Opinions - 15.11.2018

Bilan : que d’erreurs fatales et la révolution est dans l’impasse !

Bilan : que d’erreurs fatales et la révolution est dans l’impasse !

Dans quelques mois, nous fêterons le huitième anniversaire du changement intervenu dans notre pays le 14 janvier 2011. Celui-ci a été réalisé, essentiellement, par la jeunesse, cette jeunesse qui a été, longtemps, marginalisée, négligée et délaissée par le pouvoir. Ce changement a été appelé par certains comme étant *une révolution*, par d’autres * une révolte*, un troisième groupe *un soulèvement*, un quatrième *une insurrection*, et un cinquième * une émeute ou un bouleversement*. Cependant, quelque-soit l’appellation, et contrairement à de tels évènements survenus dans plusieurs pays arabes, le tribut, en pertes humaines, que nous avons payé pour y parvenir, a été, fort heureusement, de très loin, le moins élevé des *révolutions* réussies depuis très longtemps. Toutefois, quel dommage pour notre pays qui n’a pas, au lendemain de cette mutation qui a émerveillé et enchanté le monde entier, trouvé, aussitôt, la bonne, la rapide et la correcte voie à suivre pour réussir une vraie révolution au sens d’une métamorphose positive du pays c. à d d’une part, consolider les acquis et ils sont nombreuxet surtout réformer les secteurs où on n’avait pas réussi d’autre part. De la sorte, durant toute cette longue période écoulée, le pays a perdu ses repères, ses valeurs, et une bonne partie de tout ce qu’il a été réalisé, en un demi-siècle, en éducation, infrastructure et autre à l’intérieur, en sympathie, en prestige et en considération au sein de la Communauté Internationale à l’extérieur.
Notre pays a réussi, aux moindres frais, un soulèvement qui a ébloui le monde entier. Soit. Celui-ci le qualifia de * révolution du jasmin* et a cru qu’elle est  le prélude à un printemps arabe tant souhaité et tant  attendu.

Cependant, à vouloir faire trop vite les changements escomptés, nous avons perdu trop de temps parce qu’on n’a pas procédé à l’établissement des priorités et le navire *Tunisie* que voulaient piloter de nombreux prétendants embarqués, n’avait, malheureusement pas, à bord,le Commandant nécessaire, un vrai leader !!!

Inopportunément, les choses ne se sont pas passées comme il se doit et beaucoup d’erreurs et même d’interdits ont été commis par les gouvernants, tant par ceux qui étaient au pouvoir la veille du 14 janvier que par ceux qui sont venus après, ces erreurs et ces interdits perpétrés par incompétence, par ignorance, ou tout simplement par inaptitude, sont en train de coûter, au pays, très cher. Pour les premiers, ils avaient décidé, suite à ce bouleversement brutal, et sans en prévoir ou en calculer les conséquences, une amnistie générale aveugle dont bénéficièrent même ceux qui avaient du sang, beaucoup de sang, sur les mains. Pour les seconds, de surcroit, gouvernants provisoires, ils ont répondu, alors qu’ils auraient pu les éluder, en attendant le gouvernement issu des élections, aux demandes tant organisationnelles que matérielles (création de syndicats  au sein des corps spéciaux, habituellement non pourvus et augmentations financières conséquentes pour certains corps de la fonction publique, ce qui réveilla l’appétit des autres corps et qu’il fallait satisfaire). C’est le premier  interdit qui a été commis : s'empresser à répondre, en priorité, aux souhaits les plus insensés de la masse et non à celui du devoir et de l’intérêt du pays.
Aussi dès le départ, tout le monde chercha ses aises : On décida de ne pas fixer la durée nécessaire à l’élaboration de la constitution qui prendra trois longues années alors qu’une seule aurait suffi si on n’avait pas eu l’idéesaugrenue de commencer par des pages blanches.Et faisant preuve d’un certain égoïsme, on a pensé, aussitôt, à  organiser, en priorité, les élections de l’ANC. On institua un régime à système politique tricéphale diluant l’Autorité et de là, aussi les responsabilités, entre trois  centres de pouvoir, ce qui ne facilite pas la prise de décision dans des situations d’urgence extrême et rend le pays difficilement gouvernable. On aurait dû, au lendemain de la révolution, commencer par le bas, penser, d’abord, aux citoyens et aux questions qui les concernent directement et cela en commençant par organiser les élections municipales pour nous éviter toutes les misères que nous avons vécues par l’amoncèlement des ordures, remplaçant ainsi, le parfum du jasmin par les odeurs nauséabondes pour un pays qui prétend être, depuis des décennies, un pays touristique. Le fait d’avoir désigné des délégations spéciales dans les mairies, délégations dépourvues d’autorité puisque non élues et se considérant comme entités provisoires ne pouvaient prendre, pratiquement, de sérieuses décisions. Aussi, les agents chargés du ramassage des ordures et de la propreté des cités dont nombreux étaient des employés contractuels mais qui s’appliquaient bien dans leur travail, avaient profité de la situation en faisant du chantage : Ils avaient exigé leur titularisation et une très nette amélioration de leur situation matérielle. Ce qu’ils ont obtenu immédiatement mais n’en faisant qu’à leur tête, leur rendement s’est trouvé, bel et bien, diminué, négligeant les actes élémentaires de leur mission et de leur tâche. En ne décongestionnant pas, à temps, les égouts, ils ont facilité les inondations aux moindres pluies augmentant, ainsi, la détresse et les mésaventures des citoyens. De même, ils ont délaissé, durant des jours et des semaines, les amas d’ordures ménagères et d’immondices qui ont gêné nos concitoyens durant tant de mois, dévalorisant, de la sorte, le pays du jasmin connu  par ses bonnes odeurs,  sa propreté et la beauté de ses sites. Il va falloir rééduquer le citoyen, de tout âge, pour qu’il ait un certain respect pour la protection de l’environnement en vue de ne pas décharger, de ses poches en marchant, et de sa voiture en roulant, tout genre de saletés et de détritus, dans la rue, faisant ainsi preuve d’un manque total de civilité et de savoir vivre. La police municipale ainsi que les agents de la protection de l’environnement doivent agir, sévèrement, contre les contrevenants. Mais y-a-t-il, encore, des cadres et des agents, capables de sévir pour appliquer la Loi ?

