Tunisie 2012 : Générations

2012-07-29
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Par Mourad Guellaty
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"Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse”. (Albert Camus)

  
La politique a depuis toujours été dévalorisée, par les hommes de la connaissance en particulier et les citoyens en général, qui l’affublent de tous les péchés, les plus excessifs, justifiés parfois, injustes  souvent.
 
L’homme politique, lui,   est un être particulier qui se lance dans une aventure, dont il sait comment elle commence et jamais de quelle manière elle se termine. 
 
Sa responsabilité est de l’ordre du rationnel, confronté à l’irrationnel des jugements, évaluations appréciations, de ses contemporains, rarement désintéressés, qu’ils soient eux-mêmes acteurs dans le même champ d’action, commentateurs, analystes, spécialistes reconnus et auto proclamés, et  tutti quanti.
 
Il a une responsabilité immense, qui se résume à un double impératif : améliorer le sort de ses concitoyens, et préparer l’avenir des générations futures, de tous ces enfants qui naissent pendant que lui est au pouvoir, et qui porteront sur son action  le jugement le plus décisif, par sa cruauté, ou par son indulgence, quand ils feront partie de tous ces arrivants  aux portes du marché de l’emploi.
 
La responsabilité de l’homme politique est un arbitrage permanent entre le souhaitable et le possible, le choix le plus dramatiquement exigeant étant, celui de regarder avec acuité et implication  l’horizon futur des générations nouvelles, ce qui n’est pas tellement évident quand on se trouve confronté aux besoins du présent,  qui n’attendent pas.
 
C’est pourquoi, prendre le risque de se faire un jour juger, peut être quand on ne  sera plus de ce monde, par le tribunal de l’histoire, est un acte qui peut s’apparenter à de l’inconscience ou à de la grandeur ("Presque toujours, la responsabilité confère  à l’homme de la grandeur."  Stefan Zweig).
 
GENERATION 2010
 
Elle est celle des années euphoriques avec un taux de croissance moyen de l’économie de plus de 5%, sur les dix dernières années, une dette maitrisée à moins de 40% du PIB (celle de la France a atteint 80%, en 2011, celle de l’Italie plus, alors que le Japon, oui le Japon, culminait à 200% de dettes publiques).
 
Notre déficit budgétaire, était contenu dans une limite de 3%, les touristes affluaient, tout comme les investissements directs étrangers les fameux IDE, et notre note souveraine à son Zénith,  était loin d’être un sujet d’inquiétudes.
 
Pourtant, déjà au cours des deux dernières années, des signes avant coureurs ont ou auraient pu alerter les gouvernants,  quant au tassement de la croissance, phénomène considéré à l’époque comme un trou d’air conjoncturel.
 
Elle venait s’ajouter à tout ce que notre économie connaissait comme grandes difficultés structurelles de ses secteurs stratégiques restées ignorés : une agriculture en souffrance, endettée, et négligée pour un pays connu pour avoir été  "le grenier de Rome et son panier à pains", un tourisme non configuré aux besoins de sa clientèle, et ceci étant la conséquence de cela, un secteur financier qui a trainé pendant des années les créances douteuses qui ont culminé à certains moments à plus de 30%, dans l’ancienne banque BNDT, pour revenir aujourd’hui dans la douleur  à 13- 15%.  
 
Mais surtout,  un taux de chômage atteignant 15% de la population active avec dans certaines régions, des pointes à 30-40% et "last but not least" le chômage des diplômés, cette plaie sociale et humaine béante de plus de 20%.
 
C’est cet aspect générationnel qui a été le  déclencheur, de la montée en puissance d’une contestation, solidaire, des défenseurs des libertés et de  ceux parmi les sans emplois, sans ressources, et sans perspectives, sinon celle de forcer les frontières cadenassées de l’Europe,  elle-même malade de ses multiples crises.
 
UN MODELE ECONOMIQUE STATIQUE,  UNE JUSTICE SOCIALE ABSENTE ET LE REGNE DU MAUVAIS GOUT ET DE L’INCULTURE
 
Comment se fait –il qu’un gouvernement dont le pays était 40ème au classement mondial de la productivité,  selon le World Economic Forum de Davos, en 2011,  loin devant le Maroc, 73ème, la Jordanie 71ème et plus surprenant encore la Turquie 59ème, ait pu connaître, de sa propre population,  un rejet aussi massif et catégorique.
 
