News - 06.02.2015

Mehdi Jomaa : « Continuer à servir la Tunisie, davantage et encore mieux ! »

Mehdi Jomaa : « Continuer à servir la Tunisie, davantage et encore mieux ! »

« Ce qui est fantastique aujourd’hui, c’est que quiconque pense s’attaquer à l’Etat ou au modèle de société tunisiens, sait désormais qu’ils se heurtera à une défense implacable : les institutions de l’Etat, les forces sécuritaires et armées, la société civile et les médias, tous unis dans une solide cohésion nationale». Mehdi Jomaa ne pouvait mieux résumer le bilan de son gouvernement durant la courte mais intense année passée au pouvoir. Procédant à la passation des pouvoirs avec son successeurs Habib Essid, vendredi matin à Dar Dhiafa, il a articulé son allocution entre le rationnel et l’affectif. 

Rationnel, lorsqu’il souligne qu’il ne s’est pas contenté avec son équipe de réaliser les objectifs tracés par la feuille de route émanant du Dialogue national, mais ont tenu à mettre en place de nouvelles procédures, renforcer l’ensemble des dispositifs et déblayer le terrain à leur successeur. Malgré l’ampleur du terrorisme et la modestie des moyens disponibles pour le contrer, les forces sécuritaires et armées sont aujourd’hui mieux organisées et équipées et plus motivées et déterminées à l’éradiquer. Rationnel aussi, lorsqu’il met en exergue la réussite des élections, sans enregistrer la moindre mise en cause de l’appareil de l’Etat et ses agents. Rationnel, enfin, quand il rappellera l’évolution de différents indicateurs économiques et financiers, en dépit d’une conjoncture des plus difficiles.
 
L’affectif sera émouvant. S’acquittant d’un devoir de gratitude, Mehdi Jomaa a remercié vivement quasiment tous n’omettant aucun corps constitué, aucune partie concernée. Puis, il se tournera vers les membres de son gouvernement pour leur dire : « Il y a un an, je m’étais excusé auprès de vous et de vos familles pour vous enrôler dans cette année de devoir patriotique, une sorte de service national. Je tiens à vous en remercier et rendre hommage à votre disponibilité totale et à votre engagement, et me dois aussi de m’en excuser auprès de vos familles auxquels le travail incessant a dû vous arracher tout au long de ces douze mois. En fait, je ne saurais y inclure, les miens aussi, mon épouse, mes enfants, ma mère et ne pas avoir une pensée reconnaissante à feu mon père ! » L’émotion de tous était à peine contenue.
 
Et Mehdi Jomaa d’embrayer pour la dernière ligne droite, avec une phrase clef à décrypter, un jour ou l’autre. « Je suis redevable à notre chère patrie des valeurs et de l’éducation qu’elle ma inculquées, de l’authenticité et de la modernité où elle m’a moulé et de cette excellente opportunité qu’elle m’a offerte pour lui rendre ne serait-ce qu’un peu de ce qu’elle m’a tant donné. Partout dans les fonctions internationales que j’ai occupées par le passé, j’avais toujours essayé de lui être utile. Je le demeurerai. J’espère que le Tout-Puissant m’offrira l’occasion de la servir davantage et encore mieux ». 
 
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