News - 05.04.2017

Les dernières heures de Bourguiba : Un témoignage exceptionnel du Dr Saida Douki

Les dernières heures de Bourguiba : Un témoignage exceptionnel du Dr Saida Douki

Psychiatre, alors Chef de Service à l’hôpital Razi, le Dr Saida Douki était appelée en grande urgence, fin mars 2000, au chevet de Bourguiba, transféré de Monastir à l’hôpital Militaire de Tunis, pour une ultime tentative de lui faire retrouver le sommeil. Elle y parviendra et se verra désignée, pour le raccompagner à Monastir et le suivre jusqu’au dernier soupir. Un témoignage exceptionnel que le Dr Douki, aujourd’hui établie à Lyon, a bien voulu livrer en exclusivité à Leaders.

La mémoire nous joue de drôles de tours. Je garde un souvenir intact du jour où j’eus l’immense privilège d’être appelée au chevet du Président Bourguiba mais je ne peux me rappeler la date, ni celle de son décès qui devait suivre quelques semaines plus tard, comme si mon cerveau refusait d’enregistrer cette date. Il ne vous étonnera guère d’apprendre que j’ai également totalement oublié la date du décès de mon père.

Je me dirigeai vers la Coupole pour assister à une cérémonie commémorative de je ne sais plus quoi, (a posteriori, il s’agissait du 20 mars) à laquelle j’avais été conviée. Il était moins de huit heures, j’étais au carrefour d’El Menzah VI quand mon portable sonna. Mon collègue et ami, le Pr Mohamed Gueddiche était au bout du fil. «Saïda, me dit-il, où que tu sois, change de destination et rends-toi à l’hôpital militaire où le Zaim (texto) est hospitalisé et il faudrait que tu le voies». Et me voilà  à Montfleury en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. J’étais totalement dépersonnalisée ! Moi, aller voir le grand Bourguiba qui avait été ravi à la vue de son peuple depuis tant d’années ?

Je suis attendue par le Pr Gueddiche dans son service, introduite et mon regard se porte (pour la première fois, en vrai) sur ce monument de mon histoire, de notre histoire, allongé sur un lit d’hôpital. Mes premières impressions furent : comme il est petit et comme il est grand ! C’est curieux, mais il est vrai qu’autant son corps était rapetissé autant sa tête était toujours aussi imposante que de coutume. Une tête d’empereur romain ! Un regard toujours perçant bien que voilé par la cataracte. Il souffrait à l’évidence, il geignait, il grognait, il grommelait, faute de pouvoir s’exprimer du fait de l’évident effondrement de ses capacités cognitives. Il ne dormait plus, ne s’alimentait plus, m’a-t-on dit et ne cessait de s’agiter, de crier, depuis qu’il avait contracté une pleurésie. Il fallait impérativement le soulager, le calmer.

Je m’enquis du traitement qu’il prenait et me contentai de le prescrire, littéralement terrorisée par ma responsabilité et en me croisant les doigts, par voie parentérale en augmentant légèrement la posologie. Et miracle, dans les minutes qui suivirent, les médicaments firent leur effet. Il s’endormit paisiblement.
J’ai oublié de vous dire que j’avais essayé d’entrer en contact avec lui en l’appelant avec un respect affectueux: si El Habib, vous m’entendez ? Et je me fis rabrouer par Mohamed Gueddiche, manifestement scandalisé par ma « familiarité » : Appelles-le Saïd El Zaïm, Saïda ! Et je remarquai à ce moment que son dossier médical portait ce titre en français: Le leader Bourguiba. Il n’avait apparemment plus droit au titre de Président (ce qui eût été légitime car tous les anciens présidents y ont droit) mais personne ne pouvait lui ôter celui qu’il affectionnait tout particulièrement d’ailleurs.

Je compris aussi rapidement qu’on attendait de mon intervention la possibilité de le ramener au plus vite à Monastir, de crainte probablement que la population, informée de son séjour à l’hôpital ne s’y précipitât. J’ai quand même demandé et obtenu un sursis de 24 heures pour m’assurer de la stabilisation de son sommeil, le problème de la pleurésie ayant été réglé.

Comme il avait passé une bonne nuit et était retombé dans une stupeur tranquille, on procéda à son transfert dès le lendemain, au grand dam de son fils. Mais il me fut demandé (à mon grand bonheur) de l’y accompagner, en toute discrétion. Cà tombait bien, nous étions à la veille de l’Aïd El Kebir et d’un très long week-end. 
Ainsi fût fait, et je débarquai, en voiture spéciale, dans la fameuse villa du gouverneur local qui abritait le Président depuis des années. Une villa moderne sans prétention mais où j’eus l’agréable surprise de découvrir une chambre à coucher parfaitement médicalisée, un bureau totalement reconstitué avec meubles et photo de Mendès France tels que vus à la TV, une équipe (cuisiniers, valets, secrétaires, gouvernantes etc.) tout droit venue de Carthage en même temps que le Président. C’était une marque indéniable d’égards mais que pesait-elle face à l’isolement qui lui avait été imposé jusqu’à ses derniers jours ? Certes, il est important, pour les personnes âgées, de leur garantir des repères physiques. Ce fut fait. Mais il est encore plus important de leur offrir un environnement affectif, de continuer à les solliciter à ce niveau où le cerveau ne s’use uniquement que quand on ne s’en sert pas. Et on a infligé à l’avocat la pire des sanctions, celle de ne pas parler.

Et mon séjour monastirien commença. Pourquoi m’avait-on choisie plutôt qu’un psychiatre militaire (tenu au secret), d’autant qu’il en existait d’éminents ? Probablement parce que j’étais une femme (hommage à Bourguiba) et parce que j’étais originaire de Monastir et donc aussi suspecte que tous mes concitoyens de loyauté indéfectible envers le plus illustre des natifs de la petite ville. Car l’heure était grave et la fin à l’évidence approchait.

Je me joignis à l’équipe médicale locale en charge de la santé du Président mais j’avais l’avantage d’être totalement disponible sur place. Je pus observer les accès d’oscillations erratiques du moniteur cardiaque et me résolus à faire part du pronostic fatal au Gouverneur qui nous rendait visite quotidiennement et à la famille qui, avec une dignité exemplaire, approuva ma proposition de mettre fin à l’acharnement thérapeutique. Car ses médecins continuaient avec un dévouement digne d’éloges à vouloir multiplier les explorations et mettre en œuvre de nouveaux protocoles thérapeutiques voués à l’échec. C’est alors que la surveillance se relâcha et que de nombreux proches, parents et amis, furent autorisés à lui rendre une dernière visite.

