News - 11.04.2017

Que doit faire la Tunisie pour attirer de grandes marques financières anglaises ? (Album Photos)

Que doit faire la Tunisie pour attirer de grandes marques financières anglaises ? (Album Photos)

Premier signe de réchauffement dans les relations refroidies entre Tunis et Londres ? La visite de deux jours effectuée depuis lundi par le Lord Mayor of London, Dr Andrew Parmley, apporte une première lueur. En charge de la promotion de la City, place financière mondiale, il est arrivé à la tête d’une importante délégation représentant de grandes firmes britanniques et de fonds d’investissement, à la recherche d’opportunités de partenariat. Entretiens officiels et rencontres avec des acteurs économiques ont été consacrés par un déjeuner-débat, organisé mardi, conjointement par la Chambre de Commerce tuniso-britannique, présidée par Mehdi Ben Abdallah et l’Ambassade de Grande Bretagne, dirigée par l'ambassadeur, Mme Louise De Susa. Au-delà des allocutions d’usage, un vrai débat s’est engagé, de part et d’autre, à cette occasion.

Pour Mehdi Ben Abdallah, la Tunisie est aujourd’hui plus que jamais prête à coopérer utilement avec la City. « Il suffit que chacun fasse un pas de son côté pour qu’on se rencontre et se mettent à travailler ensemble », ajoutera Ouided Bouchamaoui, présidente de l’Utica. « Nous ne demandons pas à nos amis British d’investir en Tunisie, mais d’écrire ensemble une nouvelle page d’histoire commune, réussie », poussera Eyman Raies, conseiller auprès du Ministre Fadhel Abdelkéfi, retenu au Bardo pour défendre le Plan. « La nouvelle loi sur l’investissement, compacte, fluide et plus incitative, offre désormais un cadre attractif », dira Khalil Laabidi, directeur général de la FIPA et futur président de l’imminente Instance des Investissements. 

Prochain round à Londres

Une question-clef viendra de la bouche de Noureddine Hajji, président d’EY Tunisie : « Des deux côtés ne sommes pas satisfaits des flux d’échanges et de financement actuels. Que doit faire la Tunisie pour attirer de grandes marques financières anglaises et les inciter à s’installer à Tunis ? ». Le Lord Mayor de Londres, ne laisse pas cette interpellation sans réponse. « Il y a des aspects purement techniques et d’autres plutôt relationnels à prendre en considération, dira-t-il. J’insisterai particulièrement sur la nécessité de se rencontrer, pour se connaître et échanger quant aux différentes opportunités. C’est pourquoi, j’ai adressé à Mehdi Ben Abdallah une invitation à conduire une délégation d’opérateurs économiques et financiers tunisiens qui se rendra à Londres dans les meilleurs délais possibles. Je compte beaucoup sur vous et espère vous revoir tous bientôt à la City ».
Dr Andrew Parmley s’adressait ainsi directement à une soixantaine de membres de la Chambre de Commerce Tuniso-britannique, parmi les grands capitaines d’industrie, de la Banque et des Finances, vivement intéressés par cette initiative. Ils ne seront pas les seuls à l’applaudir, les membres de la délégation britannique, ainsi que Mehdi Ben Abdallah et l’ambassadeur De Susa en sont, eux aussi ravis. Une financière de la City fera monter l’envie pour cette rencontre Londres. « De très importants montants financiers sont à votre disposition, surtout pour financer des projets d’économie verte et plus particulièrement d’énergies renouvelables », dira-t-elle. Et le Lord Mayor de Londres de clôturer sur un ton qui se veut très proche : « Si nous quittons l’Union européenne, Brexit exige, nous ne quitterons pas l’Europe et resterons ainsi vos voisins. »
 
T.H.