News - 05.04.2017

Bourguiba a bien porté plainte contre Ben Ali

Bourguiba a bien porté plainte contre Ben Ali

Exclusif. Le magazine mensuel Leaders publie dans son numéro d'Avril, en kiosque, un document excpetionnel. Le président Habib Bourguiba avait bien porté plainte en bonne et due forme contre Ben Ali. Il y demandait non seulement sa remise en liberté de sa résidence surveillée à Monastir, mais aussi son jugement. Sa requête au procureur de la République de Monastir que publie Leaders vient d’être trouvée dans les archives de la présidence de la République, avec beaucoup d’autres documents importants. Au moment où la Tunisie commémore ce 6 avril la 13ème année de sa disparition, un coin de voile commence à être levé sur les dernières années de Bourguiba, son enfermement, ses souffrances et son sens de la dignité, gardé jusqu’au bout. A lire ces documents, à écouter les rares confidences de ceux qui ont pu l’approcher durant son calvaire, on ne peut s’empêcher de se demander où étaient les bourguibistes ? Comment avaient-ils accepté ce sort infligé à leur leader, au Combattant suprême?  Quelle peur les avait muselés, mortifiés à ce point ?

Ils étaient ses disciples, ses ministres, ses obligés, ses admirateurs, ses serviteurs. Ils lui doivent beaucoup, sinon tout. Mais, ils s’étaient presque tous tus, résignés et l’ont lâché au moment où il avait le plus besoin de leur soutien dans cette dernière épreuve. Presque tous, car quelques-uns seulement n’avaient pas lâché prise. Tous les autres avaient flanché. Après plus de 50 ans de lutte, de prison et de pouvoir, Bourguiba en avait l’habitude, mais peut-être pas à ce point et à ce moment-là.  Les documents reproduits ci-après apportent un éclairage exceptionnel sur cette période que l’ancien régime étouffait de toutes ses forces. Une machination poussée jusqu’à préparer dès 1995, c’est-à-dire cinq ans à l’avance, tout le déroulé du cérémonial des funérailles de Bourguiba. Tout avait été prévu d’avance, dans le moindre détail, pour ne laisser la place à aucune improvisation de dernière minute qui aurait pu déplaire à Ben Ali. Cette note a été retrouvée à Carthage et doit être divulguée incessamment, nous dit-on. Lorsqu’effectivement Bourguiba décéda, le programme a été appliqué à la lettre. Un cynisme digne des grandes dictatures.

Une complainte poignante 

Le vendredi 2 février 1990, un homme de près de 90 ans prend lui-même sa plume pour déposer plainte, auprès du procureur de la République, contre le président de la République. Celui qui l’avait déposé  et enfermé illégalement. Ce qu’il ne comprend et n’accepte pas, c’est pourquoi ce sort qu’il lui inflige. Ce qu’il demande, c’est d’être jugé pour toute accusation qui lui serait imputée après tant de combats au service de la nation. Pour appuyer sa requête, Bourguiba demande à être reçu afin de soumettre de plus amples détails et fournir photos et documents probants. En bon avocat, même s’il n’avait pas longtemps exercé, Bourguiba garde, à 90 ans, la main pour la procédure. Pour éviter tout vice de forme,  il l’adresse bien au procureur général près le tribunal de Monastir, territorialement compétent en raison de son lieu de captivité, et prend soin de le répéter en langue française afin que ce soit bien compris. Il commence par décliner son identité complète : «Habib Ben Ali Ben Haj Mohamed Bourguiba, premier président de République en Tunisie, né à Monastir, le 3 août 1903 ». Puis, il expose sa plainte. Après avoir rappelé brièvement sa lutte contre l’occupant, sans haine, ce qui a permis à la Tunisie et à la France d’entretenir, après l’indépendance, de bonnes relations, citant à ce propos le témoignage du président François Mitterrand, il évoque sa déposition préméditée par Ben Ali et son enfermement à Monastir.

Un traitement  atroce

«Je suis retenu dans la résidence du gouverneur(…), ne pouvant en sortir que  sur son autorisation, et ne pouvant recevoir les membres de ma famille (…). Certes, je bénéficie des commodités d’hébergement et de restauration, mais je ne peux même pas aller à notre maison, la maison de Bourguiba construite par mon père, feu Ali Bourguiba, et la maison de mon oncle (…)»

Bourguiba se plaindra de ce statut de prisonnier en se demandant quel acte avait-il commis pour y être soumis et «traité avec toute cette atrocité ». Il demande à quitter cette prison serrée et revendique son droit à la liberté : «Je veux retrouver mes amis et tous les habitants de Monastir». Et d’insister sur sa demande d’audience, y voyant sans doute l’occasion de porter son affaire devant l’opinion publique.

