News - 05.10.2014

Je vote

Je vote Nidâ’ Tounis, pour les législatives et Béji Caïd Essebsi pour les présidentielles, en dehors de toutes autres considérations, car si l’on se met à les considérer, il y aurait beaucoup à dire, il y aurait matière à empêcher un tel choix. Je vote Nidâ’ et BCE car ce sont le seul parti et la seule personnalité qui ont les moyens de rééquilibrer le paysage politique pour le rendre au moins conforme aux rapports de force qui divisent notre société. 
 
C’est un vote de salut public. L’enjeu concerne l’avenir au long cours de notre pays. Nous sommes devant le choix entre d’une part une société ouverte, dynamique, adaptée aux mœurs du notre siècle, n’ayant pas peur de regarder vers l’avenir ; et, d’autre part, une société close, régressive, archaïque, engluée dans la confusion entre religion et politique, ramenant la croyance à l’adhésion à un dogme appauvri, aminci, stérile, assimilé à une vérité indiscutable, dépouillé de sa propre culture fondée sur une théologie du doute, de la pluralité des opinions, de la controverse comme de l’interrogation et du sentiment de perplexité, d’angoisse, que suscite la question religieuse. Nous estimons que la vision globalisante de l’islam s’est transformée en une idéologie totalitaire qui ne peut conduire qu’au fascisme.
 
Pour retrouver l’air frais de la liberté et nous éloigner de l’étouffement que procure la colonisation des âmes, je vote Nida’ et Béji. En dehors de toute autre considération. Cela s’appelle voter utile pour le bien public. C’est vers ce choix que devrait s’orienter la volonté du peuple afin que sa souveraineté soit affermie.
 
Abdelwahab Meddeb 
 

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