Les partis politiques qui en voulaient aux deux anciens présidents de la 1°république ont essayé de nous faire douter des dates historiques nationales telles que le 20 mars, Fête de l’Indépendance, le 9 avril, anniversaire de la Fête des Martyrs, le 25 juillet, Fête de la République et la  Fête de l’arbre du 2°dimanche du mois de novembre . Et alors que le pays devrait travailler davantage, quitte à réduire le nombre de jours de fête chaumés et majorer le temps de travail hebdomadaire, pour améliorer la production, on décida l’application du week-end anglais pour ne pas travailler le samedi. Et c’est le deuxième interdit commis.

Le traitre ou maitre mot pour répondre à cette situation, à ce laxisme et ce laisser-aller est très simple : On ne peut jamais réussir dans n’importe quel domaine ou fonction sans expérience surtout lorsqu’on ne veut pas, par complexe, par fanfaronnade, faire appel aux experts ou aux cadres qualifiés et compétents et ce, même en politique. En effet, lorsque le parti politique le plus ancien et le mieux organisé du pays, ce parti qui a vécu des décennies dans la clandestinité et qui croit avoir profité de toute cette période pour préparer ses cadres au jour * J*, le jour où il pourra gouverner, il n’a pas été capable ni de contrôler ses appétits ni de gérer et administrer le pays comme il se doit. En effet, celui-ci, pris de court ou surpris par les évènements, en a vu des vertes et des pas mûres une fois les élections gagnées et les appétences affirmées. Ceci est motivé par le fait que les nouveaux gouvernants n’avaient aucune expérience du pouvoir, aucune connaissance de l’administration publique, aucune perception de la direction des affaires de l’Etat ou du respect de certaines règles relatives à la gestion de la chose publique. De cet état de faits, ils ne s’en inquiétèrent guère. D’ailleurs, Gouverner n’a rien à voir avec le nombre de diplômes cumulé ici et là et le nombre d’années de militantisme ou d’emprisonnement et cela n’explique pas la monstruosité des erreurs commises par le gouvernement de la Troïka. En voulant faire table rase de tout ce qui a été fait par les deux anciens régimes, en décidant que tout ce qui a été accompli, entrepris et réalisé avant le 14 janvier était faux, mauvais et inadéquat, ils ont fait le jugement le plus inapproprié. Et la situation que nous vivons, aujourd’hui et qui en est la résultante, le prouve parfaitement. Tout cela explique le  troisième  interdit effectué qui est aussi grave que tragique : vouloir réinventer la roue !

Croyant qu’en étant au pouvoir, tout était permis, tout était possible et tout était faisable, ce sont les désignations aux très hautes fonctions de l’Administration (Directeurs Généraux, Directeurs et PDG ) parmi les partisans qui ont démarré aussitôt, sans s’assurer des compétences des nouveaux promus, de leur expérience et de leur efficacité. Les anciens cadres supérieurs qui ont tenu le gouvernail du bateau* Tunisie* durant les neuf premiers mois post-révolution, qui ont veillé à la bonne marche de tous les rouages de l’Etat permettant à nos concitoyens de vivre comme si de rien n’étaitet ont permis, au navire, d’arriver, sans encombre,  à bon port, ont  été  mis soit à la retraite, soit au * frigo*. Ceci déboucha sur une confusion totale dans la marche de l’administration au désespoir de nos concitoyens et ce fut le quatrième interdit commis : s’emparer des rouages de l’Etat par des désignations partisanes.

