Notre révolution si belle, si grande, que l’écrivain académicien Amine Maalouf vient de qualifier d’homérique, n’a pas prolongé la noblesse de sa démarche par un effort de citoyenneté, tout au moins au niveau de la concorde entre les partenaires économiques, qui ont perdu plus de temps à régler des comptes et à afficher des ambitions, plutôt qu’à affirmer, avec force, le côté «sacré» de la préservation de l’outil économique.

S’il y avait eu, dès les premiers jours, ce consensus absolu sur le caractère intangible de l’outil économique, nous n’en serions pas là : perte supplémentaire de plus de 10 000 emplois au moins en quelques mois, agressions répétées des investissements étrangers, des usines bloquées et des surenchères en provenance non pas des ouvriers, qui eux connaissent la valeur de leur outil de travail, mais des petits «caïds» qui se sont intronisés, faute de concorde sociale, «leaders des négociations», généralement pour leur seul bénéfice et celui de leurs «bandes».
Un exemple, parmi d’autres, de la stupidité des moments que vit notre peuple : depuis le 27 juin, la cimenterie d’Enfidha, première entreprise du secteur avec 25% de part de marché, est à l’arrêt suite à la confiscation de ses engins de carrière par un groupe d’habitants du village d’Aïn M’dhaker. La société fait travailler sur son site 800 personnes et contribue à l’emploi de près de 50 000 personnes dans le secteur de la construction dans sa région.

Malgré les efforts déployés par la société en faveur, notamment, de l’aide sociale directe, l’aide à l’école, l’embauche, et la proposition de participer à un fonds structurel de développement local au côté des autres entreprises de la Délégation, la situation n’a pas évolué. Dans ce contexte, la décision de l’Etat d’importer du ciment de l’étranger étonne. Que ce soit en nature ou en devises, cette importation représente une perte de richesse pour la communauté et constitue un signe de faiblesse à l’égard des fauteurs de troubles et de manque de soutien à l’égard des investisseurs qui, dans le cas de la cimenterie, ont investi dans notre pays plus de 425 millions de dinars.

Encore une fois, s’il y avait eu ce consensus incluant non seulement les partenaires sociaux, mais bien toute la classe politique, les prétendants et les accédants à cette classe, on n’en serait pas là : des investisseurs qui s’en vont, d’autres qui envisageaient de s’installer dans notre beau pays qui changent de destination, en allant dans des endroits plus sûrs, et des touristes, y compris nos voisins, qui nous abandonnent. Même le tourisme local est aux abonnés absents.

De leur côté, les médias ont rempli leur mission d’information.Néanmoins, ils auraient pu aller plus loin, et faire oeuvre utile, s’ils avaient multiplié, aux heures de grande écoute, des débats et discours pédagogiques mettant l’accent sur le nécessaire sauvetage de l’économie tunisienne. Car, qu’on le veuille ou pas, notre économie sinistrée ne pourra pas se relever dans les prochains mois. Et plus le temps passe, plus il sera difficile de réparer les dégâts, dont les victimes seront les personnes les moins protégées, et les plus démunies, logées aux avant-postes des risques et des malheurs.

Il n’est pas encore tard pour donner à l’économie sa priorité, parmi les priorités, en sauvant le peu qui reste à préserver, pour cette année, mais surtout pour ne pas poursuivre dans cette quasi-absence de consensus autour de l’intangibilité de l’outil de production nationale, et au contraire pour réunir toutes les composantes de la société, pour un pacte autour de son inviolabilité.

C’est probablement la charte nationale la plus facile à signer, à vulgariser et à faire exister, par toutes les parties prenantes de la sphère citoyenne, et sans que cela puisse de quelque manière que ce soit gommer les différences d’approches économiques légitimes des partis politiques.
Justement, parlons des programmes politiques, pour les périodes à venir, et ce que nous citoyens souhaitons y voir figurer.

Les programmes politiques : le parler vrai et le miroir aux alouettes

Les quelques programmes présentés sans fanfare, ce qui confirme le peu d’intérêt des «politiques» et des médias pour la chose économique, sont, il est vrai, des clones les uns des autres, avec les mêmes axiomes, qui reviennent à la virgule près, en tout cas pour les grandes lignes : augmentation par milliers, et dans l’instant, des emplois, décentralisation, renforcement, jusqu’à la surenchère, des pouvoirs régionaux, réduction drastique des inégalités sociales et tutti quanti.