L’explication est simple, un pays ce sont des individus, liés par un destin et un horizon communs, une conscience sociale de leur solidarité, intergénérationnelle, et un objectif du vivre ensemble, dans leur diversité et leur dignité. Si un tel liant n’existe plus,  le pacte social est entravé.
 
Il le fut sous le régime précédent, par l’existence d’inégalités sociales et régionales trop criantes, aggravées par un népotisme et une corruption qui ont  atteint des sommets en fin de parcours.
 
Ce qui a manqué aussi à notre pays, c’est le manque de retenue des plus favorisés, et l’étalage vulgaire et irréfléchi des signes ostentatoires de richesse, alors que dans les cités limitrophes régnaient misère et soumission.
 
La période a été marquée par l’absence totale de liberté d’expression, sous toutes ses formes, médiatique, culturelle et artistique, au bénéfice du discours unique,  de la langue de bois.
 
A tout cela s’ajoute l’absence d’une vie associative, considérée  par le régime comme attentatoire au discours dominant.
 
Il en est résulté une absence totale d’éducation, dans beaucoup de couches sociales, y compris et surtout les plus favorisées ("huppées"), dont nous mesurons aujourd’hui les conséquences, des lors que la parole a été libérée.
 
Ce déversement d’injures, de calomnies, de dénonciations infondées, que nous retrouvons dans les médias et réseaux sociaux, c’est bien le résultat d’une génération entière maintenue si longtemps dans l’inculture et un système éducatif qui a délibérément tourné le dos à la qualité.
 
Cette situation, de l’incivilité est généralisée, parce qu’elle résulte, d’une approche quantitative des données sous toutes leurs formes.
 
Le discours dominant et complaisant, faisait la part belle aux réalisations quantifiées, alors que  leurs aspects qualitatifs n’ont à aucun moment  été soumis à des appréciations, révisions et analyses sérieuses.
 
Toute la société tunisienne était gangrenée par une un manque de dialogue, une imagination inhibée, le tragique de la soumission, toutes situations de souffrances et de frustrations qui se sont transformées après les sublimes journées de janvier 2011, en autant d’excès dans toutes les couches de la population sans exceptions.
 
Nous nous devons beaucoup de respect à nos représentants au sein de l’ANC, mais notre  contribution citoyenne est de leur rappeler qu’ils se doivent d’être, en toutes circonstances,  un exemple pour la Tunisie, que nous voulons construire multiple, avec ses divergences et ses différences, qui l’enrichissent et en feront  un modèle de tolérance,  de compréhension et de respect  mutuels. 
 
L’EDUCATION "L’ARME FATALE" DU REDRESSEMENT 
 
Dans l’ensemble,  notre pays jouit d’un fort pourcentage de citoyens scolarisés, même si les élections d’octobre 2011, ont révélé aux tunisiens,  le nombre ahurissant d’analphabètes,  de l’ordre de 10% de la population.
 
L’absence de visions, de plans éducatifs performants, basés sur des paramètres évolutifs, et le manque de valorisation des filières courtes ont  conduit à l’obtention de taux de scolarisation élevés mais totalement déconnectés des besoins économiques.
 
Durant toute cette période, aucune pédagogie du développement économique, n’a été rattachée à la conception d’une éducation au service de l’homme et du pays, et aucun discours n’est venu rappeler aux citoyens, l’apport d’une éducation maitrisée,  en symbiose avec nos objectifs de développement.
 
Le système d’orientation n’a créé que des frustrations, faute de sa compréhension par des générations  d’étudiants, de leurs parents et de la communauté nationale.
 
Le plan de développement économique du pays, n’a jamais été expliqué, en dehors des débats convenus au Parlement, aux nombreux intéressés : étudiants, parents, universitaires et hommes d’affaires, futurs employeurs en puissance.
 
L’EDUCATION EST LE PREMIER MAILLON DE LA CHAINE INTERRACTIVE QUI PERMET A UNE ECONOMIE DE SE CONSTRUIRE, S’ELEVER, S’ADAPTER 
 
 
Il n’y a pas eu d’interactivité entre nos ambitions économiques et l’éducation dispensée, tant sur le plan quantitatif que qualitatif.
 