Bourguiba y reviendra en post-scriptum, rappelant son combat et promettant des détails très utiles. Par deux fois dans cette lettre, il mentionnera qu’en cas de menace, la France sera toujours aux côtés de la Tunisie. Certains y verront sans doute, loin de tout recours à l’ancienne puissance coloniale, plutôt un clin d’œil très bourguibien à la renonciation de la France à ses valeurs, restée peu soucieuse de son cas, pourtant pays des libertés et des droits de l’Homme.

Ce document suscite beaucoup d’interrogations. Etait-il parvenu effectivement à son destinataire, le procureur de la République de Monastir ? Et si oui, pourquoi n’y avait-il pas donné suite,  en recevant Bourguiba ou en ouvrant une instruction ? Cette thèse paraît peu probable, quand on connaît la surveillance draconienne que Ben Ali exerçait sur son otage. L’un des rares proches de Bourguiba autorisé à le rencontrer avait été en effet interdit de visite pendant une longue période pour  le simple soupçon (infondé) d’avoir essayé de sortir un document rédigé par «le Combattant suprême». Le plus probable, c’est que la requête de Bourguiba avait été interceptée à son insu et remise à Ben Ali. C’est ce qui explique d’ailleurs qu’elle se soit trouvée à Carthage, avec nombre d’autres lettres et documents qui feront le bonheur des historiens.

Un musée Bourguiba : tout sera-t-il révélé ?

Il n’y a pas en fait que les chercheurs qui s’enthousiasment pour le parcours et l’œuvre de Bourguiba. La capitale française vient de lui rendre un nouvel hommage en installant son buste dans le square qui porte déjà son nom, au VIIème Arrondissement. Et ce fut pour le maire de Paris, Bertrand Delanoë, l’occasion de célébrer les valeurs de modernité et d’ouverture de l’illustre président en présence d’un grand nombre d’amis de la Tunisie (Jean Daniel, Pierre Hunt, etc.) et de Tunisiens. Conscient de ce grand attachement à Bourguiba, le président Moncef Marzouki a tenu à aménager, dans l’ancien palais présidentiel de Skanès qui menaçait de tomber en ruine, un musée qui lui sera dédié. Qu’en sera-t-il des documents et objets personnels laissés jadis à Dar Bourguiba, Houmet Trablesia, à Monastir ? On ne le sait pas avec précision, bien que des souches de chéquiers de Bourguiba attestent que nombre d’objets qui y figuraient avaient été payés par lui-même.

Conçu en «projet institutionnel de préservation de la mémoire nationale», le musée comprend également un centre de documentation pour les études bourguibiennes, enrichi notamment par le fonds documentaire retrouvé dans les caves du palais de Carthage ainsi qu’un espace dédié aux conférences. Une fois les documents mis à la disposition du public, que de surprises nous aurons à découvrir!


 

Tags : ben ali   Habib Bourguiba   Tunisie  
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44 Commentaires
Les Commentaires
Montygolikely - 30-03-2013 12:31

Ne t'en fais pas Bourguiba, de là-haut, tu peux voir pourrir ton ancien geolier et sa guenon à petit feu chez ces abrutis de saoudiens... Et là, il n'y a aucun recours possible...

Mme ledoré-bhiri - 30-03-2013 13:03

mon coeur saigne d'avoir derrière moi la période de l'ère bourguibienne quand j'étais jeûne et confiante . J'ai quitté ma tunisie il y a 34 ans et je remercie Dieu de ne pas avoir la déception de vivre l'ère ben ali et sa coiffeuse de femme qui s'était permise de piller notre pays, aidée de sa famille ne toute impunité ! Et maintenant je pleure aussi ma Tunisie qui m'a été volée par des criminels et des malades obscurantistes avérés; le temps de Bourguiba était pour moi et pour bien d'autres d'autres une période de ma vie que je n'oublierai jamais.