Peu de choses séparent les programmes déjà présentés formellement ou dont les contours ont été esquissés dans les rares débats et présentations audiovisuels.

Ce qui est saisissant et un peu regrettable, c’est le côté immédiat des promesses offertes aux Tunisiens, alors que tout le monde sait que pour donner, il faut disposer de ressources propres et de ressources d’emprunt et que dans les deux cas nous en sommes sacrément dépourvus.

Ceux qui prétendent aux plus hautes charges de l’Etat se grandiraient et gagneraient en crédibilité, en autorité et en popularité, s’ils s’armaient de courage, en affirmant comme l’avait fait Churchill, en son temps, qu’ils ne peuvent à court terme «offrir que du sang, de la sueur et des larmes».

En effet, nos ressources propres fondent, et les promesses reçues du G8 et des pays amis, qui par les temps qui courent «n’engagent que ceux qui les reçoivent», tant il est vrai que ces pays, USA compris, et à l’exception notable des émergents, traversent leur été meurtrier, celui de tous les périls, du fait de l’explosion de leurs dettes souveraines.

Le «miroir aux alouettes» de nos partis est bâti, au mieux, sur de bonnes intentions, et au pire sur un électoralisme de circonstance, qui ne tient compte ni du volume de nos ressources, ni de la faible capacité de rebond, à court terme, de notre économie. Ils souffrent d’un oubli que nos réserves budgétaires et de change s’épuisent, et que notre capacité à recourir au soutien étranger est affaiblie par notre économie ravagée par les turpitudes des fauteurs de troubles, qui ne permettent pas aux bailleurs de fonds, qui nous observent au microscope, de nous créditer d’anticipations positives. D’autant plus que notre révolution a révélé, au grand jour, le manque de gouvernance dans la gestion des financements extérieurs obtenus, phénomène aggravant qui conduit à se poser la question de savoir quand l’Etat tunisien sera soluble dans la gouvernance.

Les programmes et anticipations économiques de la sphère politique sont échafaudés comme si les ressources de référence, internes et externes, sont acquises, alors que notre note souveraine, déjà dégradée avec un biais négatif, renchérira nos futurs emprunts, augmentera le service de la dette et en un mot rendra moins facile qu’annoncé les promesses avancées.

Conclusion

Il nous faudrait un moment, un vrai moment de grâce, pour que nos politiques comprennent que si on joue avec l’économie, elle finira par se révolter durablement et acceptent de privilégier, sans compter, le parler vrai des hommes qui font la grande Histoire, qui traverse et s’inscrit dans le temps aux promesses incertaines, qui font la petite politique, celle qui s’envole, comme un grain de sable, au moindre coup de vent.

M.G.
 

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64 Commentaires
Les Commentaires
mohamed zitouni - 24-09-2011 12:15

Mourad guellaty est d'une sobriété, pour traiter les sujet les plus ambitieux. Solliciter une union sacrée autour de l'outil industriel et du patrimoine en général, comme il le fait en cette période d'élections, c'est mettre les gens devant leur responsabilité. Mourad Guellaty est un sage , offensif, chaque fois que la citoyenneté est en jeu. M ZITOUNI (Alger)

Neila Hamza - 24-09-2011 12:27

Mourad Guellaty, qui excelle dans la finance, fait cette fois ci une incursion dans la politique, en regrettant le silence autour de ce sujet dont la centralité n'est pas contestable. Sa suggestion d'un appel à union sacrée de tous les prétendants politiques, pour la défense de l'outil économique, est une évidence, que oersonne ne veut regarder de prés. Bravo à Mourad Guellaty d'avoir ce courage de titiller ces gens qui ne sont concernés que par leur élection. Neila hamza