C’est ainsi que je reçus (car j’étais devenue l’hôtesse de la demeure) mon maître, le Pr Amor Chadli et M. Mohamed Sayah et que je recueillis des confidences émouvantes et historiques sur leur relation avec le Président. C’est ainsi que le jour de l’Aïd et pour la première fois depuis son exil, la table fut dressée pour une vingtaine de personnes parentes, amies ou alliées. Dans l’intervalle, je passais de longues heures seule et en profitai pour remonter le cours de mon histoire. Je m’asseyais à son chevet et le regardai longuement pour me repaître de la vue de ce personnage qui avait transformé mon destin de femme et de tunisienne. Je n’ai jamais vu un aussi beau vieillard, aussi dément fût-il ! Je regretterai toujours de ne l’avoir jamais rencontré de son « vivant ».

Son magnifique visage aux yeux bleus étincelants et au sourire ravageur se superposait au masque figé par l’âge et la maladie. Je discutais aussi longuement avec le personnel et fus confondue par leur dévotion envers le Président Bourguiba, qu’eux appelaient d’ailleurs « El Raïs ». Il en était de même du personnel paramédical qui se relayait pour lui prodiguer les soins nécessaires.

Je savais que Bourguiba n’avait laissé personne indifférent, même après son éclipse involontaire, mais je pris la mesure de l’attachement et du respect hors normes qu’il avait inspirés. Je connus de grands moments d’émotion. Quand le majordome me montra le cercueil et surtout son épitaphe inscrite sur une petite plaque dorée et rédigée par Si El Habib lui-même : « Habib Bourguiba, Fondateur de la République Tunisienne, Emancipateur de la Femme Tunisienne … », je ne pus retenir mes larmes de gratitude, d’admiration, pour l’Homme qui avait résumé en deux phrases l’ouvrage accompli et qui est encore revendiqué par tant de nations.

Le moment le plus bouleversant fut la préparation de ses funérailles alors qu’il gisait sur son lit d’agonie. Je fus associée à la discussion entre Junior et le Gouverneur qui faisait part des instructions de Zine El Abidine Ben Ali. Il était question d’organiser des funérailles nationales auxquelles « tous les amis de Bourguiba » pouvaient être conviés, y compris les grands de ce monde qu’il avait côtoyés à leur égal. Il était également question de faire porter le cercueil sur épaules d’hommes jusqu’à sa dernière demeure.

Pendant que les deux hommes discutaient des détails, je pleurai, bouleversée, en silence, pour ne pas les déranger. C’est ainsi que j’appris que Bourguiba ne possédait aucun bien et que son compte en banque n’avait jamais enregistré que ses salaires de Président de la République. Conscient de mon profond chagrin, Junior me promit de m’adresser une invitation et nota immédiatement mon adresse. Quelle ne fut pas ma déception attristée de ne rien recevoir ! Quelle ne fut pas ma consternation d’attendre en vain, devant des documentaires animaliers tournant en boucle, la retransmission télévisée de l’enterrement ! Et quelle ne fut pas ma stupéfaction horrifiée d’apprendre par la suite le traitement qui avait été réservé au Zaïm dont le catafalque avait été transporté dans la soute d’un avion ! Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont commis ce suprême outrage.

Et je compris dès lors que le sort de Ben Ali était scellé à plus ou moins court terme car le peuple tunisien ne pardonnerait jamais non plus l’offense faite au Père révéré. La mort dans notre culture doit effacer tous les griefs possibles. Et Bourguiba qui reste le seul Président de ce pays, puisque son successeur s’est déchu de ce titre par ses multiples trahisons, sera toujours aussi grand mort que vivant. Vive Bourguiba et Vive la Tunisie.

Dr Saida Douki

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Lire aussi:

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Les derniers jours de Bourguiba à Carthage et les supplices de sa résidence surveillée, révélés par le Pr Amor Chedli

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Tags : bourguiba   chadli  
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84 Commentaires
Les Commentaires
Sobhy Houissa - 03-04-2011 19:00

Pourquoi on n'a pas eu ce temoignange avant?

Mohamed KRAIEM - 03-04-2011 19:32

Un tel témoignage grandit son auteur .Merci Saida

Mohamed Bergaoui - 03-04-2011 21:05

Je suis en admiration pour ce texte où la simplicité du verbe le dispute à la sensibilité de la personne. Résultat : un témoignage poignant et sincère d'un moment historique parce qu'unique !!!

Slaheddine TOUIBI - 03-04-2011 21:58

En lisant ce texte je n'ai pu retenir mes larmes . J'ai eu le privilège de le voir à Kairouan à l'occasion d'un Mouled aux côtés de mon défunt père qui avait "damasquiné" son portrait au fil d'argent et à Monastir où les premiers de chaque classe su Lycée de Garçons de Sousse étaient conviés . Je confirme qu'il m'était difficile de le regarder , ses yeux ayant un pouvoir immense sur ma personne et je ne puis le fixer ! J'étais un opposant à Bourguiba et ce n'est ni le moment ni l'endroit de le dire ...mais cet homme me fascinait , son courage n'avait d'égal que sa détermination à VIVRE pour la Tunisie . Je n'oublierai jamais que c'est grâce à lui que le premier scanner a été introduit en Tunisie et j'en fus le premier utilisateur faisant ainsi que la Tunisie se dotât du premier tomodensitomètre en Afrique ( et bien avant l'Afrique du sud auquel l'appareil était destiné et qui fut détourné en Tunisie ) . Je me souviens aussi de la colère de Bourguiba lors que hospitalisé dans le service de cardiologie puis dans le service d'urologie où le personnel médical l'appelait si lahbib ....il ne le supportait pas ...il considérait , à juste titre , que c'est lui Bourguiba qui a fait la Tunisie qui mérite qu'on continue à l'appeler monsieur la Président ...Il avait raison , on l'avait "déchu" de son titre .......rapidement . Je ne reviendrai pas sur la suite que je n'ai pas vécue et que mon amie Saida raconte si bien avec la sincérité que je lui connais et la sensibilité qui est non seulement la sienne mais celle de tous les tunisiens ...alors moi aussi je m'élève contre la manière dont il a été traité après sa mort . Un ancien Ministre de l'Intérieur français de l'époque et qui était son compagnon de lutte était scandalisé qu'on traitât cet homme d'une manière pour le moins cavalière . Il avait réussi son entrée en 1956 et , à mon humble avis, les décideurs de l'époque l'ont fait sortir par la petite , la plus petite des portes mais l'Histoire retiendra que Bourguiba a FAIT la Tunisie . Merci Saida pour ce témoignage , merci de rappeler que nous lui devons , malgré quelques dérapages , de nous avoir donné notre dignité et notre place dans la monde . Nous ne l'oublierons jamais !!! qu'il repose en paix !