Les nouveaux gouvernants, croyant que tous les programmes et projets préparés avant le 14 janvier n’étaient pas bons à exécuter, liberté de manœuvre a été laissé aux différents départements ministériels et chaque ministère navigua à vue et chaque ministre a agi comme bon lui semblait.L’un renvoyant dans leur foyer une trentaine de cadres supérieurs des Forces de Sécurité Intérieure, de surcroit, spécialistes des renseignements, supprima *AmnEddawla* sous prétexte qu’il était devenu une police politique (AmnEddawla, la Sécurité de l’Etat, service existant dans tous les pays du monde et dont le deuxième chef de gouvernement  de la Troïka a promis la remise sur pieds, ce qui reste à vérifier ) et, conseillé par des âmes charitables, engagea la procédure de dissolution du parti politique, le RCD,*filleul ou petit fils du Néo-Destour*, ce partiqui a mené la lutte pour l’indépendance du pays, nerespectant nises centaines de martyrs, ni ses déportés, ni ses exilés, ni ses emprisonnés dont certains ont sacrifié leur vie pour le pays. L’autre injectant dans la fonction publique et dans les entreprises nationales des partisans par dizaines de milliers sans se soucier ni des besoins réels de l’Administration, ni de leur capacité à remplir ces fonctions, ni des répercussions budgétaires de ces recrutements en extra, répercussions se chiffrant à des milliers de milliards par an et non prévus au budget et dépassant les possibilités financières du pays, alors que la fonction publique était en sureffectifs. Et débuta alors le cycle infernal des emprunts, non pas pour les projets de développement, mais essentiellement, pour le payement des salaires car le budget qui était de 19 mille Milliards en 2010 a été gonflé, suite à ces recrutements aveugles pour atteindre les 29 mille Milliards en 2012, soit une augmentation de 50% en seulement deux ans, du jamais vu dans aucun pays au monde et pour arriver à 40 mille milliards pour 2019, ce que les pays pétroliers n’ont jamais fait, c’est-à-dire,plus que doubler le budget en seulement huit ans. De même et pour permettre de recruter les milliers de maitres d’école emprisonnés et amnistiés au lendemain du changement intervenu le 14 janvier 2011, le volume horaire hebdomadaire des enseignants du primaire a été, sérieusement, et sans avoir été étudié et discuté par qui de droit car il s’agit de question fondamentale, très sérieusement, revu à la baisse et allégé pour arriver à 15- 18 heures par semaine alors que l’UNESCO l’a fixé à trente heures. Ceci a enfoncé davantage le clou puisque le nombre d’instituteurs ne pouvait, tout simplement, que doubler ainsi que leurs charges financières.Le troisième ou quatrième décidant des centaines de promotions de deux et trois grades pour le même cadre  ou agent des Forces de Sécurité intérieure, le même jour. Même du tempsde l’armée du Négus ou des républiques bananières,pareille décision n’aété prise. Pour un pays qui n’a ni pétrole, ni mines d’or ou de cobalt, cela est invraisemblableet inacceptable et les décideurs de ces mesures, en commettant ces *sacrilèges*, ne pouvaient et ne devraient ne pas tenir compte des déséquilibres financiers monstrueux qu’ils ont provoqués et la totale inapplication des statuts particuliers de ce corps!! Ce fut la cinquième erreur commise qui est et qui restera la cause principale de tous nos maux, de tous nos malheurs, de tous nos problèmes et notre pays ne se relèvera pas tant que ce surplus de fonctionnaires ne soit, d’une manière ou d’une autre, assaini. Tant qu’il ne le sera pas, on ne peut, en aucune manière, financer le développement des régions défavorisées et on ne pourra, même pas, parler sérieusement de DEVELOPPEMENT.Pour alléger ces effectifs, il faudrait encourager les volontaires, parmi le personnel de la fonction publique, à partir en leur assurant une prime forfaitaire ou en leur attribuant, pour dix ou vingt ans, des lots de terre agricole à exploiter, à exploiter sous le contrôle des techniciens du ministère de l’agriculture.S’il n’y aura pas assez de volontaires pour le départ, il faut le provoquer d’une manière ou d’une autre. Le départ de plusieurs dizaines de milliers de fonctionnaires est salvateur pour l’équilibre financier du budget de l’Etat et le plus tôt serait le mieux car nous sommes en train de nous empêtrer dans des situations inextricables.

Dans la foulée et profitant des 5 mille milliards, provenant de la vente d’une partie de Tunisie Télécom et que le dernier Président de la 1°République avait laissé de côté pour les générations futures, la priorité fut accordée au dédommagement des amnistiés. A ce propos, comment peut-on imaginer que des citoyens qui ont fait de la politique et ont été emprisonnés pour leurs idées ou pour leurs faits, soient dédommagés : ceci est difficilement compréhensible parce que lorsqu’on fait de la politique, c’est dans le but de conquérir le pouvoir ou de le conserver. Peut-on admettre qu’on soit doublement récompensé: prendre le pouvoir et recevoir dédommagement, en plus!! Et puis, est-ce que le peuple tunisien a donné procuration à une frange de la population pour militer en son nom et lui faire supporter les conséquences de ses actes ainsi que leurs dédommagements ? Il est, toujours bon de rappeler que le Grand Nelson Mandela, questionné par un journaliste à propos de son éventuelle compensation pour les trente ans de travaux forcés qu’il a subis à Robbenisland, a répliqué, instinctivement :* mais, monsieur, me considérez-vous comme mercenaire ? et que pensez-vous du poste de président de la république que j’occupe actuellement ?* Il faut reconnaitre que n’est pas Nelson Mandela qui veut !!!! D’ailleurs, il est bon de connaitre comment le GrandBourguiba a dédommagé, lors de la lutte pour l’indépendance, les militants emprisonnés ou partis en exil et ceux qui ont pris les armes contre le colonisateur : pour ceux qui ont été fonctionnaires, une ancienneté dans la fonction publique égale aux années d’emprisonnement ou d’exil leur fut accordée, par des textes de loi, et pour les combattants, une pension de 75 D par mois, pension n’ayant jamais dépassé les 150 D !!! Et ce fut le sixième interditcommis : dédommager des militants pour la démocratie et la liberté.