chebil sejir - 24-09-2011 18:44

Tes paroles sont celles d'un sage, aucun patriote ne les contesteraient, ou est le hic? tu n'es pas sur la même longueur d'ondes, avec les casseurs , ni les petits caïds, et autres, ils n'ont rien à cirer, de l'intérêt du pays, ce qui les intéressent, c'est le profit matériel immédiat, , ici, et maintenant, tant ils en ont été sevrés, le reste, ne les concerne pas, tout simplement parce que ils ne sont pas intellectuellement outillés pour, penser à préserver l’outil économique, auquel tu penses, mon cher Mourad, l’intérêt du pays, et son salut, ils en ont ras le bal, tellement cette litanie leur a rabattu les oreilles, et je les comprends. Le plus bel exemple pour étayer, ce que je viens de dire, c’est celui de la cimenterie d’enfidha, ont-ils réalisé, les pertes qu’ils ont occasionné des mois durant, à l’économie nationale ? Que dalle. Donc, mon cher Mourad, si tu veux aider BCE, trouve autre chose, je suis sur qu’il sera tout ouïe, à tes propositions, d’autant que comme tu l’a si bien souligné plus le temps passe plus il sera difficile, de réparer les dégâts. Existe-t-il, un homme providentiel, qui fera comme tu dis la grande Histoire, qui secouera les tunisiens, par des propos comme ceux de Churchill pour leur dire «qu’ à court terme, sang, sueur et larmes, seront notre lot quotidien, pour sortir de l’ornière », seul l’avenir, nous le dira, mais heureusement, qu’on est ni à ce stade de délabrement , ni à la 2e guerre mondiale. Quant au miroir aux alouettes, pourvu que tout ceux, qui s’y approchent, ne s’y brulent, pas…

hedia slim - 25-09-2011 12:53

Mourad Guellaty exerce depuis plus de trente ans le métier d’expert comptable, avec les compétences que les initiés lui connaissent.Quand il fait des incursions dans les domaines de la finance et de l’économie, c’est toujours pour dire avec délicatesse, pédagogie, et sans langue de bois, ce que d’autres n’osent pas écrire. A propos y a-t-il des économistes dans la salle ?Qu’ils se manifestent ! Et qu’ils écrivent les vérités que les autruches ne veulent pas entendre !Hédia Slim

nur.mohamedseddik@gmail.com - 25-09-2011 13:07

Mr Guellaty publie une tribune d’une justesse saisissante.Pourquoi donc l’économie est elle le parent pauvre du débat politique actuel ? Inquiétant non ?Nour Seddik

neila beji - 25-09-2011 13:12

C’est vrai qu’il y a un temps à tout.Mais tout de même, Mourad Guellaty a le mérite de demander, avec le talent, et l’élégance qu’on lui connaît dans son traitement des sujets comptables, économiques et financiers, à quelle sauce nous allons être mangés et quelles sauces nous allons manger ? Neila Beji

moncef chettali - 25-09-2011 13:22

Merci à mon Maître Mourad Guellaty de dire tout haut ce que beaucoup de citoyens pensent tout bas : nous voulons connaitre de manière aussi complète que possible la feuille de route qui sera la notre dans les mois qui suivent et les prochaines années.Dalila Mamii

hedia slim - 25-09-2011 15:26

Mourad Guellaty exerce depuis plus de trente ans le métier d’expert comptable, avec les compétences que les initiés lui connaissent.Quand il fait des incursions dans les domaines de la finance et de l’économie, c’est toujours pour dire avec délicatesse, pédagogie, et sans langue de bois, ce que d’autres n’osent pas écrire. A propos y a-t-il des économistes dans la salle ?Qu’ils se manifestent ! Et qu’ils écrivent les vérités que les autruches ne veulent pas entendre !Hédia Slim

Patricia Masonneuve - 25-09-2011 15:32

J’ai suivi les travaux dirigés de Mr Guellaty à Assas, il y a plus d’un quart de siècle.Il était supposé s’occuper de nous en matière de l’économie de l’entreprise. Et c’est ce qu’il faisait pendant les 90 mn du temps qui nous était imparti.Après, dans la salle, dans le hall d’Assas, ou encore dans la rue elle-même, il ne pouvait s’empêcher, de prolonger et de disserter sur l’économie tout court, pendant de longues minutes.Il y avait chez lui toujours une vision globale, qui nous désarçonnait, alors petits étudiants de première année, mais qu’il a fini par incruster dans nos esprits, par sa rationalité, son humilité, et son humanité.Je retrouve avec émotion et gratitude toutes ces qualités dans cette tribune, sur son pays qu’il adore lui qui se disait, lorsqu’il s’est présenté à nous, le premier jour, un citoyen tunisien engagé pour un monde de tolérance : Prémonitoire ! Patricia Masonneuve (Bruxelles)