Sarra - 03-04-2011 22:38

Un témoignage exceptionnel et sincère de la part d'une grande dame. Bravo Pr Douki !

riahi hichem - 03-04-2011 23:29

quel témoignage,quelle grandeur d’âme! autant je suis triste pour le sort réservé au père de la nation dans le crépuscule de sa vie,autant je suis heureux et fier d'appartenir à cette belle nation!merci madame douki pour ce beau témoignage !!!

M. Sédiri - 04-04-2011 00:59

Merci Dr Douki pour ce témoignage émouvant. Comment seront enterrés Ben Ali, Ben Dhia et leur reste...? sans regret, sans histoire, sans chagrin, sans pitié, sans classe aucune!!

Hayet Dhifallah - 04-04-2011 07:55

merci saïda pour ce témoignage ! et merci à leaders de l'avoir publié !

A.Tekaia - 04-04-2011 08:49

Excellent témoignage et hommage à la fois, au père de notre chère patrie.Je me rappelle toujours le jour de l'enterrement du zaim où je voulais à tout pris lui rendre un dernier hommage en assistant au moins à l'enterrement à l'esplanade, lieu qu'il affectionnait tant et que lui même a préparé depuis les années 60.mais déjà quand on arrivait à sousse la route était déjà barrée et impossible d'accéder à la route de monastir;vous imaginer la déception! et puis je me suis résigné à regarder la transmission de la cérémonie à la tv nationale comme tout le monde s'attendait ainsi que toutes les tv du monde;on attendait ce moment pathétique pour rendre un dernier hommage à notre zaim qui n'est pas national seulement ,même si c'était à travers les ondes hertziennes; mais hélas rien n'a été transmis,on est resté sur notre faim,mort de déception,jusqu'à ce jour encore (et on n'était pas les seuls);c'est alors que je me suis dits comme le dit trés justement Mme Douki ,le sort de ben ali est scellé définitivement.Que les nouveaux dirigeants de ce pays puissent être humbles et sachent garder avec jalousie les acquis de la tunisie de bourguiba cela sauvera les générations futures de la tunisie pour un ou deux siècles encore.

Mohamed taieb - 04-04-2011 09:05

Merci Dr SAIDA et bravo pour ce témoignage combien sincère et touchant.En lisant cet témoignage, je n'ai pu retenir mes larmes ; Que dieu le bénisse.

hamida mounir - 04-04-2011 09:31

la sensibilité d'une VRAIE Monastirienne dévouée à la GRANDEUR du plus illustre LION MONASTIRIEN.Merci DR.

INSAF HAMZA KACHOURI - 04-04-2011 09:42

Merci beaucoup pour ce témoignage, sûrement qu'il y en aura d'autres ; jamais personne ne pourra oublier ce Grand Homme !!!

kais AMMAR - 04-04-2011 10:24

J'ai voulu commenter par un "No comment" mais je vais insister à dire que le récit de Mme Douki, éminente professeure de médecine, émane d'une citoyenne reconnaissante au Zaïm qui a fait de nous tous, du moins ceux qui ont compris son message civilisationnel, de vrais patriotes, fiers de notre belle Tunisie, laborieux et surtout ouverts. Le Zaïm et son oeuvre sont immortels, Mme Douki et les condisciples de Bourguiba le sont aussi. Vive la Tunisie

BARKATI Chelby - 04-04-2011 10:38

Justement, ce qui manque aujourd'hui à la TUNISIE - vraiment - UN BOURGUIBA âgé de soixante ans

sahloul Essoussi - 04-04-2011 11:04

Merci chère Saida de ce témoignage réellement émouvant.J'ai eu le privilège d'approcher le Président Habib Bourguiba un certain 23 Avril 1980 quand, jeune assistant à la fac de médecine de Sousse faisant partie du comité d'organisation du 1er séminaire international de Médecine communautaire, nous avions été invités avec les conférenciers invités au palais de Carthage par le Président Bourguiba qui nous y avait reçu en toute simplicité et même convié à déjeuner! Auparavant, il nous avait fait visiter son bureau et s'était attardé sur la table de coin où se trouvaient nombre de portraits de chefs d'état et leaders: Mendès France, Charles de Gaulle, Richard Nixon...., mais aussi Kadhafi pour lequel il avait émis un jugement "peu flatteur"-et en excellent français- il s'adressait notamment aux invités étrangers qui n'avaient pas manqué d'être surpris par sa verve et la richesse de son verbe. Ce contact "physique" avec l'immense Bourguiba est resté un moment inoubliable de ma vie et de ma carrière.Après le 14 Janvier, j'ai alerté beaucoup de mes amis de Monastir et d'ailleurs pour leur demander de faire pression sur les autorités locales afin de remplacer le portrait du leader Bourguiba placé dans son mausolée; ce portrait avait été pris en fin de vie du leader et le montrait vieilli et usé, alors qu'il y a tellement de belles photos de Bourguiba le jeune leader au regard séducteur, le résistant à la barbe fournie, le tribun au menton volontaire...J'ai aussi pleuré de rage quand j'ai réalisé devant mon poste de TV que ses funérailles annoncées "nationales" ont servi de parade au service d'un pouvoir qui annonçait déjà toute sa médiocrité et son indigence intellectuelle.

Ben Mrad Linda - 04-04-2011 11:51

sera toujours aussi grand mort que vivant. Vive Bourguiba et Vive la Tunisie. merci Madame pour ce beau témoignage.

sami - 04-04-2011 12:39

une mouche peut piquer un cheval mais le cheval resta un cheval et la mouche une mouche. le leader habib Boughiba est une personnalité mondiale à l'instar de ghandi et autres personnalités

fethia ben hassen - 04-04-2011 12:50

merci madame pour ce témoignage, il m'a permis de vivre les derniers moment de cet illustre enfant de la Tunisie que je ne cesserai jamais de pleurer

Basly sahbi - 04-04-2011 12:51

Merci said a pour ce temoignage .. Tu as toujours tee au Bon endroit quand il le fallout .. C'est dire combine tu compte dans l'esprit DES deciders grace a tees qualities innombrables humane , professionnelle , et relationnelle .. Bien dit .. A bientot pour le Futur de la tunisie .. On a besoin de femmes com me toi ...!

kharroubi - 04-04-2011 12:53

merci et bravo DR douki pour votre témoignage qui est tres émouvant et sincère moi j'ai eu la chance et l'honneur de participer à son anesthesie à l'hopital sehloul comme aide du dr rchid said en 93ou 94 je me rappelle plus icomme vous dite meme sur table d'op il etait magnifique fort et courageux il avait le corps fragile mais l'esprit vif et présent je me rappelle quand mr le DR rchud said lui a demandé;on peut commencer l'anesthesie MR le président il lui répond tout de suite sans hésitation et avec un ton sure ; comment vous voulez commencer l'anesthesie et mes lunettes sont encore là