Toutes ces erreurs ne doivent pas être recommencées, elles qui ont conduit   à l’existence d’une main d’œuvre  de faible qualification et d’une contribution à  faible valeur ajoutée.
 
Tout le monde connaissait cette situation de sous- traitance, que la Tunisie a vécue et continue à vivre faute de mieux. Mais cette réalité nous maintient, dans une  dépendance vis-à-vis des donneurs d’ordre étrangers et  pas du tout à l’abri des convulsions du monde et de l’émergence de nouveaux acteurs plus performants. 
 
Les décideurs de notre pays, n’étaient pas très en phase avec les évolutions du monde, trop contents des  résultats annoncés, dont il faut le reconnaître,  certains ne sont pas à gommer d’un trait de plume. 
 
Mais à trop se complaire dans la satisfaction et l’auto satisfaction, on s’enferme dans ce que l’on pense être un "cocon" et qui n’est qu’une prison qui empêche de voir les évolutions du monde. Selon  John Ruskin “plaider l’ignorance n’enlèvera jamais notre responsabilité".
 
Il y a lieu, d’ores et déjà, de définir une politique de l’éducation, qui tienne compte d’une ambition économique, sociale et sociétale,  pour le pays à une échéance raisonnable de vingt ans, soit  pour les élèves qui entrent aujourd’hui à l’école.
 
Car à regarder  dans le passé, nous pourrions avoir la confirmation de la prophétie d’Albert Enstein " Tout ce dont l’esprit des hommes nous a gratifiés dans les derniers cent ans, aurait pu assurer une existence heureuse et sans souci, si les progrès dans l’organisation avaient marché de pair avec le progrès dans la technique. Mais les résultats péniblement conquis, font entre les mains de notre génération, l’effet d’un rasoir entre les mains d’un enfant de trois ans. La possession de moyens de production admirables, au lieu de donner la liberté a apporté les soucis et la faim". 
 
Comment ne pas être encore plus admiratifs, devant cette froide observation, surtout en ce début du XXI siècle, qui succède à celui de la mondialisation, de la révolution médiatique,  et d’Internet, avec en contrepoids les crises financières, immobilières, la misère et la faim dans certaines contrées, les guerres immuablement présentes, et les graves dangers écologiques encourues par la planète. 
 
Pour Enstein les découvertes scientifiques, doivent être au service du progrès de l’humanité, et l’inverse selon lui devrait être vrai.
 
Ce que nous avons vu en ce début de millénaire, c’est selon Joseph Stieglitz "le triomphe de la cupidité", qui a entrainé le monde dans des crises financières d’une durée et d’une ampleur comparables à celles  de 1929. 
 
Et cette longue descente aux enfers que nous vivrons encore pendant quelques années, en espérant qu’elle ne nous conduira pas aux abimes, est due au fait que l’organisation des pouvoirs et des contrepouvoirs,  les fameux "checks and balances", ne suivent pas avec la même rapidité  les progrès de la technique.
 
En effet,  ces progrès, de  quelle que nature qu’ils soient, interviennent de façon parfois imprévisible, jaillissante, voire  inattendue,  alors que l’adaptation des garde fous nécessitent une grande machinerie administrative à mettre en œuvre, du point de vue du droit, des instruments de contrepoids, de la régulation, de la coordination internationale, ce qui est loin d’être une sinécure. 
 
TOUT NOUS EST ENCORE PERMIS
 
Mais en Tunisie, nous n’en sommes pas encore à ce stade, quoique si nous prenons la force en nous mêmes de nous transcender en un pays du savoir, de l’inventivité et de la créativité, nous pourrions rejoindre le wagon des pays qui produisent leurs efforts dans la haute technologie, comme la Suisse classée première mondiale en termes de productivité, par le World Economic Forum , et pourtant, petit territoire,  à  faible nombre d’habitants,  mais béni des "dieux"  par sa capacité à innover, à maintenir une discipline de fer, un  esprit citoyen, qualités dont nous ne sommes pas encore les dépositaires.
 