Bernadette GILBERT - 25-09-2011 15:39

Voici une belle leçon de citoyenneté de Mourad Guellaty, dont j’ai grâce à Leaders appris à apprécier la rectitude morale et scientifique : sans acrimonie, sans parti pris, et sans la suffisance du donneur de leçon, une belle invite aux acteurs tunisiens de la vie politique, pour prendre sérieusement en compte les difficultés économiques qui se présentent, et dont le contournement ne peut être qu’un exercice d’illusionnismes de courte durée.Bernadette Gilbert

berrabah jamel - 25-09-2011 15:57

Bravo pour cette tribune pleine de bon sens, ce qui n’étonne personne quand on connait l’identité de son auteur.Mettons nous tous au travail, élaborons des anticipations justes et, à la limite, si après cet effort en profondeur, les ambitions personnelles se multiplient et s’expriment, cela n’aurait rien de choquant.Mais comme l’écrit Si Mourad, assurons nous d’abord de ce que nous pouvons faire, et ensuite soyons optimistes et ambitieux pour croire à notre capacité de nous transcender dans ces moments ou l’histoire bascule et se fait.Que chaque tunisien là où il se trouve sache qu’il est un maillon d’une chaine, qui ne doit pas craquer par sa seule incapacité à relever le défi de l’œuvre collective. J Berrabah

Lilia Ben Mustapha - 25-09-2011 16:11

Un parle vrai, digne et exigeant. Merci et que cela serve d exemlple a d autres.. Lilia Ben Mustapha ( Londres)

dalila mamarabboo - 25-09-2011 21:15

Merci à mon Maître Mourad Guellaty de dire tout haut ce que beaucoup de citoyens pensent tout bas : nous voulons connaitre de manière aussi complète que possible la feuille de route qui sera la notre dans les mois qui suivent et les prochaines années.Dalila M Rabboo

anonyme - 26-09-2011 00:48

enfin un article lucide loin du lyrisme habituel .l 'essentiel L'ECONOMIE si la situation se dégrade encore c 'est la faim et son cortége qui s 'annonce.la liberté la démocratie n'ont plus de sens pour un ventre vide.le renforcement des pouvoirs régionaux n 'est pas la priorité elle instaurera des baronnies locales et renforcera le régionalisme ce serait la charrue avant les boeufs.il faut compter sur ses propres forces et instaurer la hiérarchie des priorités.nous ne vivons pas dans une ile mais dans un monde ou la note des usa a été dégradée; ou les grecs n 'auront plus de quoi s 'acheter un pantalon pour serrer davantage leur ceinture ou en france les entreprises ferment etc

Ali Bettaieb - 26-09-2011 07:03

Un appel à  la raison, très opportun, surtout dans le domaine le plus vital, celui de  l’économie qui souffre, et qui semble t-il n’intéresse pas trop les personnes visibles de la scène politico médiatique.A Bettaieb Encore une fois,  Mourad Guellaty nous interpelle sur les vraies priorités, et nous  donne une  leçon de sagesse et de bon sens.A Bettaieb

Leila Bhiri - 26-09-2011 07:26

Tout est vrai dans cette belle tribune. Et j’ajoute que tout est urgent ! Leila Bhiri

Hammouda Lotfi - 26-09-2011 07:52

Que les organisations professionnelles, citoyennes et autres : les Stars du sport, de la chanson, de la TV et tous les autres se bougent pour adhérer à la proposition de Si Mourad pour une opération d’envergure contre les attaques que subit l’outil de production. Que les gens sachent que chaque machine détruite est une réduction immédiate de leur pouvoir d’achat et une menace contre leur propre emploi. Hammouda Lotfi

Sophie Klibi - 26-09-2011 08:04

Ne touchez pas à l’outil de production. Laissez les équipements fonctionner, et après, dans peu de temps,  nous parlerons de la redistribution. J’adhère totalement à la proposition de Mourad  Guellaty pour un grand appel à la préservation de ce bien commun. Sophie Klibi

Maya Casablanca - 26-09-2011 08:16

Bravo pour les tunisiens, qui dialoguent comme des gens de haute valeur morale sur l’avenir de leur pays. De grâce ne perdez pas trop de temps, et mettez rapidement en route le processus de construction économique, comme le suggère, Mourad,  mon vieil ami de sciences po C’est le meilleur moyen pour faire barrage aux forces contre révolutionnaires.E Maya  Casablanca (Lisbonne)  