Abdessalem Othman - 04-04-2011 12:57

Merci chere Saida de votre témoignage émouvant et triste, du dernier jour de BOURGUIBA, le grand BOURGUIBA, moi aussi j'ai eu le privillége de le rencrontrer et de souper avec lui, pendant sa visite a MONTRÉAL au CANADA en 1968 au pavillon de la TUNISIE a l'expo unniveselle de montréal. je garde toujour le souvenir de son regard et de son sourire. que dieu le tout puissant lui accorde son miséricorde éternel. un Tunisien a montréal. ABDESSALEM OTHMAN ing.

najla besbes bouden - 04-04-2011 13:07

merci Saida pour ce témoignage et je n'ai pas besoin de te dire que nous sommes nombreuses et nombreux à t'envier ces moments exceptionnels que tu as pu avoir avec ERRAIS, moi j'ai eu le privilège de le rencontrer enfant, quand mon défunt papa était chargé de sa garde, mais j'étais trop jeune pour en profiter vraiment, ma joue garde juste l'empreinte du bisou affectueux qu'il ne manquait jamais de donner à un enfant quel qu'il soit, oui c'est le père de la patrie, mais et surtout le tuteur de la femme tunisienne, à la seule différence qu'il a exercé cette tutelle pour lui donner tous les honneurs, la responsabiliser et lui ouvrir le chemin de la liberté et de l'émancipation... alors que d'autres l'ont infantilisée et oté le droit d'être adulte et responsable, allant comme en arabie séoudite à considérer qu'un fils mâle de 9 ou 10 ans était le tuteur de sa mère, qui l'a infanté, mais elle ne pouvait avoir le droit d'exister par elle même en tant que citoyenne, c'est ça la chariâa quand elle est appliquée: pas de droit de citoyeneté à une femme en dehors de la tutelle d'un père, frère, mari ou fils de 10 ans...

fakher CHOYAKH - 04-04-2011 13:24

merci chère consœur pour ce témoignage très émouvant. il a dit dans l'un des ces derniers discours à benali '' tu as fait ce que je n'ai pas pu faire'', il avait bien raison, avant-gardiste comme il le fut...allah yarhmou.

Adel Mothéré - 04-04-2011 13:43

Un témoignage touchant en cette période post-révolutionnaire où l'image du Zaïm est redorée. Ceci est bon pour l'Histoire qu'on doit enseigner aux générations qui n'ont jamais entendu parler du Leader. Mais, de grâce, ne tombons pas dans la nostalgie ! Les enfants doivent regarder dans l'avenir, le passé servant de leçon(s).

Ben Ghalia Mohamed - 04-04-2011 13:48

Merci professeur pour votre témoignage sur les derniers moments de la vie du Président Bourguiba et cette chance qui vous a été offerte par dieu de vivre ces moments.Le peuple tunisien reconnaitra les soins prodigués à notre Zaim pour alléger ses souffrances , mais aussi échapper au calvaire qu'il subissait de la part de "el makhloue".Bourguiba n'est pas mort car il demeure en chacun de nous , alors que ben ali est complètement effacé de notre mémoire.Merci encore une fois.

SOFIANE - 04-04-2011 13:56

Je pensais savoir beaucoup de chose de Saida Douki mais cet épisode oh combien important et déchirant, elle a su le garder secret, code de déontologie oblige. Merci quand même Saida de nous faire partager ce moment de l'histoire, même tardivement. Bourguiba est et restera à Jamais identifié à la Tunisie moderne.

ridha ELLOUZE - 04-04-2011 14:11

Merci c'est un grand moment d'émotion, cela me fait rappeler les agréables moments passés à ses cotés à genève

EL JED Talel - 04-04-2011 14:30

Dr.S. Douki merci pour ce témoignage très émouvant allah yarhmou ainsi que Bibi juniors

ERNEZ Amor - 04-04-2011 14:34

BRAVO Saïda pour tout ce que tu as révélé pendant les moments difficiles du ZAÏM . Toi ! au moins tu as en la chance d'être auprés de son chevet avant de mourir : c'est un moment historique auquel tu as eu la chance de le cotoyer et de contempler pour la dernière fois ce majestueux MOUJAHED EL AKBAR entrain d'agoniser . La Tunisie a perdu un grand homme qui a traçé bon gré mal gré l'histoire de notre chère tunisie . J'espère de tout mon coeur que les responsables actuels pensent sérieusement à la rediffusion de ses discours et d'intimer l'ordre aux diffèrentes chaînes de TV de les programmer sèparément pour que les jeunes d'aujourd'hui aient une idée exacte sur la valeur réelle de cet HOMME . ALLAH YERHAMOU

mr tahar makhlouf - 04-04-2011 14:36

Emouvant ,témoignage qui ne peut laisser personne indifférente ,ça ne fait que rehausser l'image formidable du Rais au summum de la grandeur.

Khaled ELABED - 04-04-2011 15:39

merci pour votre témoignage . Du devoir de notre génération de faire connaitre à nos enfants Bourguiba le libérateur , l'homme d'état , son humanisme et son amour pour son peuple .

Dr Raoudha GAFREJ - 04-04-2011 15:54

Grand merci chère Madame pour ce témoignage qui personnellement me fait revivre des moments historiques. Feu Bourguiba a fait ce qu'aucun dirigeant des autres pays africains n'a pu faire avec son peuple. Certes il y a eu des abus et des souffrances que nous regrettons mais, pour arriver là où nous sommes maintenant, certains ont payé un prix plus forts que d'autres. Allah yarhmou. Emine

Chaghal habib - 04-04-2011 16:00

C'est très très émouvant.J ai eu la chance de connaitre le leader Bourguiba durant ses nombreuses rencontres avec les responsables de l'UGET fin des années 60 et début des années 70 ainsi que durant sa visite à Lyon en 1985 pour y subir une opération sur la cataracte .J'étais consul à Lyon. Je me rappelle de deux anecdotes:le professeur Charleux qui devait l'opérer lui avait dit avant l'opération ;je parie un franc contre un million que vous allez retrouver une vue normale dans quelques heures . Le Président répondit: je ne parie que sur le Dinar je ne connais pas le franc. Le jour de sa sortie de la clinique L'ambassadeur Hédi Mabrouk m'avait demandé d'apporter à la clinique deux cartons de champagne pour une réception à la clinique, il m'avait demandé de les laisser dans ma voiture en attendant ses instructions,et quand j'ai retrouvé Mr Mabrouk dans la clinique,il était avec Bourguiba et le Docteur Omar Chadhly.Bourguiba terminait le poéme "la mort du loup". j'avait informé discrètement Mr Mabrouk que j'avais apporté les caisses.Mr Mabrouk avait essayé utilisant toutes ses prouesses diplomatiques de convaincre le Président afin de l'autoriser à faire servir du champagne durant la réception organisée en l'honneur du personnel médical français. Ce fut impossible.Le champagne ne fut servi ci-après le départ de Bourguiba.

