News - 13.07.2018

Ferid Belhaj, Banque Mondiale, à Caïd Essebsi : Vous êtes le garant du succès des réformes (Vidéos)

Ferid Belhaj, Banque Mondiale, à Caïd Essebsi : Vous êtes le garant

Tout en réitérant son appui à la Tunisie pour la sortie de crise économique, la Banque mondiale prend le président Béji Caïd Essebsi en garant du succès des réformes « extrêmement importantes et extrêmement délicates » à accélérer. Interevenant lors de l’audience accordée jeudi par le chef de l’Etat à la délégation de neuf principaux bailleurs de fonds internationaux, le vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord, Férid Belhaj, tout fraîchement nommé, a été droit au but. « Pour nous, dira-t-il, vous êtes le garant de cet engagement par rapport aux réformes. les échéances politiques sont importantes, les échéances économiques sont encore plus pressantes. Il faut donc avancer plus vite. Nous sommes disposés à vous y aider. Comptez sur nous. »

Traduisant en fait légalement la position des huit autres bailleurs de fonds qui ont pris cette initiative jusque-là inédite de venir ensemble rencontrer les autorités tunisiennes, Belhaj n’a caché ni les retards accusés, ni les difficultés rencontrées, ni l’urgence encore plus pressantes.

Sa position était bien délicate. Il y a le pays et il y a son président. Pour la Banque mondiale, la Tunisie n’est pas un client comme tant d’autres. L’amorce de la transition démocratique marquée par l’adoption d’une nouvelle constitution et la tenue de premières élections libre l’érige à un statut particulier. Une position encore plus importante s’agissant de la présence à la tête de l’Etat d’un président de la stature de Béji Caïd Essebsi qui pratique la Banque et les institutions financières, ainsi que la diplomatie internationale depuis de très longue durée. Encore plus pour Férid Belhaj, en tant que Tunisien s'adrerssant au premier magistrat de son pays, et en tant qu'ancien diplomate qui avait commencé sa carrière avec lui alors qu'il était ministre des Affaires étrangères. Mais le connaissant de longue date et l'ayant tout récemment rencontré, il était bien à l'aise, tout en restant dans la zone délimitée. Avec l'expérience acquise, il ne pouvait mieux trouver les mots pour dire si juste ce qui est à mettre sur la table en toute franchise, comme l’ont tous félicité. Il faudrait cependant remettre ses propos dans leur contexte, en suivant d’une part, l’adresse introductive prononcée sans notes sous les yeux par le président Caïd Essebi, puis sa conclusion après les différentes interventions.

''Notre engagement avec vous n’est conditionné par rien''

"Cette mission est unique. C’est la première fois que nous nous fondons ensemble dans un engagement positif vis-à-vis de la Tunisie. Nous le faisons parce que nous avons vu, lu, dans ce que vous faites, les prémisses de quelque chose de positif. Nous souhaitons aller plus de l’avant avec le gouvernement tunisien, l’Etat tunisien. Ce que nous ressentons, c’est que ces réformes avancent. Peut-être pas aussi rapidement qu’elles le devraient et nous souhaitons faire passer le message que les échéances politiques sont importantes, les échéances économiques sont encore plus pressantes. Nous l’avons signalé à plusieurs reprises : autant nous sommes prêts à aller avec vous sur le chemin de la réforme, toutes ces réformes multidimensionnelles, autant nous sommes attentifs que le temps ne joue pas en faveur du succès de ces réformes. Il faut donc avancer plus vite.

Nous avons avec mes collègues rencontré les représentants de l’UGTT et de l’UTICA. Nous avons ressenti qu’il y a quelque chose de positif, ils se parlent. C’est là une plateforme intéressante sur laquelle il serait bon de bâtir. Nous souhaitons le faire avec vous, avec votre gouvernement, et avec ces deux principaux acteurs sociaux. Pour nous, vous êtes le garant de cet engagement par rapport aux réformes.
Nous souhaitons vous dire que notre engagement avec vous n’est conditionné par rien, sinon la bonne marche de ces réformes ce en quoi nous sommes disposés à vous aider à vous assister à tout moment, à tout instant et ce sont des réformes extrêmement importantes en amont pour l’économie tunisienne et extrêmement délicates. Comptez sur nous.''

BCE l'avait rappelé encore  une fois: ''Oui, mais du significatif!''.



 

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2 Commentaires
Les Commentaires
fatah - 13-07-2018 15:08

Trop de fleurs jetées (mais par terre, à mon avis); quoique de telle déclaration pouvait être considérée alors «normal» de la part d'un diplomate, reste tout de même incompréhensibl de la terre d'un banquier (quoique de nationalité tunisienne). la garantie politique pour un banquier réside dans l'assurance d'une stabilité gouvernementale continue dont le président de la république n'a rien à voire, selon la constitution de 2014. A mon avis, M Ferid n'a fait que de la spéculation politique au «profit» de BCS.Signé, le pré du parti politique «la voix du citoyen tunisien» (VCT).

Zouheir ALLAGUI - 13-07-2018 15:12

Férid Belhaj est un homme sérieux,dévoué et patriote.Je sais qu'il souhaite accompagner les réformes fondamentales en Tunisie d'une manière positive. Le fait d'être tunisien lui confère une responsabilité supplémentaire aussi bien par rapport à la Banque Mondiale que vis à vis de ses collègues bailleurs de fonds internationaux.Sur ce point la Confiance est le mot clé qui permet d'avancer en toute lucidité. C'est aussi un ami dont je salue la fidélité et la disponibilité en plus de ses qualités humaines et professionnelles attachantes. Zouheir ALLAGUI

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