B Lenegre - 26-09-2011 08:50

 Je suis totalement d’accord avec le contenu de ce "papier" et surtout, chers amis tunisiens affirmez votre solidarité contre les forces de la réaction et défendez, comme le dit si bien l’auteur, votre économie, contre toutes les forces anti révolutionnaires. Que vivent les peuples libres et responsables ! B  Lenègre

Bellaïche Bechir - 26-09-2011 09:14

J’espère que les partis politiques vont commencer à donner une importance à cette question. Par ailleurs, s’ils sont cohérents, leur patriotisme devrait les conduire tous à lancer une opération d’envergure, pourquoi pas un pacte ou une déclaration, pour appeler en symbiose avec les fédérations patronales et syndicales au respect de l’outil de production, comme le suggère si justement Si Mourad Guellaty.  

Aicha Ben Ammar - 26-09-2011 10:41

Ce n’est pas le premier écrit de Mourad Guellaty, appelant  tout le monde raisonnable et conscient, et surtout les Responsables, à commencer, avant qu’il ne soit trop tard, à prendre la mesure du fossé économique qui se creuse chaque jour. Le pacte autour de la protection de l’outil de protection, c’est le moins que les partis, les institutions représentatives, les "sages" doivent signer en grandes pompes et non en catimini. Bravo à si Mourad pour cette initiative et pour cette tribune, dont la qualité, n’étonnera personne. Aicha Ben Ammar  

Dahmen - 26-09-2011 16:05

Critiquer c'est facile proposer des solutions est beaucoup plus difficile. Ce grand Monsieur est en train de nous critiquer/expliquer les choses, très bien, bravo, excellent ... mais qu'est ce qu'il propose concrètement. Nous avons besoin, la Tunisie a besoin de proposition pas de critique.

mabrouk kallel - 26-09-2011 21:41

Mourad Guellaty est dans son rôle, de solliciter les partis politiques. Mais il faut reconnaître qu’ils sont déjà tellement accaparés par la préparation des élections, donc de leur survie, qu’ils en arrivent à oublier la survie du pays !Mabouk Kallel

jean richard cardoso - 26-09-2011 21:52

Mourad a une parole tellement délicate que parfois les gens, qui sont souvent attirés par les propos violents passent à travers.Pourtant cette parole inquiète, sollicite avec une force "rentrée", la citoyenneté des tunisiens, un peuple, dont le niveau intellectuel du plus grand nombre, n’a rien à envier à ceux des pays avancés, de se prendre en main, avec méthode, et surtout avec la force de leur citoyenneté.Les amis de la Tunisie peuvent compter, surtout sur sa jeunesse et sur ses femmes et sur toutes les autres catégories sociales sans exclusive, pour faire pérenniser partout dans le monde les images du bonheur assumé des premiers jours de la victoire sur la dictature.JR Cardoso (Londres)

ali msika - 26-09-2011 22:01

Tout à fait d’accord avec cette analyse, inquiète et en même temps porteuse d’espoir !A Msika

Diane de Petitleron - 26-09-2011 22:13

Permettez-moi d’écrire, combien je suis impressionnée par la qualité, tant du fond que de la forme, de cette tribune qui est le reflet de la grande culture du tunisien et et de sa haute conscience.Il ne faut pas oublier, que toutes les belles révolutions ont connu des mouvements de réaction, voire de destruction, alimentées par les "affidés" de l’ancien régime.L’objectif de chaque tunisien devrait être de tenir bon et de faire face à ces opérations destructrices qui sont le fait des derniers résidus des pouvoirs anciens et de ne pas céder à la peur, car elles sont généralement le fait de quelques âmes perdues, sans courage et sans conviction.Diane de Petitleron ( Nice)

Emna Belkhodja - 26-09-2011 22:20

Un appel de si Mourad à nos compatriotes, que je rejoins, à s’occuper plus du pays, surtout de son économie, et un peu moins des combinaisons électoralistes, qui nous font perdre du temps et brouillent le discours politique.Emna Belkhodja

Ali B - 27-09-2011 10:23

je viens de suspendre ma participation a un parti, pour la raisin simple que swipes les questions electorales interessaient les gens depuis le 14 jammier au soir. Et la reconstruction du pays, son developpement economique , l'emploi, c'est toujours Dieu est grand, on verra apres ou encore en vitesse sur les medias des propos ecules. Mourad Guellaty en bon citoyen eveille s'impatiente et s'inquiete levant ce vide sideral Et encore une fois il a raison. B Ali