ERNEZ Amor - 04-04-2011 17:20

BRAVO Saïda pour tout ce que tu as révélé pendant les moments difficiles du ZAÏM . Toi ! au moins tu as en la chance d'être auprés de son chevet avant de mourir : c'est un moment historique auquel tu as eu la chance de le cotoyer et de contempler pour la dernière fois ce majestueux MOUJAHED EL AKBAR entrain d'agoniser . La Tunisie a perdu un grand homme qui a traçé bon gré mal gré l'histoire de notre chère tunisie . J'espère de tout mon coeur que les responsables actuels pensent sérieusement à la rediffusion de ses discours et d'intimer l'ordre aux diffèrentes chaînes de TV de les programmer sèparément pour que les jeunes d'aujourd'hui aient une idée exacte sur la valeur réelle de cet HOMME . ALLAH YERHAMOU

slouma zeineb - 04-04-2011 17:30

Mm saida douki c est 1 grand plaisir de vous voir en photo je suis 1 veille amie je vous ai connue par l interemediaire de votre gendre rafik khalfallah jaimerais bien vous rencontre merci

Amel Zaïbi - 04-04-2011 18:19

Merci pour ce beau témoignage. Bourguiba était un visionnaire, un génie comme la Tunisie n'en a jamais connu et n'en connaîtra sans doute jamais...Et les génies ne meurent jamais.

Iadh Ennaifar - 04-04-2011 21:40

Merci beaucoup professeur pour ce témoignage émouvant!!! Bourguiba est le père de la nation et le bâtisseur de la Tunisie moderne et les jeunes qui nous ont libères de la dictature du gang de Ben Ali sont ses arrières petits fils qui l'ont si bien venge!!!!! Vive la Tunisie libre et démocratique et que Bourguiba repose en paix!!!!!! Son rêve , inchallah, se réalisera tel qu'il l'avait espere ... Et programme !!!

Salem MAHJOUB - 04-04-2011 21:41

Madame Saïda Douki, Combien j'ai envie de vous embrasser. Je retrouve dans chaque mot de votre témoignage tout l'amour que j'ai pour le Zaïm, Le Président éternel. J'en suis vraiment ému, et je me réjouirai toujours de le lire. J'en évoquerai des passages dans une conférence que je donnerai le 26 avril 2011 à Pointe-à-Pitre. Je vous renouvelle mes remerciements car vous avez apporté beaucoup de paix et de bonheur à mon âme en ces temps de tumulte et de tempête

BEN MUSTAPHA Slaheddine - 04-04-2011 21:55

Bravo et merci madame DOUKI pour ce temoignage qui fait revivre beaucoup de tunisiens des moments historiques et qui fait connaitre à nos enfants Bourguiba, le vrai president qui se sacrifiait pour son peuple et pour son pays LA TUNISIE, ALLAH YARHMOU c'etait un GRAND.

Soraya Fersi - 05-04-2011 06:58

Merci madame pour ce témoignage émouvant. Je suis de ceux et celles qui ne pardonneront jamais à ceux qui ont commis le suprême outrage au Président Bourguiba de le priver de funérailles nationales! J'ai eu le privilège de le rencontrer personnellement dans ma jeunesse et garde le souvenir d'un GRAND Homme d'une extrême humanité qui restera à jamais le père de la nation tunisienne, le seul Président que nous ayons eu qui soit digne de porter ce titre!

WASSILA BEN CHEIKH - 05-04-2011 10:45

Merci Dr Douki pou cet émouvant témoignage ,ce que je voudrais ajouter c 'est que Bourguiba n' est pas mort le jour où les médias ont officiellement annoncé son décès, mais à partir du moment ou on l' a cloitré dans cette demeure à Monastir; coupé de son peuple , privé de ces bains de foule qui lui donnaient une seconde naissance !l histoire retiendra contre ben ali ces agissements dictés par le ressentiment et le peuple tunisien ne le lui pardonnera point ; le combattant suprême méritait une fin meilleure !! on organise ce mercredi à monastir une rencontre pour rendre hommage à Bourguiba pour lui dire que nous l' avons aimé vivant et que nous l' aimons encore aujourd 'hui...

Salem Hamza - 05-04-2011 11:37

Un récit émouvant, à la hauteur de votre sensibilité et de votre humanisme. Votre conclusion s'est réalisée, "on ne traite pas impunément le père de la nation"! En fait la Tunisie n'a eu qu'un seul président depuis 1957. De 87 à 2011, la Tunsie était otage d'une bande d'opportunistes et d'affamées. L'histoire se pencheras sur les raisons de cet épisode malheureux. Merci pour votre témoignage. Avec mes amitiés

Tounsi - 05-04-2011 11:55

Plusieurs des temoignages rapportent les erreurs de Bourguiba... Une chose est certaine, rien ni personne ne peut douter de l'amour de Bourguiba à la Tunisie... S'est il veritablement trompé ou l'a-t-on trompé ??? Il y a peut être un peu de tout, mais ce qui est certain, c'est qu'il a été légitime, car fondateur de la Tunisie moderne.. Infâme le traitement reservé au Zaim lors du transport de sa depouille, mais pas surprenant de la part du voyou .

BOUDHIBA DRISS - 05-04-2011 12:33

Quel plaisir Dr de lire cette partie oh combien inoubliable de notre histoire, vous nous avez toujours honoré par vos connaissances psychiatriques lors des cours que j'ai eu avec vous et si Nacef et Mme Cheour à l'hôpital psychiatrique Razi 2002... et l'excellence du verbe que vous déployer aujourd'hui en mémoire du Grand Zaim Bourguiba. BOUDHIBA DRISS

Habib Achour - 05-04-2011 12:37

Bravo Saida pour ce témoignage combien émouvant! Je partage tout à fait tes ressentiments, tout en te félicitant d'avoir eu la chance de vivre et surtout la responsabilité de gérer les dernières heures du grand Bourguiba, le Fondateur de la République Tunisienne, l'Emancipateur de la Femme Tunisienne,...L'Immortel.

Habib Achour - 05-04-2011 12:56

Bravo Saida pour ce témoignage combien émouvant! Je partage tout à fait tes ressentiments, tout en te félicitant d'avoir eu la chance de vivre et surtout la responsabilité de gérer les dernières heures du grand Bourguiba, le Fondateur de la République Tunisienne, l'Emancipateur de la Femme Tunisienne,...L'Immortel.

