News - 24.10.2015

Les bœufs-carottes Tunisiens

Les bœufs-carottes

La simple évocation de la dénomination «Ettafaqoudia» ne laisse plus de marbre les dizaines de milliers des policiers, tous grades et corps confondus. Même si, de prime abord, ils prétendent ne pas la craindre, ils savent en fait au fond d’eux-mêmes qu’ils risquent d’y passer de mauvais moments.

En France, les inspecteurs de la Police de la police portent un nom bien significatif : les bœufs- carottes. Ils le doivent à de multiples évocations. D’abord, il rappelle leur propre technique d’interrogatoire qui consiste à faire mijoter leur suspect avant de l’auditionner, comme pour un plat de bœuf aux carottes. Mais aussi en référence à ce mets peu cher qu’un policier suspendu ou révoqué de ses fonctions risque de ne plus pouvoir se payer. L’expression a été cependant plus popularisée avec deux films : Les Flics d’André Larue (1969) et Les Ripoux de Claude Zidi (1984). Une série télévisée diffusée par TF1 en 1995 l’installera en prime-time.

En Tunisie, le thème commence à peine à être effleuré. Mais le tabou risque de ne plus résister longtemps encore.

Cette expression, popularisée dans la seconde moitié du XXe siècle, trouverait son origine dans deux films : Les Flics (1969), réalisé par André Larue, et Les Ripoux (1984) de Claude Zidi. Dans le premier cas, le policier qui a été démis de ses fonctions ne pourra s’offrir que du bœuf aux carottes, mets soi-disant peu cher, comme repas. Pour le second, il s’agit d’une technique d’interrogatoire de l’IGS. En effet, ces derniers laissent «mijoter» leur suspect avant de l’interroger, comme un plat de bœuf aux carottes.
 

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