Emna Belkhodja - 27-09-2011 10:39

Un appel de si Mourad à nos compatriotes,   que je rejoins, à s’occuper plus du pays,   surtout de son économie,  et un peu moins des combinaisons électoralistes, qui nous font perdre du temps et brouillent le discours politique. Emna Belkhodja

Catherine Leroux - 27-09-2011 13:50

Excellente opinion ! J’ai vécu les lendemains de la "révolution des œillets", certes bien accompagnés par l’Union Européenne. Néanmoins, les portugais ont montré beaucoup de sens des responsabilités, et les tunisiens sont capables d’en faire autant. A la condition qu’on les mobilise ! Catherine Leroux ( Aix en Provence)

Donia Ben Ahmed - 27-09-2011 14:02

Vous avez parfaitement raison Si Mourad, Il faut sauver l’outil de production et ne pas faire fuir les investisseurs étrangers. Ce serait vraiment dommage de détruire une image que la Tunisie a mis des décennies à construire. Je suis tout à fait d’accord avec le contenu de votre admirable tribune et surtout pour une "union des braves " pour sauver l’’outil économique.Donia Ben Ahmed

Karim Ben Jelloul - 27-09-2011 14:09

Mr Guellaty parle d’or. Il faut d’abord reconstruire l’économie et ensuite quand cela redémarre vraiment répondre aux revendications sociales, quand elles sont justes.K Ben Jelloul Mais d’abord, soyons responsables et arrêtons les outrances, notre économie reste fragile. Karim Ben Jelloul

Simon Desprez - 27-09-2011 14:26

La Tunisie, a encore une longue période de transition à traverser (Constituante + élections etc.). Surtout qu’elle n’attende pas la fin du processus électoral pour revigorer son économie en chute libre. je partage l’opinion si juste et citoyenne de Mr Guellaty, pour ne pas laisser, dans l’intervalle, le navire sombrer, et surtout que son appel pour une concorde sociale la plus large possible, soit entendu de tous ceux qui ne pensent actuellement qu’à leur seul avenir électoral. Simon Desprez ( Paris)

Gaarnier Helene - 27-09-2011 23:22

Jamais en manque d’une bonne idée le Président Guellaty, même si cela n’a rien à voir avec l’expertise comptable et l’audit où il excelle.Il faut écouter sa petite musique, tellement pertinente, tellement vraie, parce que sans calcul, si ce n’est celui de l’intérêt des autres.Hélène Garnier (Lille)

Latifa Redissi - 27-09-2011 23:28

En un mot Mourad Guellaty, demande que nous ayons la force de sauver le corps et l’âme de la Tunisie éternelle. Comment rester, comme le font actuellement tous les prétendants politiques amorphes devant une telle sollicitation ? Latifa Redissi

Wassim Bey - 27-09-2011 23:34

Un témoignage plein de bon sens, à méditer, écouter et suivre absolument !Wassim Bey

Wassim Bey - 27-09-2011 23:38

Un témoignage plein de bon sens, à méditer, écouter et suivre absolument !Wassim Bey

Hela Samandi - 27-09-2011 23:44

Merci Si Mourad pour cette synthèse à lire et relire, par les jeunes et, hélas, les moins jeunes.Héla Samandi

Pebbest Samira - 27-09-2011 23:51

Je suis entièrement d’accord, c’est notre économie en marche qui relèvera le niveau de vie, culturel, artistique etc. du peuple tunisien, et pas toutes ces chamailleries qu’on nous présente chaque jour comme un feuilleton insipide.Samira Pebbest

Alya Ben Moussa - 28-09-2011 00:06

Mourad Guellaty, dont je salue la cohérence du propos, nous livre une feuille de route à mettre en œuvre absolument, si nous ne voulons pas que le pays sombre dans le chaos, dont il sera difficile de sortir une fois dedans.Alya Ben Moussa

Hichem Abid - 28-09-2011 13:36

Mourad Guellaty, traduit ce que une grande partie des tunisiens pense, à savoir qu’on mette un terme en haut lieu à cette compétition dérisoire, pour le pouvoir, et partout dans le pays, au désordre régnant, qui est une conséquence de la première situation.Hichem Abid

Chiraz Ouali - 28-09-2011 13:43

Pourquoi il manque dans les tribunes journalistiques, cette vérité, et cette sincérité, avec en bonus le style sobre et élégant ?Ma réponse est que derrière la plupart des opinions, il y a des personnes, qui au contraire de Mourad Guellaty, cherchent à valoriser leurs images, et défendre des intérêts.N’oubliez pas nous sommes en période électorale !