Saadoune Kasserini - 05-04-2011 13:57

Chère Prof. Deux mots: BRAVO et MERCI. Bravo pour le courage et l'honnêteté de votre récit. Et Merci d'être égale à vosu même comme vous l'avez toujours été et ce contrairement à certains de vos collègues qui essaient de profiter de la révolution pour se refaire une toilette. Et comme vous le dites si bien "Vive le Grand Bourguiba (dans nos mémoires) et vive la Grande Tunisie.

Chokri HAMOUDA - 05-04-2011 15:52

Merci chère maître pour ce témoignage. Comme tous les Tunisiens qui avaient profité de l'ascenseur social instauré par le fondateur de la république, je suis redevable à notre président Bourguiba qui nous a permis de poursuivre nos études de qualité gratuitement. Quant à vous, Pr Saïda Douki, vous avez dirigé ma thèse de doctorat en médecine en 1989 au sujet de la psychiatrie à l'hôpital général, sujet qui reste à ce jour d'actualité. Actuellement je suis Pr. Ag. en Médecine. Que Dieu bénisse notre Zaïm et que Dieu vous garde.

Chakib - 05-04-2011 16:03

Vive Bourguiba

Dr ZOUABI - 05-04-2011 16:51

Cher confrère, merci pour ce témoignage qui comme voua avez pu le remarquer n’a pas manqué son objectif « Devoir d’histoire, devoir de mémoire » ! Pour la première affirmation j’espère qu’enfin le travail des historiens sur la période de présidence du « combattant suprème, Ezaim Bourguiba, 1er président (et pour moi dernier à ce jour) d’une république qui a mon âge débutera et/ou continuera en toute transparence et sans omettre les périodes sombres. Concernant la 2eme expression j’estime qu’afin de rester fidèle au souvenir des morts de notre jeune révolution tout Tunisien a le devoir de mémoire pour que les jeunes tunisiens sachent que certes la Tunisie n’était pas une démocratie, cependant elle avait un très gand homme politique et un destour que s’ils n’a pas été dénaturé au fil des années aurait fait de ce pays… Ce destour était bien en avance et pour énormément de droit et de liberté par rapport à beaucoup de pays du nord ! pour ma part Ezaim plus précisément ceux qui tenaient le pouvoir en son nom m’ont poussé à l’exil. Je les remercie. Ainsi j’ai pu échapper à l’oppression, perte de liberté et … surtout à l’humiliation qu’ont subi par mes compatriotes sous le règne « du gominé, l’homme du changement et du miracle Tunisien ». Par contre avec l’exil j’ai pu mesurer le chemin parcouru par la Tunisie sous Bourguiba. A tel point qu’au jour d’aujourd’hui dans mon salon trône, en place de père, mère, Mecque, peintre … un immense tableau avec des unes et articles « d’époque » du journal Paris Match consacré en 1956 Ila Esaïd El Zaïm Mr le Président de la république Habib Bourguiba. Tableau imaginé, préparé et … offert par mes enfants de 10 et 14 ans et ma femme (Française) . « Devoir de mémoire » . Avec ZABA nos droits étaient « droit de consommer », droit d’être spolié et surtout … droit d’être humilié. Avec El zaïm Bourguiba est l’homme du droit à l’éducation et la santé, droit de la femme (inexistant dans les pays arabes et beaucoup de pays d’Europe), république laïque (jusqu'aux années 70)… acquis les plus symboliques. Allah yarhmou.

tunisien - 05-04-2011 18:02

qu'est ce que vous avez apporté de nouveau avec ce témoignage madame (dr) saida ??? mise à part vos sentiments personnels il n'ya rien de secret ou de moment fort !! je suis sur qu'il encore plein de choses à dévoiler. désolé docteur mais je trouve que l'article tourne autour d'une experience personnelle sans un réel apport. (à publier "leaders" svp

noura lahouel bratovanov - 05-04-2011 18:14

Il fut un grand homme pour tout ce qu'il a fait pour la Tunisie et tous ceux qui prétendent le contraire sont des ingrats. Il fut ,aussi, honnéte tout le long de sa vie, jusqu'à la mort Il n'y a que la Tunisie qui a eu son BOURGUIBA

mongi hamrouni - 05-04-2011 22:43

Un Grand BRAVO à SAIDA, je ne peux rien ajouter à part le fait d'avoir assister à plusieurs reprises les festivités du 3 Août à Skanès . Merci notre grand ZAIEM , Repose en Paix .

Libre enfin - 06-04-2011 12:32

Merci de votre temoignage Madame. J'appartiens a une generation qui est nee apres l'independance. J'ai oppose certains choix de Bourguiba, notamment en matiere de libertes publiques et privees, et, jeune eleve, avait participe a des manifs contre son despotisme. Un despotisme qui, il faut le reconnaitre, nous a legue, directement ou indirectement, mais sans doute involontairement, la voyoucratie brutale et kleptomane de Ben Ali. Nonobstant tout cela, il ne fait pas de doute qu'il fut un veritable homme d'Etat et un visionnaire d'exception. Nous lui sommes tous redevables, en tout cas moi je le suis, des immenses opportunites de progres economique et social dont nous avons pu beneficie. Nous lui sommes redevables de l'ascenseur social qui a radicalement transforme l'horison de centaines de milliers, peut etre meme de millions, de tunisiens en l'espace d'une ou deux generations. Sans lui, la Tunisie, aujourd'hui, ne serait pas radicalement differente de la Libye ou du Yemen. Quant au despotisme, lui au moins n'a jamais cache son opposition a la democratie. C'est donc avec tristesse que j'ai pris connaissance des flots orduriers prononces a son encontre sur un certain site (...) Ce n'est pas seulement en dephasage total avec les sentiments de la grande majorite des tunisiens, 'mais aussi contraire aux enseignements de l'islam tels que la plupart d'entre nous les concoivent. Qu'il soit beni et qu'il repose en paix.

SAIDA DOUKI DEDIEU - 06-04-2011 13:31

Je pense qu'avoir côtoyé le Zaïm lors de ses dernières heures sur terre était une expérience exceptionnelle à partager avec mes concitoyens et je suis très émue de leur sensibilité et réactivité. Ce témoignage tendait à la partager pour stimuler le devoir de mémoire et laisser place à une expression interdite depis des années. Je n'ai aucun secret à révéler, de par mon devoir de réserve et de confidentialité. Et si je me suis permis de publier ce texte, après que mon maître Amor Chadli eût fait part de ma présence, c'est après avoir obtenu l'autorisation de mon confrère, le Dr Moez Bourguiba. J'ai reçu un message dont je ne peux garantir l'authenticité, mais je vous en fais part. Il semble que le Commandant de bord de l'avion qui devait ramener la dépouille du glorieux défunt ait refusé qu'elle soit reléguée en soute et l'ait mise en première classe. Si c'est vrai, ce geste l'honore et nous serions qu'il se fasse connaître et qu'il nous libère de cette affreuse culpabilité. Merci à tous de vos commentaires qui restaurent à Bourguiba sa stature inégalée, à l'image de tous les Grands qui ont écrit l'Histoire.