Mais qui sait ? L’histoire des peuples, de toutes les régions du monde, montre  l’extrême volatilité et retournements  de leurs situations.
 
Qui aurait imaginé les différents  déclins de l’empire chinois à travers l’histoire ? Idem pour la Grande Bretagne maitresse du monde au  XIXe siècle et les USA au top au XXe siècle , aujourd’hui contestés, par les chinois et autres pays émergents du cartel des BRIC ?  
 
Qui aurait anticipé, il y a quelques décennies, les retournements de situations en Asie, avec des petits pays quasiment à l’abandon, devenus  "dragons", comme Singapour, la Corée du Sud, Hong Kong, en Amérique du Sud, avec la montée en puissance du Brésil, le redressement de l’Argentine au bord de la faillite il y a peu de temps, en Afrique du Sud, où la situation économique est plus que satisfaisante.
 
Pourquoi la Tunisie, ne serait elle pas dans ce peloton des pays performants ? Elle le pourrait par l’effort consenti, la conscience de son passé si riche, l’énergie de sa population dont les racines plongent dans les profondeurs de trois mille ans d’histoires, marqués par la présence de nos ancêtres nomades, berbères phéniciens, vandales, ottomans, de religions diverses, chrétienne, judaïque, musulmane et sunnite.
 
L’écrire, n’est pas se renier, ou introduire des éléments de questionnement sur notre identité. C’est bien au contraire s’armer de cet héritage si divers et si riche, et  essayer de s’élever à sa hauteur, pour   mieux écrire les pages nouvelles de  l’histoire,  pour les  générations futures, en premier lieu celle de la Tunisie de 2030, que  le monde identifiera aux enfants de la "Jasmine Revolution".
 
Un nombre important de nos concitoyens, éprouvent frustrations et découragements, devant le spectacle de situations malheureuses, de cette période dans laquelle, ils estiment, qu’il flotte un parfum de confusion et de déraison.
 
Il faudrait qu’ils se ressaisissent, les générations à venir, la Tunisie de demain, leur Tunisie,  ont  besoin de leur énergie, de leur force d’âme, et surtout de leur passion, car  " celui qui se perd dans sa passion est moins perdu que celui qui perd sa passion" (Saint Augustin). 
 
Mourad Guellaty
 




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Les Commentaires
Touhami Bennour 2013-04-17 03:32:07

Un question évoqué par Si Mourad est qui me parait mal expliqué presque par tout le monde. Que ca veux dire un peuple riche de 3 millle ans, carrefour de civilisations, vandale etc...Je ne connais pas de pays au monde qui se qualifient de cette facon. Le USA disent qu ils sont le dirigeant du mone le francais disent la Même chose. Est-ce par ce que nous somme en retard aussi pour définir notre identité.moi je ne connais Qu´un peuple, le pauple Tunisien qui a traversé plusieurs phases de l´histoire, comme tous les autres peuples. LENIN est bien Russe malgrès la chute de L´Union Soviétique,Thores est Francais, Toggliati est Italien etc...Si il ya eu des guerres, des invasions ca rien ne change rien qu´on affaire au même peuple. Les francais ne disent pas que la période de vichy les on rendu Allemends,pas du tout. Je crois Bourguiba aussi s´est laissé trainé par cette explication, je cite de mémoire que le peuple tunisien n´a jamais été libre et que c ést avec le Bourguibisme que le peuple Tunisien va être enfin crée. Je suis d´accord avec vous sur le 3 mille ans, sur la période Carthaginoise et ses valereux philosophes, qui ont jeté les fondements de la civilisation moderne, surtout Occidentale ( nous devrions faire connaitre cette periode) pour rectifier des siècles de "vol de l´histoire" comme un historien Anglais l´a qualifié

Merdassi Youssef 2012-07-30 19:43:20

Excellent comme toujours avec Si Mourad! Et difficile de commenter un texte aussi abouti. Merdassi Y

A Ben Mussa 2012-07-30 19:34:17

Lisez cette tribune courte et dense et voyagez avec engagement, avec implication et passion (dixit Si Mourad) dans notre future réalité.A Ben Mussa

Glenza Samir 2012-07-30 19:28:26

Une feuille de route pour nos gouvernants et une apologie de l'humolité et la responsabilité. S Glenza