Chiraz Ouali - 28-09-2011 13:44

Pourquoi il manque dans les tribunes journalistiques, cette vérité, et cette sincérité, avec en bonus le style sobre et élégant ?Ma réponse est que derrière la plupart des opinions, il y a des personnes, qui au contraire de Mourad Guellaty, cherchent à valoriser leurs images, et défendre des intérêts.N’oubliez pas nous sommes en période électorale !

AICHA BEN AMMAR - 28-09-2011 13:52

Ce n’est pas le premier écrit de Mourad Guellaty, appelant tout le monde raisonnable et conscient, et surtout les Responsables, à commencer, avant qu’il ne soit trop tard, à prendre la mesure du fossé économique qui se creuse chaque jour.Le pacte autour de la protection de l’outil de protection, c’est le moins que les partis, les institutions représentatives, les "sages" doivent signer en grandes pompes et non en catimini.Bravo à si Mourad pour cette initiative et pour cette tribune, dont la qualité, n’étonnera personne.Aïcha ben Ammar

Hichem Abid - 28-09-2011 13:55

Mourad Guellaty, traduit ce que une grande partie des tunisiens pense, à savoir qu’on mette un terme en haut lieu à cette compétition dérisoire, pour le pouvoir, et partout dans le pays, au désordre régnant, qui est une conséquence de la première situation.Hichem Abid

Sarra Belloumi - 29-09-2011 14:12

Un écrit référence, pour la période présente et celle à venir. Bravo Monsieur Guellaty pour la densité du contenu et la qualité d’une écriture si belle dans sa sobriété.Sarra Belloumi (Alger

Mustapha Bellucci - 29-09-2011 14:19

Je suis d’accord avec Si Mourad sur tout ce qui est écrit et même plus je ne donnerai ma voix qu’à celui qui m’aura expliqué clairement, comment il va redresser l’économie, avec pédagogie et sans démagogie ! M Bellucci

Nassir Kacem - 29-09-2011 14:23

Bravo Mourad, j’aurais tellement aimé avoir écrit moi-même cette tribune, mais je n’aurais jamais pu y parvenir tellement le contenu ressemble à ton rêve d’une Tunisie généreuse et ambitieuse !

Attilio Niche - 30-09-2011 13:47

Tout à fait d’accord avec cette analyse, inquiète et en même temps porteuse d’espoir !A Niche

Yves Le Monnier - 30-09-2011 14:01

Rien à ajouter à ce texte dense, positif, de Mourad Guellaty, ce brillant et tellememt eloquent conferencier( toujours sans slides et avec une ou deux fiches qu'il ne consulte quasiment jamais). Simplement, merci de se donner la peine de le lire attentivement, et de mesurer ses implications si les mesures préconisées sont mises en œuvre. Yves Lemonnier ( Montreal)

Mohamed Jerbi - 30-09-2011 14:12

Si Mourad imperturbable, dans la dimension citoyenne de sa réflexion économique et sociale.Oui il faut dépasser les petites envies personnelles, les petites ambitions individuelles et travailler pour les nouvelles générations, qui vont poursuivre le destin de plus de trois mille ans d’un pays phare dans l’histoire du monde.Mohamed Jerbi

myriam abassi - 30-09-2011 14:25

Bravo pour cette tribune pleine de bon sens, ce qui n’étonne personne quand on connait l’identité de son auteur.Mettons nous tous au travail, élaborons des anticipations justes et, à la limite, si après cet effort en profondeur, les ambitions personnelles se multiplient et s’expriment, cela n’aurait rien de choquant.Mais comme l’écrit Si Mourad, assurons nous d’abord de ce que nous pouvons faire, et ensuite soyons optimistes et ambitieux pour croire à notre capacité de nous transcender dans ces moments ou l’histoire bascule et se fait.Que chaque tunisien là où il se trouve sache qu’il est un maillon d’une chaine, qui ne doit pas craquer par sa seule incapacité à relever le défi de l’œuvre collective.Myriam Abassi