BEN SAAD - 06-04-2011 15:12

Mme Saida,vous etes maitre et ça on le sait,maintenant j'ai decouvert une touche de maitre pour le maitre de nous tous:HABIB BOURGUIBA. Madame,à travers cet article,vous avez resuscité en moi le sens du gout, et j'ai savouré cette splendeur de l'homme,vous avez ranimé en moi la faculté du souffle vrai et j'ai pu respirer de l'arome pur :l'intrait du BOURGUIBISME, bref, par cet article vous m'avez decrassé de 23 ans de riducule et vous m'avez parfumé par le sublime esprit: GRANDE via GRAND. Et au 6 Avril prochain

OKBA BEN HEDI HAMMAMI - 07-04-2011 19:10

MERCI MERCI MERCI BOURGIBA VIV BOURGIBA HONEUR A NOTRE PEER PAPA MERCI PAPA 6

ben ismail faten - 28-04-2011 11:12

Bourguiba est un geant de l'histoire ..nul ne peut douter de celà, c le pere de la tunisie moderne et son fondateur .. j eu la chance de vivre mon enfance et ma jeunesse avec cet heros comme president de la tuniisie...cet homme cultive sensible honnete et modeste ...c un grand qu'il ne faut jamais oublier .. quelqu'un qui a su captiver tous les tunisiens par son eloquence et sa spontaneite...allah yarahmou.

amina boujnah - 29-06-2011 18:53

Le président Bourguiba a été un géant dans l'histoire de la Tunisie moderne.Cet homme intègre ,cultivé ,honnête et d'une intelligence brillante et subtile, aimait sa Tunisie et l'a toujours servi avec abnégation.Les tunisiens toutes classes sociales confondues avaient un profond respect et je pense une admiration affectueuse pour leur leader ;et je crois que nous avons tous été particulièrement outrés et malheureux le 6 avril 2000 .Ramener son catafalque dans un avion nommé "7Novembre",empécher la population de lui rendre un hommage digne de lui ,les documentaires animaliers à la TV ;autant de signes qui dénotent de la mesquinerie de son successeur .Bourguiba avait le droit à bien plus d'égards ;Allah yarhamou

R.Bouargoub - 03-04-2013 11:03

Bravo Madame pour votre article. Votre témoignage aurait pu avoir une valeur historique s'il était plus objectif et plus réaliste.Votre conclusion avait malheureusement bousillé l'introduction. Je sais que vous êtes obligées de suivre le cours des événements mais sachez que, probablement, les circonstances futures vous obligeront à retoucher votre conclusion.

Ennouri Benyoussef - 03-04-2013 23:09

Emouvant témoignage d'une patriote ! J'ai eu personellement une seule fois l'occasion de rencontrer Habib Bourguiba , alors President du Conseil en visite officielle au Maroc , en Juin 1956 : j'etais à l'entrée de la residence de notre ambassadeur à Rabat quand Habib Bourguiba est arrivé , à pied , et s'est dirigé vers moi , m'a tendu sa main en se présentant simplement et plantant ses yeux bleus aigus dans les miens . Une année après , en Juillet 1957 , je decidai de rejoindre la mére patrie et de servir la jeune République Tunisienne .

alia - 05-04-2013 06:33

chacun son Bourguiba c 'est un témoignage historique ce fut un GRAND HOMME sur le plan de la modernité de l 'émancipation des femmes etc gamine je regardais tawjihat errais.vous le décrivez avec vos tripes de Monastirienne d 'autres sont issues d 'autres terroirs.une image m 'a glaçée celle de Ben Ali et sa femme au dessus du lit de Bourguiba deux vautours guettant leur proie.il n 'a pa su quitter la table à temps et préparer la démocratie.nobody is perfect.pouvez vous m 'expliquer par quel déterminisme je n 'ai jamais rencontré une petite bonne originaire de Monastir ou des grandes villes du sahel mais toutes débarquaient de Ain Drahim;Jendouba;leKef ?j'ai été autant que vous indigné par les funérailles moi aussi je l 'ai rencontré dans d 'autres circonstances mon pére etait au College Sadiki avec son file dans la méme classe il y avait aussi feu Hammadi elJaziri.j 'ai rencontré aussi son épouse Mathilde-Moufida pour laquelle il avait un grand respect elle avait choisi ce prénom en lui disant je serais toujours utile.oui c 'est le Fondateur de la République mais la NATION lui était antérieure un autre débat qu'est ce qu'une nation

Guez Frida - 05-04-2013 14:52

Merci Pr Douki ces informations m'ont attristés,j'aimais beaucoup le Président Bourguiba.Bravo.

Amel - 09-03-2014 14:52

Émouvant , j ai les larmes aux yeux! Que Dieu bénisse l âme de notre combattant suprême, le père de notre nation, le Grand Bourguiba!

Ameur - 09-03-2014 18:58

Merci pour ce témoignage chère docteur

Garoui - 11-03-2014 05:17

Thank you Dr. Douki for sharing part of national history. Our Rais is hero and should be treated as such, like Gandhi and Mandela. He devoted his live for TUNISIA. He deserves the best and the highest degree of respect and recognition. He invested tremendously in the education of the youth youth not in military camps. He has a great vision and powerful strategy in the middle east conflict resolution. Now a lot of people think we should fellow Ezzaim advises. We should be proud of our leader and forgive him of any mistakes happened when he was older. Yahya Bourguiba. I grow up with this patriotic them and I am proud it. Tahya Tunis Dawla Houraa Moustequilla for ever as Bourguiba wants it to be.

Noureddine Jellali - 11-03-2014 13:50

A la lecture de cet article j'ai pleuré avec les mêmes chaudes larmes que lorsque j'ai appris la mort de "Zaim Lomma". ......En vous félicitant de ce beau témoignage, je me permets, chère Mme, tout en me je joignant à vous, de reprendre à ma manière, et sans trop vous trahir , votre conclusion: "Bourguiba (...) reste le seul Président de ce pays, puisque ses successeurs ’se sont déchus de ce titre par leurs multiples trahisons. (Il) sera toujours aussi grand mort que vivant."

