News - 07.10.2015

La Tunisie a-t-elle la classe politique qu'elle mérite ?

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Alors que l’économie est au plus mal, que les terroristes de daech se rapprochent dangereusement de nos frontières méridionales, la classe politique continue de s’adonner au jeu du pouvoir dans une insouciance désarmante et irresponsable qui confine à l'autisme. Comment interpréter autrement le peu de cas que nos politiciens toutes tendances confondues font des difficultés que traverse la Tunisie pour ne s'intéresser  qu'aux «révélations» d'un animateur, le lapsus du général Sissi ou la démission d'un ministre ? Comment qualifier autrement l'acharnementqui relève du masochisme de Nidaa Tounès à s'autodétruire alors qu'il était censé conduire l'oeuvre de redressement du pays, «le poncepilatisme» de son fondateur auquel on a bien du mal à trouver la moindre excuse, le double jeu d'Ennahdha, le sectarisme d'une extrême-gauche qui n'a rien appris et rien oublié, l'esprit revanchard d'une opposition conduite par un quarteron de politiciens incapables de faire leur autocritique après leur débâcle électorale et dont l'objectif final semble se limiter à la chute du gouvernement.

On a beau recourir à la méthode Coué, s'armer de «l'optimisme de la volonté», rien dans ce sombre tableau n'autorise la moindre espoir. Comment dans ce cas s'étonner de la sinistrose ambiante. L'Histoire retiendra certainement la trahison de cette classe politique incompétente qui n'a pas su ou voulu répondre aux attentes des Tunisiens. En attendant,la Tunisie qui ne méritait certainement  pas ce sort, devra continuer à manger son pain noir, jusqu'au jour où fatigués par cette politique du bord du gouffre, les Tunisiens se ressaisissent. 

                                                                                                                                                                                                       Hédi

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