Comme les nouveaux gouvernants étaient persuadés que les cadres ayant servi avec le deuxième président de la 1°République étaient des incompétents et des incapables, et recherchant, essentiellement, à gonfler leurs rangs et multiplier leurs partisans, ils ont laissé -faire et laissé- aller nos concitoyens, alliant populisme et complaisance et le pays n’était plus sous contrôle. Quelques centaines d’excités ont pu dégager les gouverneurs des régions, les représentants de l’Etat et du gouvernement sans qu’aucune mesure ne fut prise pour stopper ce comportement qui touche au prestige et surtout à l’Autorité de l’Etat. Il aurait fallu qu’on fasse intervenir l’Armée pour dégager les sièges des gouvernorats en tirant quelques rafales en l’air et la question aurait été réglée une bonne fois pour toutes mais………. la nouvelle classe politique qui voulait provoquer le vide avait, malheureusement, d’autres projets ou objectifs politiques à atteindre et très rapidement.

Voyant que le gouvernement ne réagissait pas à leurs excès, nos concitoyens avaient osé prendre d’assaut les unités de production de phosphates demandant à être embauchés. Et ce fut la galère durant les sept dernières années : nous avons perdu nos clients traditionnels, la production a chuté considérablement, les recettes financières en ont pâti, et la CPG qui participait, chaque année, à renflouer, sérieusement, le budget de l’Etat, a été obligé, à plusieurs reprises, de recruter, des milliers de personnels dans des sociétés fantoches appelées *Sociétés de l’environnement*, sociétés payant des personnels sans emplois, augmentant davantage ses  gênes et son déficit. C’est la septième erreur commise : laisser-faire, laisser bafouer la Loi et l’autorité de l’Etat.

Constatant que les gouvernants ne résistaient pas à leurs excès de débordement et à leurs demandes abusives quant à leur recrutement par la CPG, et rassurés que les pouvoirs publics étaient démunis de toute volonté d’imposer le respect de la loi, en recourant si besoin est, à la force légale,  nos concitoyens jouaient à cache-cache avec les unités de production des phosphates, en interdisant, un jour, aux personnels de rejoindre leurs lieux de travail, en le permettant le lendemain,  en bâtissant des murs sur la voie ferrée le troisième jour, pour empêcher les trains transportant du phosphate de passer, obligeant la CPG à louer, au prix fort, des camions pour ce faire. Aucune réaction du gouvernement ou de l’autorité régionale n’a eu lieu, à ce propos, alors qu’on aurait pu procéder à la protection des trains par l’Armée ou la Garde Nationale et c’est le huitième interdit effectué.

Devant un tel laxisme des gouvernants, nos concitoyens ont osé toucher à l’interdit suprême: celui d’aller, au Sahara, où se trouvent les puits d’extraction de pétrole et les pipelines de transport du brut, alors que l’accès à ces zones est interditpar des textes officiels, dans le but de fermer les vannes et faire du chantage au gouvernement pour l’obtention de milliers d’emplois pour les jeunes du gouvernorat de Tataouine. Etencore une fois,on laissa fairesans réagir !!!Après des semaines et des mois de sit-in, et les pertes importantes qui en résultèrent, le gouvernement dépêcha quelques ministres pour négocier avec les soit-disantreprésentants des sit-ineurs et leur donna satisfaction, encore une fois par la création d’une société de l’environnement. Ce fut la neuvièmeerreur commise.
Aussi, n’est-il pas étonnant de constater cette absence totale d’autorité, ce manque absolu d’utilisation de la violence prévue par la Loi pour empêcher quelques centaines d’excités ou de jeunes manipulés qui ont bloqué des unités de production, les trains, la voie ferrée et, sacrilège suprême, qui ont, à plusieurs reprises, défié l’Etat et son Gouvernement ? Même certains  partis politiques et de nombreux Députés l’ont fait aussi : Quelques-uns parmi les premiers ont reçu des subventions de l’étranger sans qu’aucune suite ne soit donnée à pareils agissements interdits et d’autres n’ont pas fourni à la Cour des Comptes les justifications relatives aux dépenses concernant les subventions de l’Etat reçues lors des élections de 2011et, n’ayant pas obtenu le score minimum requis, n’ont pas remboursé les subventions reçues comme cela est prévu par la Loi. Et, nombreux parmi les seconds n’ont pas, encore, remis la déclaration de leurs biens. Et on laisse faire sans réagir et cela peut être considéré comme des situations de jurisprudence ou de précédent. 

