Lu pour vous - 16.09.2016

Samira M’rad-Chaouachi : Hommage à Kalthoum Bornaz

Samira M’rad-Chaouachi : Hommage à Kalthoum Bornaz

Je n’ai pas connu personnellement Kalthoum Bornaz, pourtant sa tragique disparition a provoqué en moi une vive émotion. L’on ne peut certes qu’être bouleversé par l’aveuglement d’un destin. Bien sûr la cinéaste est connue, mais pour moi, son nom reste intrinsèquement lié à la sauvegarde du Théâtre Municipal de Tunis.

De style Art Nouveau, témoin d’une histoire architecturale et culturelle de la Tunisie, le  Théâtre Municipal de Tunis, aujourd’hui classé, a vu se succéder les noms les plus prestigieux, de Sarah Bernhardt  à  Gérard Philippe ou Aly Ben Ayed et bien d’autres encore.  Mais au plus profond de moi-même, il reste lié à des souvenirs intimes, les moments heureux des sorties familiales culturelles de mon enfance et de ma prime adolescence. Tout le théâtre classique français y passait.

Aujourd’hui, lorsqu’il m’arrive de me retrouver sur les lieux ou même de passage devant le monument historique, sauvé d’une démolition programmée dans le cadre de la rénovation urbanistique incluant le Palmarium et les bâtiments avoisinants, me revient souvent en mémoire, la mobilisation dont Kalthoum Bornaz en artiste, avait alors su faire preuve. Et de cela, je  lui  ai toujours su gré. Je me devais ainsi de lui rendre hommage à la mesure de ces positions répétés. Son moyen métrage Trois Personnages en quête d’un théâtre, signe son action, fixant aussi à jamais pour nous, l’histoire de ce haut lieu de notre Mémoire.
Mes pensées émues vont à ses proches, à sa famille et  notamment à sa sœur Alia Bornaz –Baccar  avec qui j’ai pu partager quelques complicités durant notre longue carrière universitaire.
 
Samira M’rad-Chaouachi
 
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