KATIA - 30-03-2013 13:04

Un bel article ! Bises

fadhel - 30-03-2013 14:03

comment un malade mental aurait pu ecrire un document pareil, ben ali et ses acolytes ne peuvent pas changer l'histoire et maintenant il va subir le même sort.les vrais partisants ceux qui ont lutté l'envahisseur se sont retirés vers la fin des années soixante dix, Bourguiba a été laché avant le coup d'état de Ben ali.malgrès les divergences de vue les opposant à la politique de bourguiba ils l'ont soutenue et même ils l'ont servit.Ben ali a ecarté les gens sincéres et n'a laissé que les profiteurs et les léches pieds.maintenant le même scénario avec les mêmes acteurs mais renforcé par de nouveaux arrivants

Mohamed AL Mazri Chouk - 30-03-2013 14:05

Les vrais Bourguibistes sont morts avec lui, le 7 nov. Mais OÙ étaient les SOIT-DISANTS DÉFENSEURS DES DROITS DE L'HOMME? et qu'ont fait ou tenté LES BOURGUIBISTES d'AUJOURD'HUI qui ont SERVIS sous BEN ALI?

EL GHEZAL - 30-03-2013 14:56

Ils étaient ses disciples, ses ministres, ses obligés, ses admirateurs, ses serviteurs. Ils lui doivent beaucoup, sinon tout. Mais, ils s’étaient presque tous tus durant 23 ans. Le tunisien a la mémoire courte et est un grand spécialiste du "changement de veste", un grand caméléon. Ces opportunistes prolifèrent depuis quelques temps. La seule chose à mon avis qui a changé depuis la fuite de zaba c'est la liberté de s'exprimer et la possibilité peut être de ré-écrire l'histoire de la Tunisie.

Elaskeri - 30-03-2013 15:07

Entre un Homme d'histoire, une grande figure, une dimension qui le place au-dessus des Hommes d'Etat, c'est-à-dire, un Bourguiba qui malmena les arriérés du golfe et méprisa les arabes par sa hauteur découvriront leur stupidité et leur ignorance, donc, entre cet homme exceptionnel et l'ordure qui a pris sa place par la couardise et la vilénie, se dresse, sans nul doute, une population qui était consciente de tout ce qui ce qui se complotait sans qu'elle tente de réagir car le plus urgent, était de sauvegarder certains acquis, et la transaction était signée aux fins de taire toutes les malversations, les escroqueries, les filouteries, les manigances, en contrepartie d'un silence reconnaissant ou annonçant la vérité par-delà la peur; Il est clair que la volonté divine se place au-dessus des calculs et des espérances, mais le plus malheureux est de constater que l'opposition de l'époque a ouvert les bras à un corrompu et un vendu et se place, aujourd'hui là où aucun mérite ne lui revient de droit

Mohamed Najib Chabbi - 30-03-2013 16:09

La période de bourguiba pour d'autres (et ils sont nombreux)a été la perte d'un père qui a eu le courage de s'opposer au dictateur bourguiba.Ben Ali est une créature de bourguiba et il n'y avait pas que ben ali comme monstre d'autres aussi pour plaire au dictateur se complaisaient dans une concurrence odieuse pour savoir qui aurait les faveurs "du combattant suprême"!Les seuls combattant de la liberté restent les heroiques moujahidines des hauteurs de GAFSA et de bon nombres de tunisiens.

khlifi - 30-03-2013 16:19

La justice transitionnelle doit également ouvrir le dossier Bourguiba et juger, particulièrement, les auteurs du coup d'Etat et le Président déchu pour avoir privé cette personnalité d'un procès comme il l'exigeait et l'avoir privé de de sa liberté et de ses droits .C'est une exigence.Si ce Gouvernement ne le fait pas, ce qui est prévisible,c'est au prochain gouvernement de le faire.

Souheil Krichen - 30-03-2013 17:01

Grand Homme, grande figure de l'histoire contemporaine de la Tunisie. de son empreinte il a marqué son époque que ce soit sur le plan national , régionale qu'internationale. quoi que puisse faire ses détracteurs, il restera toujours l'un des principaux fondateurs de l'Etat tunisien moderne.

MEMMI YOUSSEF - 30-03-2013 17:05

Si la presse avait été libre à l'époque : aurions attendu tout ce temps pour être informés de cette plainte ? et aurait elle pu être interceptée sans qu'aucune justice ne soit rendue à son auteur ?