Notre balance commerciale est, très sérieusement, déficitaire et notre réserve en devises, est tombée, à un certain moment, à 68 jours d’importation, du rarement vu dans l’histoire contemporaine de notre pays. Malgré cela, malgré nos difficultés financières et économiques, malgré la valeur du dinar qui est arrivé à son niveau le plus bas, nous continuons d’importer des  produits  superflus et  inutiles qui peuvent être, provisoirement,prohibés pendant deux ou trois ans et réserver nos devises à l’importation d’équipements et de matières destinés au développement et à l’exportation.  Produits de beauté et de luxe, voitures de plus de cinq chevaux fiscaux, *glibettes*, fromage, bananes ,etc..ne sont pas  nécessaireset peuvent être interdits d’importation, au moins pour les  prochaines années et les pays amis le comprendront. D’autre part, pourquoi ne pas procéder à la rénovation des autobus et des camions pour les sociétés de transport et les services des ministères ? Et au lieu d’acheter du matériel neuf qui nous coûte les yeux de la tête, il suffit d’importer, uniquement, les pièces détachées nécessaires. Cette opération qui a été utilisée, par le passé, par une société nationale, sérieusement en difficultés financières, a pu la sauver de la faillite.

Alors que notre pays croule sous les dettes qui augmentent, année après année, qu’ont fait les divers gouvernements quant à l’évasion fiscale qui, subordonnée à une  certaine volonté politique, est capable de renflouer les caisses de l’Etat qui en ont grand besoin. Il en est de même pour le commerce parallèle qui se développe dangereusement. C’est aussi le dixième interditcommis et il y en a eu, encore, d’autres et beaucoup d’autres ( les sportifs du Jebel Chaambi- la relève des gardes forestiers du même Jebel- les assassinats politiques- la non arrestation de Abou Yadh- le recrutement et l’envoi des jeunes tunisiens aux foyers du terrorisme- la tentative d’investissement de l’ambassade US, sachant que les grandes puissances n’oublient et ne pardonnent jamais- l’accueil des nombreux autoproclamés imams du Moyen Orient venus ……..au pays de la *Zitouna* nous apprendre les préceptes de l’islam comme si…..-, etc…..).

Pour lutter contre l’évasion fiscale, pourquoi ne pas créer un corps spécial de *contrôleurs d’Etat*très étoffé qui passera, au peigne fin, tous les locaux à usage commercial ou de services (commerces, lieux de services, restaurants, cafés, fruits secs, casse-croutes, pharmaciens, médecins, avocats, etc…) pour vérifier, contrôler et régulariser la situation fiscale de tous ceux qui ne sont pas en règle avec le fisc. Toutes les villes, grandes ou petites, tous les villages de cent à des milliers d’habitants seront concernés et la campagne de fiscalisation ou d’imposition passera dans tous les quartiers, dans tous les boulevards, avenues, rues et impasses et verront leur situation fiscale, définitivement, régularisée. Même les métiers accomplis par un seul individu ne seront pas épargnés tels que sportif de haut niveau, entraineur de sports, taxiste, plombier, mécanicien, électricien, vendeur de fruits secs et de casse-croutes, etc…. Des mesures spéciales seront prises pour éviter que le personnel désigné dans chaque secteur soit protégé de toutes les tentations de complaisance et de corruption et doit être  relevé chaque quinzaine.

Mais ce qui est aussi inquiétant, c’est cette fonction publique qui, il n’y a pas si longtemps, était notre fierté, notre fer de lance, et qui est devenue sinon inopérante ou du moins, inefficace. Ceci est dû, à cette injection de milliers de partisans qui, sans formation, sans  initiation, sans savoir–faire,  intimident et gênent ceux qui, forts de dix ou vingt ans d’expérience, sont là, depuis longtemps, à servir le citoyen. On doit pouvoir, en faisant participer et responsabiliser les syndicats, les organisations nationales et les partis politiques, trouver la formule et la solution adéquates pour ramener la fonction publique à un effectif raisonnable, celui recommandé par les instances internationales et acceptable pour l’administration ainsi que pour les finances publiques.