Donia Felicite - 30-09-2011 14:45

Quelle belle lecon, donnee a tous ceux qui veulent diriger vle pays, mais qu'ils ne semblent pas vouloir ecouter. Mettez vous d'accord sur le minimum : le sauvetage du pays. Adressez vous a l'unisson au peuple de Tunisie pour qu'il preserve son patrimoine. Le monde politique tunisien est vraiment trop immature pour considerer que la preservation du patrimoine economique, culturej, archeologique et autre, du pays depasse largement ses petits interets electoraux, dont finalement personne ne sortira en digne vainqueur. Donia Felicite

Ben Abid Lazhar - 05-10-2011 10:08

Malheureusement, cette opinion,si dense, si vraie, ne servira pas a grand chose, puisque nous allons vivre en periodes d'elections multiples! Ou est passee la citoyenneté de nos compatriotes et meme de celle des plus distingues d'entre eux? Ben Abid Lazhar

Abdessatar Ben Youssef - 05-10-2011 10:16

Il faudrait qu'il y ait une assemblee elue, et un gouvernement et un président légitimes, pour que les choses aillent un peu mieux. C'est un peu trop tot pour pousser à une reprise de l'économie comme le fait Si Guellaty. Un peu de patience et tout ira bien. A Ben Youssef

Klibi Amel - 05-10-2011 10:23

Je suis d'accord avec ce que dit si Mourad. Mais moi je voudrais exprimer une grosse colère: ou sont les femmes, les democrates, les jeunes, les moins jeunes, les traditionalistes et les modernes. Désolée mais c'est avec elles que le pays et l'economie repartira. Neanmoins, elles sont deja maintenue à la petite place qui leur sera accordée. A Klibi

Hubert Margosleon - 05-10-2011 10:33

Comme toujours, pour Mourad, il faut d'abord que l'économie marche, que la croissance reparte et que la confiance s'installe, pour souffler un peu et récupérer du tonus. Il a encore une fois raison, c'est bien l'économie le nerf de la guerre. H Margosleon

Ben Mahmoud hela - 05-10-2011 10:51

Trop idealiste Mourad. S'occuper d'économie quand les candidats se bousculent à tous les portillons des candidatures, c'est rever un peu. Ce qui serait terrible c'est que l'exercice médiatico politique fasse oublier aux responsables que le tunisien ne pense qu'a avoir un emploi et un pouvoir d'achat décent. Ben Mahmoud Héla

Nasrallah Amanallah - 05-10-2011 14:10

Mourad, my french is not as good as yours. Your cmprehensive developments on the current Tunisia situation is brilliant, as usually your work is. I appreciate you give the priority to the re estatement of the economy, which is the key point to launch a wide programme on favour of employment, education, social and security.Tunisia has educated people and in a while it will be an example of success of the political moves for number of countries. Amanallah ( Cairo)

Walid Al Batikh - 05-10-2011 14:20

Tout a fait d'accord, si nous voulons que la Tunisie redevienne ce pays si souvent cité en exemple, il faut que la priorité soit donnee a l economie et a la securite. Un peu plus d effort pour les autre et un peu moins de narcissisme. W. Al Batikh

Khalid Mahmassani - 05-10-2011 14:41

Tout a fait d'accord avec cette analyse. Il est nécessaire que les citoyens soient dignes de leur révolution et que les responsables soient à la hauteur de leur mission de sauvetage et de sauvegarde. C'est le sens de ce beau message, plein de sagesse et de bon sens de Mourad Guellaty, dont on peut être fier de son amitié.K Mahmassani

A. Al Kadhi - 05-10-2011 14:52

Une tribune courte et ramassée, ce n'est pas dans les habitudes de Si Mourad, qui adore les longs développements. Et pourtant, tout est dit: méfiance et confiance sur la même bascule. Et aux tunisiens de choisir leur destin. A.Al Kadhi

Walid Béji - 15-10-2011 14:52

Evidemment un article de Mourad Guellaty ne peut être que consistant sur le fond et excellent dans la forme. Sages rélexions, mais aujourd'hui, plus que jamais, qui va les apprécier et y adhérer? Tout le monde est occupé par un autre exercice, électoral bien sûr! Walid Béji

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