Mohamed Abdelmajid - 30-03-2013 17:11

Pour rendre à César ce qui appartient à César, seul le grand militant communiste tunisien Georges Adda a réagi publiquement contre la captivité de Bourguiba. Quant à Ben Ali, ce sont celles et ceux qui ont été envoyés à l'école par Bourguiba qui l'ont dégommé. Par ailleurs, un certain 6 avril, c'est Bourguiba qui a enterré Ben Ali, puisque ce denier a refusé de transmettre les Funérailles du grand homme à la TV. Et last but not least, contrairement au traître Ben Ali "el harrab", Bourguiba était resté légaliste et nationaliste jusqu'à la dernière minute de sa vie !

Momo - 30-03-2013 17:59

C'est drôle à quel point bourguiba était skyzophrene. Je crois qu'il était tellement sincère de croire qu'il a fondé un État de droit en Tunisie qu'il a oublié que c'est lui qui a mis en place le culte de sa personne en écartant tous ses compagnons. Il,est victime de sa propre invention'

mhamed Hassine Fantar - 30-03-2013 18:24

Rien ne se perd. Les historiens soucieux de la vérité finiront par découvrir toute la documentation requise pour une bonne recostitution du drame imposé au combattant suprême au crépuscule de sa vie. Voilà déjà une précieuse découverte et une excellente présentation.

Riadh Chatti. - 30-03-2013 18:27

L'Histoire donnera raison à Bourguiba !

Souheil Krichen - 30-03-2013 18:42

pour les spécialistes de l'écriture, peut on nous faire le plaisir de retranscrire le manuscrit dans un texte que tout un chacun peut lire et comprendre sans ambiguité aucune.

Sadok Kenani - 30-03-2013 20:02

C'est finalement aux martyrs du soulèvement-le mot Révolution est inapproprié pour moi- qui ont chassé le Dictateur,que nous devons cette découverte Ô combien historique,pour ce qui est du silence des Tunisiens exceptes quelques aigris islamistes,reconnaissons que Ben Ali avait si bien isolé le Combattant Suprême,que nul ne pouvait imaginer l'Enfer que vivait un vieil Homme qui a sacrifié toute une vie pour faire d'une poussière d'individus un Pays reconnu et respecte de par le monde,mais la revanche de l'histoire aura rattrapé Ben Ali,revoici Bourguiba de retour,si présent parmi nous,que le fait de voir la jeune Génération porter tant d'admiration pour son œuvre me laisse couler de temps à autre une larme......

candide - 30-03-2013 20:40

A quand et où un musée à la gloire de Gannouchi. Par lequel de ses compaganons sera t'il maintenu hors du système ? Retrouverons nous ses talons de chèque sur lesquels devraient apparaître les sommes versées aux indigents et analphabêtes, afin de se maintenbir au premier rang de la politique ? Beaucoup de questions sans réponse que notre déscendence devrait un jour trouver dans ce musée.

alia - 30-03-2013 20:50

indéniablement c 'était un grand homme mais il a raté sa sortie en devenant président à vie sous l 'influence de ceux qui profitaient du régime et de son épouse..il a encouragé et pratiqué le régionalisme;le Sahel a eu la part du lion le Nord mème pas les miettes c 'etait le réservoir des petites bonnes.il n 'a laissé émerger aucune force démocratique c' etait l 'epoque des parti unique de la guerre froide.mais il a crée les fondements d'une nation moderne l 'espoir était là l' ascensseur social fonctionnait il avait une aura internationale qu'on se souvienne du mouvement des non- alignés;de la Francophonie,de sa vision de l 'echec du panarabisme de Nasser de ses conseils lucides et rationnels aux palestiniens il reste inégalé georges addad et l 'epouse de Mendes France lui ont rendu visite.ses funérailles furent une honte pour le régime.ceci étant dit, le régime provisoire qui dure et la chute de Ben Ali présente des analogies avec la chute des Causcescu. Les dessous de cartes ne sont pas connus comment Ben Ali honni par le peuple est tombé?pourquoi il n 'y a pas de documents de weakilk sur les monarchies du golfe?beaucoup de questions. Le monde a changé depuis Bourguiba il restera une figure de notre histoire mais il faut aller de l 'avant, être visionnaire quel est notre place dans le monde mondialisé actue;choisir judicieusement nos alliées en élargir la gamme à la Russie ; l Amerique Latine contracter avec celle ci et en particulier le Brésil des accords d 'immigrations de cooperation sans oublier l 'Asie.Quant à sa solitude au soir de sa vie les tunisiens l 'ont vécu douloureusement il était aimé de son peuple mais la nature humaine....et l 'ingratitude des puissants...datent de la nuit des temps je vous rappelle un proverbe tunisien rajil ommi bouna...