On a, aussi, vite compris que ce qui intéressait le plus ceux qui se sont autoproclamés comme étant la nouvelle classe politique et, par conséquent , l’élite du pays, c’est, surtout, le pouvoir, que ce soit au gouvernement, aux Sept Instances  Indépendantes, au parlement, ou aux hautes fonctions de responsabilité, et les avantages de toutes sortes y afférent. Le développement des régions de l’intérieur, longtemps marginalisées, pourra attendre encore. Quand on voit que chacun des nombreux gouvernements qui se sont succédés comptait entre trente et quarante ministres et secrétaires d’Etat, que les Instances Indépendantes créées, une fois mises sur pieds et activées, ce sont près de trois gouvernements à financer. Il faut ajouter à cela, c’est à dire, au budget de l’Etat, les salaires des trois cents cinquante présidents de municipalité dont le Code des Collectivités Locales stipule…… (quelle idée et quelle initiative ……quel patriotisme et quel nationalisme !!!) qu’ils doivent, tous et sans exception, même les municipalités qui comptent quelques centaines d’habitants et elles sont, fortnombreuses, exercer leur fonction, à plein temps et doivent, donc, être rémunérés. Si on considère qu’un maire sera rétribué à près de deux mille cinq cents dinars par mois, exception faite pour les Grandes Municipalités, c’est une somme fort  importante que doit, encore, supporter le budget de l’Etat, la plupart des municipalités n’ayant pas assez de moyens financiers  pour y faire face, soit près de dixmilliards de nos millimes par an sans compter certains autres avantages ( voiture, chauffeur, essence, etc….).  En France et dans la plupart des pays européens, seules les villes importantes disposent de maires à plein temps et les autres perçoivent des indemnités variables selon l’importance de la population de la mairie. Tous les tunisiens savent que notre pays est loin d’être, financièrement,à l’aise. Nous n’avons ni mines d’or, d’argent, d’uranium ou d’autres produits rares, et notre seule richesse a toujours été son potentiel humain, le citoyen tunisien. Lorsqu’on constate que tous ceux qui ont été chargés de préparer les textes des instances et des organismes nécessaires à la conduite des affaires de l’Etat ainsi que ceux au service du citoyen, la Tunisie a été  considérée comme une vache à lait tellement bien nourrie que sa traite, c’est-à-dire sa production de lait, est permanente. Je demanderais à ces responsables qui ont conçu et pensé à ces instances autonomes qui sont, pour l’instant, au nombre de sept en attendant le reste, à ces 250 ou 300 maires …..à plein temps même pour les municipalités de cinq cents ou mille habitants qui doivent être rémunérés, comment et avec quoi tout ce beau monde sera rétribué ? Grâce aux emprunts ? Inutile de rappeler que nous avons un gouvernement, relativement pléthorique, au regard du nombre de la population, un parlement qui nous coûte assez cher, et une dette et ses intérêts fort importants, tout cela avec des moyens financiers qui, étant ce qu’ils sont, sont loin de nous permettre de nous en sortir facilement. Comment pouvons-nous respecter nos engagements, pour le règlement de ces prêts,si on ne veille pas au grain ?

Quant aux jeunes qui ont fait et réussi la ……..révolte ou la révolution, on s’en occupera plus tard. Alors, ne voyant rien venir, déçus par les Hommes politiques qui ont préféré ne pas les associer aux affaires de leurs partis, la majorité de ces jeunes a tourné le dos à la politique et certains de ces *laissés pour compte*  qui ont été une proie facile aux pêcheurs en eau trouble, et à quelques imams recruteurs faisant la publicité pour le *paradis et les houriates* ont été, facilement, enrôlés dans les groupes jihadistes et sont allés combattre des musulmans, comme eux, en Syrie, en Irak, et dans d’autres foyers du terrorisme dans le but de déstabiliser le monde arabe et le maintenir, en permanence, hors du développement économique et social. Même les jeunes filles n’ont pas été épargnées et ont été recrutées pour un nouveau jihad, un jihad très spécial, un jihad qui ne fait honneur ni à notre pays, ni à son histoire. Et jusqu’à ce jour, rien n’a filtré ni sur les recruteurs, ni sur les enrôleurs, ni sur les bailleurs. Aussi, plusieurs centaines de terroristes ont été arrêtés soit l’arme à la main, soit suite à des renseignements dignes de foi, soit lors d’un accrochage, soit lors de  leur retour de Syrie ou d’ailleurs, soit d’une manière ou d’une autre. Est-ce que ces terroristes ont été jugés ? Si oui, pourquoi aucun procès n’a été télévisé pour que cela serve d’exemple ? Pourquoi on n’exploite pas cela pour ramener, à la raison, ceux qui sont, encore,  dans le doute ?

Quant à ces jeunes, nous avons perçu, bel et bien, leur comportement lors des dernières élections municipales qui s’est traduit par leur totale abstention qui est aussi grave qu’inquiétante et pour la démocratie et pour la citoyenneté. Ce qui est préoccupant et même alarmant, c’est que la classe politique ne s’en soucie guère puisqu’on ne voit rien venir et on n’en parle même pas.On ne peut, encore, continuer à négliger la jeunesse et on doit tout faire pour l’impliquer davantage dans tous les domaines politiques, économiques et sociaux en la faisant participer, en lui demandant son avis, en tenant compte de ses avis et en renforçant, très sérieusement, les activités sportives, culturelles et associatives qui peuvent les intéresser et les occuper. Bien sûr, le problème essentiel de l’emploi ne peut être éludé ou oublié et le jeune doit être en mesure soit de changer d’orientation en suivant une formation professionnelle, soit recevoir un prêt pour monter un projet, soit casé dans une entreprise publique ou privée.Il ne peut, demeurer, indéfiniment, au chômage.On doit, surtout, le convaincre, du fait qu’il sera le cadre de demain, et le leader politique d’après –demain, de prendre une part active à toutes les questions se rapportant au pays, qu’elles soient d’ordre politique, économique ou social.

