News - 27.09.2010

Journée Sadok Mtimet pour les sciences médicales

Une année après sa mort, le comité culturel de Zarzis, a organisé le 25 septembre 2010, la première « journée Sadok Mtimet pour les sciences médicales ». Le regretté Sadok Mtimet, célèbre  pionnier  de la « médecine nucléaire »  en Tunisie, dans les services de l’Institut Salah Azaiez pour le traitement du cancer, et éminent professeur des universités de Tunis, nous a quittés le 21 septembre 2009.

Dans une salle comble, où avaient  pris place des collègues, des parents et  des amis du défunt, plusieurs orateurs ont souligné le legs et le parcours prestigieux de cet homme à la personnalité attachante.  En effet, le Ministre Ahmed Fria,  beau-parent et ami intime de Sadok Mtimet, a bien  cerné son  profil et ses qualités. Tour à tour, les collègues et amis, ont aussi confirmé l’éthique professionnelle et humaine de Si Sadok.

Dans la première intervention,  Dr Hassen el Gharbi,  l’un des grands « gladiateurs » contre le cancer, a abordé l’apport du scanner 64 barrettes dans l’exploration du cœur et des vaisseaux de l’enfant. Malîtrisant à fond son sujet,  il a réussi à nous introduire dans les labyrinthes du cœur, des vaisseaux, des veines, des aortes et des  maudites obstructions.

L'intervention du Professeur, Mohamed Faouzi Ben Sliman,  successeur du défunt à l’institut et son proche collaborateur, a traité de l’imagerie médicale et des techniques d’occultation et autres pour débusquer tumeurs et métastases. 

De son côté,  le Professeur Monia Hchich, en véritable militante de la cause des femmes a évoqué avec émotion les souffrances des malades du cancer du sein, et appelé à une sensibilisation permanente afin de dépister les cas de cancer à ses débuts. Elle a aussi annoncé la création une antenne locale pour l’association Saïda pour les malades du cancer.

Sous la direction du célèbre cardiologue Rachid Mechmech,  les exposés étaient  de bonne facture et les discussions d'un haut niveau, même si les profanes avaient, parfois, du mal à suivre.

 Toutefois,   au delà de l'évènement, il y a lieu de soulever certains points :

  • Inviter les médecins privés, à sociabiliser leur activité fondamentalement humaine, auprès du tissu associatif et le bon peuple qui a besoin d’encadrement et sensibilisation,
     
  • Réduire la faille vertigineuse entre la médecine publique et la médecine privée qui agissent  siuvent en ordre dispersé,
     
  • Réagir en fonction des pôles thérapeutiques et esthétiques par la création de structures périphériques indispensables, comme une banque du sang et des ambulances dans les normes requises.

Puisse cette journée servir de tremplin pour de meilleures approches médicales à l’échelle locale et contribuer au développement des sciences médicales au niveau national.
 

 

 

 

Lihidheb Mohsen eco artiste Zarzis