lina rejichi - 30-03-2013 20:55

cette letttre a été remise auprocureur de la republique de monastir par feu Habib Bourguiba junior en presence de son avocat. le procureur a envoyé la requète au ministre de la justice.

mohamed m. ghanouchi - 30-03-2013 21:17

Nul ne peut nier les progrés énormes réalisés par Bourguiba: les institutions, les universités..., et les nombreux autres acquis qui résistent d'ailleurs jusqu'à nos jours et grâce auxquels nous survivons encore malgré une crise sociale et politique graves que nous n'oublierons pas de sitôt. Qu'a apporté ben ali si ce n'est profiter des acquis et des réalisations de Bourguiba et de ses hommes et femmes de l'époque, dans tous les domaines? qu'il n'a fait que perpétrer tels les droits de la femme par exemple que nous ne lui devons sûrement pas. Mais au fond, durant la résidence survéillée de Bourguiba, que pouvaient faire ses amis pour le "sauver" devant les répressions de Ben ali? Tout le monde savait à la fin des années 80 que c'était une dictature annoncée et à laquelle nombre de gens malgré eux ne pouvaient que s'y plier. Préoccupons nous plutôt aujourd'hui de la survie des acquis du combattant suprême, que Ben ali a certes malmené mais qu'il n'a pas fait disparaître, comme on peut le craindre aujourd'hui.

Kouka - 30-03-2013 22:12

La Tunisie est finie après Bourguiba

lassoued - 30-03-2013 22:38

Talleyrand disait que tout excès tombe dans l'insignifiance. Ce qu'a subi Bourguiba est vraiment excessif et l'auteur de ces excès est tombé réellement dans "l'insignifiance de l'Histoire"! De sa résidence forcée, jusqu'à son enterrement, le traitement subi par Bourguiba était non seulement gratuitement exagéré et injustifié, mais il en fait même un martyr, comme tous les autres martyrs du pays!Est ce que quelqu'un pouvait y faire quelque chose contre, dans la situation où se trouvait le pays!? Personne ne peut le penser! Surtout que le black out était total sur toute information provenant de la résidence du leader!Enfin une page de l'Histoire de notre pays est tournée, comportant l'oeuvre indélébile de Bourguiba. Et celà personne ne pourrait le nier un jour!

mahfoudhi - 30-03-2013 23:32

Trés interréssant

dr.zaiane - 31-03-2013 03:14

Lajustice devrait quand même ouvrir ce dossier et juger les coupables,car ce que Bourguiba a dû subir,c'était un crime ,par conséquence les criminels doivent payer. Aprrès tout,Ben Ali n'était pas le seul,alors,il faut trouver qui y a contribué. Si possible,je voudrais demander à Leaders de retranscrire la lettre de Bourguiba dans une écriture lisible. Merci.

ZAHAR MOHAMED TAOUFIK - 31-03-2013 08:55

CET ARTICLE PROUVE BIEN L'ATROCITE EXCESSIVE DE BEN ALI VIS A VIS D"UN VIEUX PRESIDENT QUI NE POSSEDE AUCUNE FORCE NI PHYSIQUE NI MORALE NI POLITIQUE POUR REAGIR A CE VANDALISME DE BEN ALI QUI N'A PAS DE JUSTIFICATION POLITIQUE MAIS QUI DEMONTRE SON DESIR DE LE LIQUIDER!!!

ATTIA - 31-03-2013 09:06

TOUS LES DÉTOURNÉS SONT COMPLICE DE CETTE FIN TRAGIQUE DE BOURGIBA.

chachia - 31-03-2013 13:07

l'histoire jugera bourguiba comme le pére fondateur de la tunisie moderne et ben ali comme un tyran qui sera dans la poubelle de l'histoire!!un clin d'oeil pour nos gouvernants actuels qui risque d'etre également dans la poubelle de l'histoire car responsable de la dérive politique, économique , sécuritaire et culturel notre chère tunisie actuelle

bounab - 31-03-2013 14:06

Un seul mot d'ordre,il faut que cette plainte aboutisse.on peut passer l’éponge sûr tous ce qu'il a fait de malversation, de tricheries tous le mal dans le pays mais on ne pardonne pas la maltraitance aussi minime soit-elle pour le lion de la Tunisie.Aucun obstacle ne résister à son extradition pour être jugé et punis comme il se doit.