Aussi, pour un oui ou pour un non, parce que les crues d’un oued ont causé quelques dégâts, parce que tel ou tel village n’a pas d’eau potable ou d’électricité, ou parce qu’une piste n’a pas été goudronnée, on brûle des pneus pour couper la route, et parce que certains élèves n’ont pas eu la moyenne leur permettant d’être admis dans un lycée pilote, leurs parents investissent cet établissement scolaire pour obtenir satisfaction. Voilà le comportement du citoyen tunisien post-révolution qui veut tout avoir et tout obtenir, de gré ou de force, et …tout de suite. De même, pour d’autres motifs aussi inadmissibles les uns que les autres, on a dressé, il y a seulement quelques mois, des barrages sur l’autoroute A 1 empêchant les citoyens de vaquer à leurs occupations et les  touristes de rejoindre l’aéroport, à la fin de leurs vacances, donnant, ainsi, la pire des images aux visiteurs de notre pays. Même face à pareils actions inadmissibles,  huit ans après la révolution, l’Etat n’a pas eu le courage de montrer les dents car après avoir fourni toutes ces  *carottes*, il n’ose pas  encore utiliser le *bâton* autorisé par la Loi. Encore une fois et compte tenu de pareils agissements, l’absence totale de l’Etat qui devrait appliquer, rigoureusement la loi, contre les fauteurs de trouble est inquiétante parce qu’elle n’aidera pas à rehausser et son prestige et son Autorité qui ont été outragés et bafoués depuis janvier 2011. Laisser-faire nos concitoyens ce que bon leur semble ne peut être perçu que comme des signes de faiblesse incompréhensibles et inadmissibles. Cette politique de laisser-faire et de laisser-aller qui n’a que trop duré, doit être revue et révisée parce qu’elle n’a donné aucun résultat positif et a, au contraire, encouragé les jeunes et les moins jeunes à devenir plus insolents, plus incorrects, plus revendicatifs et plus malveillants. En croyant qu’en agissant avec précaution,avec beaucoup de précaution,en les laissant investir les postes de travail ou bloquer la circulation sans utiliser la violence autorisée par la Loi, on devient plus populaire et on obtient la sympathie et les suffrages de ces concitoyens, on se trompe  énormément et, au contraire, on les encourage à persévérer dans cette voie qui a été , durant toutes les années écoulées, dévastatrice. Tout cela doit cesser et l’Etat, fort par la Loi et les règlements doit utiliser les moyens dont il dispose. Il y va de l’intérêt de la majorité silencieuse de nos concitoyens et celui du pays.

D’autre part, n’est-il pas opportun de rappeler aux syndicats de se tenir, essentiellement, à leur rôle syndical : défendre, dans les limites raisonnables des possibilités du pays, les droits des travailleurs et surtout les exhorter à travailler davantage et se mobiliser, en mettant de côté certaines revendications salariales,l’essentiel étant de renforcer la productivité pour garantir leur emploi et, surtout, pour encourager les investisseurs, qu’ils soient nationaux ou étrangers à investir davantage pour créer de nouveaux emplois et diminuer, un tant soit peu, le chômage. Que les syndicats ne s’immiscent surtout pas de politique et qu’ils ne soient pas partie prenante, à tort ou à raison, des  questions qui ne sont pas de leurs  ressorts. De même, arrêtez de parler de lignes rouges quand le gouvernement parle de privatisation de certaines entreprises non stratégiques et budgétivores !! Attention au retour de manivelle car si nous ne le faisons pas de notre propre gré, on le fera, peut-être, malgré nous etdans les pires conditions.  Avez-vous, vite, oublié, la situation de certains pays qui ont vécu les mêmes difficultés que nous ? Soyons sérieux et surtout raisonnables !! Au lendemain du 14 janvier, quand notre pays était l’admiration du monde entier et que beaucoup d’investisseurs potentiels étaient disposés à venir en Tunisie, au lieu de faire preuve de pédagogie pour tranquilliser, inciteret  encourager ces investisseurs, et exiger de la base de ne pas soulever la question des revendications salariales, c’est le contraire qui a eu lieu et ce furent les arrêts de travail, suivis par des délocalisations et des départs et, de la sorte, nous avons perdu beaucoup d’opportunités. Qu’avez-vous fait pour empêcher tout cela ? Rien et rien du tout.D’autre part, une revue économique britannique assez sérieuse, titrait, il y a quelques semaines : « L’Ugtt, par sa ferveur revendicatrice,  est en train d’empêcher la Tunisie de se développer».C’est, malheureusement, la stricte vérité.

Les politiciens ont promis beaucoup de choses au peuple. Près de huit ans sont passés et notre bon petit peuple ne voit rien venir. Il vit les difficultés quotidiennes, le prix du couffin de la ménagère qui s’est envolé et il n’entrevoit pas l’issue de cette situation.Messieurs les politiques, messieurs les gouvernants, amusez-vous à faire la comparaison du prix de revient moyen du couffin de la ménagère de 2010 et de 2018 et vous serez, certainement, surpris du renchérissement des prix des denrées essentielles de première nécessité !!C’est la question fondamentale qui intéresse, au plus haut degré, le citoyen, beaucoup plus que la liberté d’expression ou la démocratie. Il est très curieux que le prix du couffin de la ménagère n’ait pu être maitrisé !! Je pense que cela nécessite la présence, en permanence et pour une longue période, d’une commission bien représentative des départements ministériels concernés, au marché de gros de BirKassaa. La présence de cette commission au marché de gros du grand Tunis servira, aussi, de repères aux autres marchés de gros des grandes villes de l’intérieur. Le commandement étant la présence, je suis persuadé qu’il suffit que cette commission soit là  de deux à six-sept heures du matin, pour que les prix redeviennent raisonnables. Cette commission doit être relevée tous les dix ou quinze jours.
En fait, le citoyen tunisien qui vivait, en 2010, avec un salaire mensuel moyen de 500 à 800D, se demande ce que lui a apporté la révolution ? C’est, peut- être la raison du changement de son comportement.

