News - 19.09.2026

Décès de Mohamed Salah Arfaoui, le bâtisseur de grands projets

Mohamed Salah Arfaoui

Il avait fait aboutir de grands chantiers complexes, dans les délais. Mohamed Salah Arafoui, ancien ministre de l’Équipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire (2015 – 2018), est décédé dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 septembre 2026, à l’âge de 71 ans. Le stade olympique de Radès, c’était lui, en 2001, tout comme la salle de sport, la piscine olympique et le village des athlètes. Un projet des plus difficiles, avec des entreprises coréennes et leurs partenaires tunisiennes, soumis à de multiples contraintes, dans une course contre la montre pour être prêt en août pour les Jeux méditerranéens de 2001. Tous avaient baissé les bras, Arfaoui, alors directeur général, avait gardé son calme, maintenu les équipes alerte continue et finalisé les travaux. Un exemple parmi tant d’autres

Né le 11 janvier 1956 à Ksar Mezouar dans le gouvernorat de Bizerte, Mohamed Salah Arfaoui est ingénieur en génie civil, diplômé de l’ENIT, en août 1981, lautréat du Prix présidentiel. Il fera toute sa carrière au sein du ministère de l’Équipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire. Il débutera en 1981 en qualité de chef de projet notamment le port de pêche de Bizerte, le port commercial de Zarzis, la place de la Kasbah, avant d’être nommé en 1989, directeur régional de l’Équipement à Bizerte. Dès 1994, on lui confie le projet de la Cité olympique de Tunis. A la clôture des travaux, Mohamed Salah Arfaoui sera nommé en octobre 2001, directeur général des services aériens et maritimes, puis en 2004, directeur général des bâtiments civils.

Une nouvelle mission l’attendait en 2008 : PDG de l’Agence de réhabilitation et rénovation urbaine (ARRU), avec pour objectif la prise en charge de 1000 quartiers populaires. En six ans et demi, il relèvera, une fois de plus de grands défis. Habib Essd qui le connaissait de longue date et appréciait ses qualités le nommera en janvier 2015, ministre de l’Équipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire dans son gouvernement. Son successeur, le maintiendra en poste, puis le désignera en qualité de chargé de mission dans son cabinet pour continuer à superviser les grands projets. Sans relâche, il s’acquittera de sa tâche avec compétence.

Mohamed Salah Arfaoui avait complété son parcours à l’ENIT par deux spécialisations : la première au Japon, en 1988, et la seconde en Corée en 2009. Il passera également une année (2001 – 2002) à l’Institut de Défense nationale (IDN) dont il obtiendra le diplôme. Une excellente formation de base, des sessions au Japon et en Corée et une immersion au sein de l’IDN qui lui seront précieux.

Avec la disparition de Mohamed Salah Arfaoui, la Tunisie perd l’un de ses illustres ingénieurs, un grand bâtisseur qui a su pour suivre l’œuvre de ses prédécesseurs au sein d’un ministère clef, formé des équipes, galvanisé les énergies, et perpétuer les traditions d’une véritable école tunisienne de grands projets.

Allah Yerhamou !