News - 10.01.2017

Le coup de colère de Chafik Sarsar

 Chafik Sarsar

Le président de l’Isie, Chafik Sarsar ne décolère pas: «tout est bloqué», déplore t-il dans une interview au journal La presse: «l’élection du Conseil supérieur de la magistrature avant la fin du mois d’octobre (…) et surtout la Cour constitutionnelle, et jusqu’à présent, il n’y a rien. Nous avons loupé un rendez-vous avec l’Histoire».

Mais le principal objet de ressentiment du président de l’ISIE, c’est le retard dans la tenue des élections locales: «En tant qu’instance, nous nous sommes fixés  deux conditions sine qua non: la première est relative au texte régissant le découpage électoral, c'est chose faite, puis la loi électorale. Evidemment, nous ne pouvons pas envisager des élections municipales sans un cadre juridique pour le scrutin. La loi électorale tarde cependant à venir. En tant qu’instance, nous avions commencé à tirer la sonnette d’alarme depuis septembre 2015 lors de la première table ronde relative à la feuille de route. Aujourd’hui, nous ne sommes handicapés que par l’absence d’une loi électorale».

Mais il reste quand  même rester optimiste: «Je sais qu’une nouvelle initiative a été présentée devant le parlement pour essayer de dépasser le blocage relatif au vote des sécuritaires et militaires; cependant, nous n’avons pas la version officielle  de cette initiative».

Selon lui, il est  même possible d’organiser les élections municipales en 2017: «Huit mois après l’adoption de la prochaine loi électorale suffisent pour que l’Isie soit prête».

Mais si «ces élections n'interviennent qu'en 2018, elles seront immédiatement suivies, en 2019, par la présidentielle». Chose qu'il déconseille vivement, évoquant le risque d'un «essoufflement» des électeurs.

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2 Commentaires
Les Commentaires
Adel d'El Touth - 11-01-2017 12:21

Enfin encore une très bonne nouvelle , que nos députés n'aient pas daigné assister à une séance du Parlement , pour élire les membres manquant de l'ISIE : ils ont fait preuve de courage politique ! En effet , aucun parti n'est prêt : -les partis de gauche sont divisés et leurs revendications datent du 19 e siècle , -le parti de Bajbouj est en léthargie , noyé par le népotisme et les intérêts personnels , -les dissidents de celui de Moncef Marzougui sont dans l'expectative , -celui de Slim Riahi se cherche des partenaires pour disparaître -ceux des anciens des Novembristes se cherchent une caution pour se fondre ailleurs ! - les Nahdaouis attendent les nouvelles recrues fraîches "des islamistes en colère " qui étaient en formation ou en exercice commandé au moyen orient . Merci messieurs les Députés pour votre clairvoyance . Bajbouj l'a avoué , il n'y a que lui et le cheikh de Montplaisir qui décident ! Bien à vous mes amis tunisiens Merci de traduire mon billet à nos frères arabisants

JAGHMOUN - 11-01-2017 15:32

se sont des conflits d'interets et le reste des sbires du tyran ben ali qui bloquent le systeme democratique. il y a 2 courtisans vereux de la dictature qui sont au CSM ,souillent l'atmosphere et repoussent les autres candidats. le tribunal constitutionnel fait peur a certains de bloquer le passage des lois et d'invalider le projet de reconciliation de beji. nida est desintegré et comme les municipalités sont tenues par des sbires du despote ben ali,il ya interaction des interets et une manipulation d'eviter des elections minicipales et locales. la ou il y a le top de la corruption c'est au niveau des municipalités or on ne veut pas qu'on fouille les archives trés chargés et risque que de nombreux anciens maires vont en prison. la presidence ca l'arrange cette confusion et ce retard de 6 ans pour faire passer avant des interets d'ordre individuel et proteger certaines personnes de se trouver en prison pour delits.

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