Connu et apprécié, jadis,  pour sa sympathie, sa bonne humeur, sa gentillesse, sa politesse, son amabilité, le citoyen est devenu un tout autre homme : méchant, grossier, arrogant, paresseux, incorrect, insatisfait, coléreux, peu travailleur, etc……De même, la criminalité, les vols et les viols, cesviols dont certains sont d’une horreur inqualifiable et qui méritent l’application, pour leurs auteurs et sans conteste, de la peine de mort, ont augmenté dangereusement à tel point qu’ils sont, malheureusement, banalisés sans que des mesures ou jugements dignes de ces monstruosités n’aient été prises.  Où allons-nous et que sommes –nous devenus ?

Aussi, après toutes ces années à voir, politiciens et gouvernants, tourner en rond sans avancer d’un iota, pourquoi  on s’entête à ne pas faire appel à des cadres de valeur, chevronnés et expérimentés qui ont fait leurs preuves, qui connaissent les organismes  internationaux qui nous tiennent par la gorge et qui sont capables, étant donné leurs aptitudes, leurs connaissances et leurs carnets d’adresses, d’aider à l’amélioration de la situation du pays et atténuer les gênes de nos concitoyens qui n’en peuvent plus. Ayons le courage de le faire avant que cela ne soit trop tard, évidemment il s’agit-là d’anciens cadres tout aussi compétents qu’intègres.

Cependant, nos compatriotes parmi les politiques, les Députés de  la Nation,  ont inventé une nouvelle manière de servir la patrie, celle du Tourisme parlementaire. Faisant, ainsi, fi des  citoyens qui les ont élus  et du parti qui les a formés, choisis  et favorisés, ils sont passés d’un parti à l’autre et de l’autre au troisième, au besoin, sans respecter idéaux, principes ou normes de leur parti d’origine démontrant ainsi, leur totale immaturité politique. C’est, d’ailleurs, l’une des causes des tiraillements politiques à l’origine des nombreuses difficultés que vit notre pays depuis janvier 2011.

La question que se posent, aujourd’hui, nos concitoyens est toute simple : est-ce que les Hommes Politiques qui ont eu le pouvoir sur un plateau d’argent sans avoir participé, le moins du monde, à toutes les péripéties du changement du 14 janvier 2011, sont conscients de leur faillite totale? Comment expliquent-ils le recul de notre pays dans tous les domaines  alors que la Tunisie qui était, il n’y a pas si longtemps, l’exemple et le modèle et en avance sur de nombreux pays, se trouve, après toute cette longue période transitoire, bien loin derrière la majorité des pays du continent, ces pays dont la croissance, pour certains,est à deux chiffres ?Ils n’ont, même pas, été capables de maintenir le niveau de vie des citoyens tel que l’a laissé le dernier président de la 1°République.

Pour conclure, on n’a pas besoin de rappeler qu’en politique, il y a toujours un examen de passage et d’appréciation, celui des élections. En effet, en démocratie, les électeurs, jugeant la gouvernance de tel ou tel parti politique, lui accorde, de nouveau,  leur confiance ou le sanctionne. Je pense que l’occasion est propice, lors des élections présidentielles et législatives de 2019 de se rappeler de ceux qui ont été la cause de nos monstrueuses difficultés, tout au long de ces huit dernières années dont, tout particulièrement, les difficultés financières occasionnées par l’injection, dans la fonction publique qui était, déjà, en sureffectifs, de plus de cent mille partisans nous obligeant à emprunter, d’une manière régulière, des sommes énormes, non pas pour investir mais pour consommer compromettant, de la sorte, et l’Avenir des Générations Futures et les Besoins deDéveloppement des Régions  Défavorisées. C’est cette mesure irréfléchie qui a été la cause de nos déboires, de nos difficultés, de nos déséquilibres financiers, et de toutes les misères que vit notre peuple et les vivra durant des décennies et qui, depuis huit ans, attend la manne divine promise par la nouvelle classe politique qui a été, non seulement, décevante mais encore a, fait preuve, bel et bien, de sa totale  incompétence. En politique, qui se trompe ou qui fait des erreurs, paie et... comptant.

Cependant et par honnêteté intellectuelle, je dois reconnaitre que  quelques points  positifs ont été acquis dont, tout particulièrement, la liberté d’expression et la démocratie. 
Mon Dieu, donnez à nos politiques assez de sagesse et de discernement pour qu’ils soient plus raisonnables et moins égoïstes en vue de chérir la patrie avant les partis et avant leur* égo* et leurs proches.

Abou Zeineb
Patriote et ancien Cadre Supérieur


 

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