BOUKA - 31-03-2013 15:07

Vive la mémoire de BOURGUIBA oui un dictateur ECLAIRE comme il l'avouait. Après lui c la décadence un cleptoman suivi par des haineux

DOUKI DEDIEU SAIDA - 31-03-2013 15:16

Je suis d'autant plus touchée par ce récent témoignage que j'ai accompagné le "naufrage" du Président, comme vous le savez. Mais je ressens un immense sentiment de culpabilité de l'avoir abandonné au moment où il avait besoin de tout notre soutien. A la décharge de tous, il faut convenir que nous le créditions (à juste titre) d'une telle puissance que nous ne pouvions penser qu'il eût besoin de qui que ce soit. Par ailleurs, il nous avait tant humiliés avec ses dernières frasques qu'honnêtement, nous étions soulagés. Mais a posteriori, je réalise que nous avons été très lâches et injustes. Car quand on déclare un individu suffisamment incompétent mentalement pour le déchoir de la fonction suprême, on ne peut le condamner, ce qui a été fait, à la réclusion, même dans des conditions honorables). Car, isoler une personne de cet âge, c'est accélérer sa détérioration mentale. Il fallait l'exceptionnelle volonté du leader pour avoir résisté autant d'années. Il fallait qu'il se retrouve parmi les siens, mais c'était trop dangereux pour ZABA! Que Bourguiba nous pardonne, car, si nous étions intervenus, peut-être que le sort du pays en eût été changé! Mais, malgré çà, il l'a définitivement infléchi et l'obscurantisme ne passera jamais auprès des orphelins de Bourguiba. YAHIA BOURGUIBA

MAAMER - 31-03-2013 15:20

A LIRE

The NiceSfax - 31-03-2013 15:23

Le dictateur éclairé diront certain, mais si la Tunisie tient encore aujourd'hui c'est grace à l'administration que Bourguiba a mis en place! La Qatar et ses acolites pensaient trouver un pays ignorant, un pays avec 3 bédoins et 2 chamaux, un pays sans histoire, un pays sans culture, un pays misérable et miséreux! Les traitres sont toujours là, ceux de Bourguiba et ceux qui aujourd'hui ont retourné leur veste pour ElNadha! demain ils continurons à retourner leur veste! les cireurs de pompes ou de pieds ont tellement à perdre qu'ils sont pret à vendre leur mère pour garder leur priviléges! Mais l'histoire nous dira très bientot qui vraiment va sauver la Tunisie!

Said Bergaoui - 31-03-2013 16:13

Ou`étaient les"bourguibistes" surtout ceux qui,aujourd'hui,veulent exploiter leur ancienne appartenance au Néodestour devenu PSD et enfin RCD pour bénéficier des voix de la population lors des élections prochaines.

tounesnalbaya - 31-03-2013 16:32

BOURGUIBA était un homme au dessus de tout soupçon,il aimait son pays, il a consacré toute sa vie à rendre de la Tunisie un pays moderne, avec un taux de scolarisation le plus élevé du monde arabe et du tiers monde, le monde entier reconnait que BOURGUIBA était un homme politique hors du commun sans équivalant dans l'histoire de l'humanité.

meherzia - 31-03-2013 18:20

on ne peut jamais nier que Bourguiba ne meritait pas le sort que ben ali lui a fait subir mais malgrè tout le nom de bourguiba raillonera tjr dans l histoire de la tunisie ..oui c le père des tunisiens surtt de ceux qui ont vecu sous sa presidence .on sentait la securitè et on etait fier de notre citoyenneté et de nos différences..il avait fait de nous l elite des arabes ..de ma part j ai oubliè tous ses defauts et je ne me rappelle que du bien qu il a fait...ou sommes nous maint?chaos

chebbi khedher metouia - 01-04-2013 12:02

le mérite de bourguiba c'est d'avoir tracer pour la tunisie une voie,il n'avait pas les mains tremblantes, et cette voie s'inscrit favorablement et clairement dans la modernité et la science. il avait certainement qqs défauts , mais qui d'entre nous en est exempt. mais à mon avis la principale malchance qu'il a eu c'est d'avoir présidé la tunisie indépendente à un age relativement avancé d'ou l'inéfficacité de son action et les grabuges qui s'ensuivaientà partir des années 70, dommage pour la tunise et les tunisiens