Nour Messaoud - 12-03-2014 09:09

Ce qu'avait ecrit Pr Douki est aussi valable pour moi...est qui est ceci: "Je regretterai toujours de ne l’avoir jamais rencontré de son « vivant »."

Mohamed Ridha Kamoun - 12-03-2014 12:21

quel émouvant témoignage d'une brillante camarade, libre et militante. Je ne savais pas que tu es de Monastir

TRIKI - 14-09-2014 14:52

Merci dct ;je suis fiers d'étre de la génération de l'indépendance;et fiers de l'avoir embrasseé quand j'avais 7 ANS (JE PENSE)et fiers d'etre tunisien ,que dieu protège la belle tunisie .

Toussi du RIF - 08-04-2015 16:30

Un temoignage sincere d'une dame sincere, Bourguiba avec sa sincerité son abnegation à son courage a sa clairevoyance et sa fidelité à son pays et son peuple bien-sure a pu un fondement solide a un etat et une nation moderne ouverte rattaché à son idendité et ses valeurs que ses enfant ont le dévoir de continuer à son édifice.. son oeuvre est immense car il est fidèle et clairvoyant...

radhouane sioud - 03-04-2016 10:55

Merci Professeur pour ce témoignage émouvant , une petite précision cependant , ce n’était pas la fête de l'aid el kebir mais le nouvel an de l'hégire

farhat - 03-04-2016 15:52

il faut juger ce criminel d ignorant de b ali qui a confisque une partie de notre histoire.moi simple citoyen fils de petit fallah suis arrive a terminer mes etudes sup grace au grand BOURGUIBA qui a ete malmene a la fin de sa vie par ce minable qui n a pas atteind la 3em annee secondaire

Hechmi Sbaa Mahdia - 03-04-2016 17:26

Bonjour Dr Saïda Douki Après avoir lu votre texte je me suis dis qu'il faut vous remercier de ce que vous avez écrit parce que cela peut servir pour l'histoire de Tunisie et de notre cher zaiim notre guide et notre 1er Président de notre cher pays.Ce qui m'a vraiment ému c'est comment le Président a résumer toute sa vie toute son histoire en 2phrases Bourguiba le fondateur de la République Tunisienne et liberateurr et Émancipateur de la Femme c'est génial de sa part je peux dire que la Tunisie avait la bénédiction de notre. Bon Dieu d'avoir envoyer à ce pays un Génie avant qu'il soit Président. je vous remercie encore une fois et Félicitations. hechmi Sbaa Mahdia

El Aoud Mohamed - 04-04-2016 17:47

Un visionnaire exceptionnel.

sassi - 05-04-2016 12:26

C'est le leader et reste à jamais le leader, aucun homme dans cet univers n'était et n'est propre, aucun homme n'a aimé et n'a chéri et respecté son peuple et son pays autant que lui, Paix à votre âme cher président... Merci Saida Douki pour ce témoignage fin et émouvant.

MakremBR - 17-04-2016 23:44

Témoignage émouvant. Il ne faut tout de même sanctifier Bourguiba.. La libération de la femme Tunisienne a commencé dès le 19e siècle par le clergé de la Zitouna lui même puis par les intellectuels de gauche comme Tahar Haddad. N'oublions non plus que Bourguiba a été dictateur à sa façon, et que s'il aurait injecté par petites doses progressivement un peu de démocratie, il aurait pu vraiment créer un état moderne et organiser le relais à d'autres, ce qui n'aurait pas laissé l'occasion à des gens comme Ben Ali de prendre le pouvoir.

katfaoui abdallah - 06-10-2016 17:25

Allah yarehem eza3im merci au destin qui m.a offert la chance de le protéger durant des années j.étais de l.équipe de l Escorte présidentiel ( les gardes rapprochés du za3im)le grand bourguiba

rzouga - 07-10-2016 10:15

émouvant témoignage historique.professeur saida mérite la mission que. On lui a confiée. Félicitations. Encore une fois merci pur ce précieux témoignage et pour le. histoire et pour nos futures générations. Bonne santé et longue vie à Mme saida

Neira - 05-04-2017 08:06

Témoignage de Saida Douki sur Bourguiba

Moncef Louati - 05-04-2017 10:43

LE VÉRITABLE LEADER.

sihem - 05-04-2017 13:48

Quand on a des ennuis, le passé semble toujours séduisant. une manière de nous détourner de nos vrais problèmes

mokhtar el khlifi - 05-04-2017 13:53

« …Je n’ai jamais vu un aussi beau vieillard, aussi dément fût-il ! ».Cette assertion portant sur la « démence » de Bourguiba m’étonne venant de votre part et de surcroit élève du Professeur Amor Chedli. Avez-vous pris la peine de lire le livre de votre maitre sur le véritable état de santé de Bourguiba et l’acharnement de certains à modifier ses prescriptions? Un malade qui arrive à écrire de sa propre main une requête pour le parquet de Monastir ne peut être un fou à moins que l’on y ait poussé. Malgré l’atmosphère qui pesait sur les funérailles de ce grand homme j’ai eu le courage avec mon épouse qui avait peur pour moi de rendre un hommage à sa dépouille qui a été déposée à la Kasbah assez loin des yeux des visiteurs et où on nous pressait de quitter les lieux sous le regard de Ben Dhia et deux autres personnalités dont j’ai oublié les noms. Il faut que l’IVD, Temimi et les historiens dignes de ce nom réécrivent honnêtement l’histoire de cet Homme qui a été obnubilé par l’épitaphe inscrite sur le buste d’Auguste Comte, « vivre pour autrui » sans oublier sa lamentable déposition avec la complaisance de certains médecins et des personnalités chargées de sa garde. Son bilan est de loin positif et si je comprends qu’il ait neutralisé, ses opposants qui menaçaient de détruire ce qu’il a construit à grand peine, il ne devait pas cependant couvrir la torture exécutée sous son régime. Pour le seul fait qu’il ait déposé Bourguiba, je voue une haine à Ben Ali et à tous ceux qui l’ont aidé dans cette triste entreprise. Je me reproche de n’avoir rien fait du vivant du dictateur Ben Ali, par peur, certes, mais surtout je n’avais rien de précis entre les mains sauf des accusations à droite et à gauche et que la croissance économique était là démentant ses détracteurs. Oui, j’éprouve quand même un certain remord. Allah yarhmek ya Bourguiba. Semahni.

lotfi - 07-04-2017 16:52

Je viens de découvrir cet émouvant témoignage ou se mêlent sincérité,conscience professionnelle,admiration et amour pour un homme exceptionnel. Merci madame d'avoir résumé les sentiments de la majorité des tunisiens.Je ne connais pas de gens qui ne vous envient pas le " privilège" que vous avez eu malgré les circonstances du moment d'alors.

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