Sissi Impératrice - 04-04-2013 09:56

Après sa destitution, Bourguiba a été ignoré, oublié, négligé par tous les Tunisiens ! Que ce soit par ses anciens ministres (du moins par certains d'entre eux), par ses propres concitoyens qu'il a libérés du joug de la force colonisatrice, par ses propres concitoyennes qu'il a affranchies du carcan de la tradition patriarcale ! Seuls quelques membres de sa famille et certains ministres qui se reconnaîtront lui sont demeurés fidèles ! Par ailleurs, la rancune de Ben Ali a été pernicieuse et profonde : il l'a entièrement isolé, coupé du monde, empêchant sa famille et ses anciens amis de lui rendre visite, de s'occuper de lui, de lui apporter réconfort et chaleur! Aux premiers jours de sa destitution, personne ne pouvait lui rendre visite, ni le voir, même parmi les membres de sa famille la plus proche! Pour pouvoir franchir le seuil de sa prison dorée, il fallait écrire une demande et attendre le bon vouloir du prince! Et les demandes adressées à Ben Ali demeuraient lettres mortes, il les ignorait bel et bien et ne prenait même pas la peine d'y répondre ni positivement ni négativement! Combien de fois ai-je emmené mon père (son neveu) devant le grand portail de sa résidence surveillée à Mornague que j'ai fini par détester parce que les deux battants restaient toujours hermétiquement clos, malgré les supplications de papa qui répétait sans cesse : "Je veux voir mon oncle!" Mais, le garde qui prenait son rôle trop au sérieux, et obéissait certainement aux instructions de ses supérieurs, se contentait de hocher la tête de gauche à droite, pour lui signifier une fin de non recevoir ! Je n'oublierai jamais les larmes qui coulaient de ses beaux yeux, si semblables à ceux du Président Bourguiba, quand le garde-chiourme, lui refusait la faveur de rendre visite à son oncle. Je n'oublierai pas non plus qu'il est décédé l'été 88, sans pouvoir lui rendre visite, profondément affecté par le sort que Zaba avait réservé, au Combattant suprême! Il ne sut jamais que Ben Ali avait finalement accédé, partiellement, au désir de Bourguiba et qu'il l'avait transféré à Monastir, comme il en avait formulé le souhait! Et, en outre, que son incarcération a été légèrement adoucie puisque son successeur ingrat a consenti enfin à entrebâiller les volets impénétrables de la vaste prison, à la suite de ce décès qui nous a totalement bouleversés ! Du reste, les membres de la famille, appartenant à la première génération, furent autorisés à lui rendre visite, lors des fêtes nationales ou religieuses. Nous-mêmes, appartenant à la deuxième génération, nous avions pu le voir seulement à partir de l'été 1999. Cependant, les cerbères de Zaba, initiés par leur maître, avaient toujours refusé que les membres de sa famille le gâtent ou adoucissent sa solitude par de menus présents ou de délicates attentions! C'est ainsi que, pour célébrer son anniversaire, sa nièce s'est dévouée et lui a préparé un plat typiquement monastirien, le couscous au cherkaw, pour le lui offrir à cette occasion! C'était compter sans l'intransigeance inébranlable de son perfide successeur : ses instructions étaient catégoriques et péremptoires : Rien ne devait franchir le seuil de la forteresse inexpugnable ! Pas même son plat préféré entre tous! Et, chers amis, savez-vous quel prétexte fut évoqué par la sentinelle incorruptible ? : "Nous ne pouvons pas permettre à quiconque d'introduire de la nourriture au Président, nous craignons pour sa vie!" Voilà la réponse hypocrite que ce tartempion imperturbable avait servie au propre fils de Habib Bourguiba! Je vous laisse savourer la pertinence de cette échappatoire improbable !

Tounsia - 05-04-2013 15:26

Bourguiba était le père de la nation et le restera pour toujours, j’étais étudiante à Monastir en 2000 et j'ai pu assister avec beaucoup de tristesse au funérailles de ce grand leader, j'ai vu les larmes aux yeux des petits et des grands, j'ai même visité sa tombe le lendemain (les policiers nous ont interdit d'entrer quand son petit fils venait leurs crier au visage et leur dire que Bourguiba mte3hom et ils ont tous le droit d'entrer se recueillir à sa tombe). je me rappelle aussi, que de retour des funérailles, on était choqué de voir que TV7 nous faisait passer un documentaires sur les animaux.

Mohamed. - 09-04-2013 08:32

Que bourguiba s'estime heureux de ce sort imposé par ben ali. En effet, la majorité oublient le sort infligé par bourguiba à Son Altesse Sidi Mouhammed Lamine Pacha Bey, qu'Allah lui Accorde Sa Miséricorde et l'Accueille dans Son éternel paradis. Il était diabétique et bourguiba l'avait enfermé dans un appartement à la fayette et lui avait refusé même ses médicaments.

Abdelhamid JAZIRI - 14-04-2013 20:29

J'écris ce commentaires en écoutant l'interview de la veuve du Feu LAZHAR CHRAITI, ce grand révolutionnaire qui a combattu les sionistes en palestine avant de combattre le colonialisme français. Ce géant patriote fût exécuté sans procès équitable par Bourguiba qui a fait exécuter Feu Salah BEN YOUSSEF et tant d'autres patriotes sans passer par les tribunaux officiels mais devant des juges d'occasion à tendance destourienne (aucune spécialisation en droit). Pour garder le pouvoir Bourguiba était prêt à anéantir tous ses opposants et comble de l'histoire, en voulant se protéger contre le soulèvement du peuple il a fait recours au ripou ZABA, un ignorant promu au rang de premier ministre! Où étaient les principes de Bourguiba? Il s'est fait bruler par le feu même qu'il a préparé au peuple Tunisien asservi par la suite une dictature atroce, héritage du "combattant suprême"! L'éducation, la santé et le modernisme excessif sont de bonnes réalisations mais on pouvait mieux faire en optant pour la démocratie. La Tunisie a beaucoup peiné lors de ces luttes fratricides et a perdu trop de patriotes. LEOPOLD SEDAR SENGOR ex président du SENEGAL a vu beaucoup plus clair que Bourguiba; il a initié son pays à la démocratie et son parti a quitté le pouvoir par les urnes. Bourguiba le politicien, n'était pas aussi clairvoyant qu'on essaie de le montrer. Son entourage était plein de profiteurs qui l'ont oublié dès qu'il a perdu le pouvoir. Toujours est -il que cette plainte mérite d'avoir une suite par la justice pour faire payer ZABA et instaurer le comportement démocratique.

observatori intelligente - 17-04-2013 17:58

Il se trouve que Le President Bourguiba était un vrai patriote ,et le coup d'état fomenté contre lui à été étouffé. Il est un homme intégre et Nationaliste. Anecdote: J'ai été un farouche opposant de cet homme à l'UGET CSP de Vincennes et Sorbonnes. Mais pour l'histoire je reconnais qu'il à servi le pays comme les anciens patriotes de notre cher pays :Hached, Chaker,Achour,Thalbi.... Paix et clémence d'Allah soient sur eux Un ancien TROTSKISTE...

el khlifi mokhtar - 05-04-2017 12:50

Quand l'IVD inscrira-t-elle dans son agenda la déposition de Bourguiba et son exil forcé et illégal.Quand traduira-t-on devant la justice tous ceux qui ont signé le fameux certificat médical alors que le Professeur Amor Chedli a son mot à dire sur la santé de Bourguiba et ce qu'on fait pour accréditer la thèse de la dépression et le choix contestable de certains de ses médecins?Quand recueillera-t-on tous les témoignages de ceux qui l'ont connu de prés ( Professeur Amor CHEDLI.....)?Quand épluchera-t-on les archives?

JAGHMOUN NEJIB - 11-04-2017 00:28

bourguiba a commis des erreurs fatales contre son peuple. liquidation des youssefisstes,des communistes,des islamistes, des opposants,des etudiants revolutionnaires,des syndicalistes. 1969 la catastrophe des cooperatives: 150 morts et des faillites. 1972 repression brusque des etudiants et des lycées. 1973 repression terrible des membres de l'ugtt. 1974 designé ou autodesigné president a vie. 1975 fusion avec la lybie capote et perte jorf kari et le petrole. 1977 erreur fatale de designer ben ali sur la securité 1978 assassinat de centaine de tunisiens pour du pain. 1984 assassinat de centaine de tunisiens contre la liberté. 1987 coup d'etat sur un regime a plat decomposé. bourguiba est revenu de l'exil et a vecu la tete haute en tunisie comme chef d'etat et avec merite,il a echappé a la residence surveillé par appel de dieu et enterré en tunisie avec honneur. l'ignorant lache a fuit la tunisie expulsé,il vit en exil,sous residence surveillé ,pas le droit a la parole et condamné a 175 ans de prison la mort le guette a 80 balais et aucune chance pour toucher la terre tunisienne qui l'a vu naitre,quel triste tableau.

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