Naceur Kacem 2012-07-30 19:22:56

un texte remarquable dans la forme et la justesse du jugement, accompagné par des commentaires, certes flatteurs, mais justes et enrichissants, parfois aussi brillants que le texte. C'est aussi cela la Tunisie des sit-in , des chamailleries et de l'égo de quelques uns. Heureux de vous lire tous. Naceur Kacem

Garnier Helene. 2012-07-30 19:01:20

Ces tunisiens que le monde admire pour leur histoire, culture, gentillesse, ont montré qu'ils avaient du courage, un certain mois de décembre 2010. mais l'oeuvre n'est pas encore accomplie. Elle attend d'être parachevée par les nouvelles générations. Pour l'éducation suivez le guide Mourad Guellaty. il connait le chemin. H Garnier

Latifa Redissi 2012-07-30 18:52:30

Une réalité intelligemment écrite, et un appel aux nouvelles générations de responsables pour qu'ils s'élèvent au dessus des petitesses de la vie politique pour embrasser à bras le corps le redressement inéluctable de la Tunisie.Rendez vous à La Kasbah dans vingt ans. Latifa Redissi

Latifa Redissi 2012-07-30 18:51:19

Une réalité intelligemment écrite, et un appel aux nouvelles générations de responsables pour qu'ils s'élèvent au dessus des petitesses de la vie politique pour embrasser à bras le corps le redressement inéluctable de la Tunisie.Rendez vous à La Kasbah dans vingt ans. Latifa Redissi

Fatma Midani 2012-07-30 14:49:41

Excellent et concis ! Avec une incursion dans les domaines "providers" de ressources humaines pour l’économie. Nous nous devons de réussir ce virage qualitatif, si non nous serons écrasés, et dépassés par tous les autres pays qui parlent peu, mais agissent beaucoup. Rym Midani

Emmanuelle Lavallant 2012-07-30 14:46:57

Encore un beau texte de Mourad, qui fait comprendre pourquoi la Tunisie, a au cours d’un passé récent perdu aux yeux des étrangers beaucoup de sa superbe. Eclairant et encourageant pour la suite, si le pays prend le bon virage ! Emmanuelle Lavallant

A Rochefort 2012-07-30 14:41:51

Dommage que son travail fort prenant ne lui permet pas, semble t-il, d’écrire un livre sur la Tunisie, et des événements qui s’y produisent. Il a pour cela les capacités de l’expert, le style de l’écrivain, et toujours ce faux dilettantisme de l’observateur non engagé, qu’il n’est pas , mais qui lui donne ce regard toujours distancié. Antoine Rochefort( France)

M BELLAGHA 2012-07-30 14:37:44

Brillant document, d’un vrai pédagogue qui sait de quoi il parle ! Moncef Bellagha

nadia denguezli 2012-07-30 09:10:10

dans la torpeur de ce bon mois de Ramadhan, Si Mourad nous rappelle que nous avons devant nous une période de travail différent quantitativement et qualitativement, de ce que nous avons connu par le passé. Cette fois il faut se retrouver les manches et faire fonctionner la matière grise. Nous avons aucune autre alternative! Nadia Denguezli

Youssef Belkacemi 2012-07-30 05:20:56

L’analyse est conforme à la réalité et synthétise, toutes les difficultés de l’économie tunisienne, mais aussi de notre société. Comme c’est toujours le cas avec Si Mourad , nous sommes dans le registre de l’excellence ! Y Belkacemi

Yasmine Bentobal 2012-07-30 05:13:43

C’est la première fois que je lis une opinion économique, qui traite avec pertinence des effets indésirables sur le pays du système éducatif tunisien qui a depuis longtemps atteint ses limites et qui est devenu de plus en plus l’anti chambre des sans emplois. Merci de la dénonciation intelligente des excès sociaux, du népotisme et de la corruption, et de leurs implications sur la marche de l’économie et de l’équilibre de la société .Yasmine Bentobal

Aziz Ben Dhiab 2012-07-30 05:09:24

Monsieur Guellaty traite des problèmes avec rationalité et tact, et met les points sur les i qu’il faut. L’éducation et aussi la formation professionnelle, nous avons perdu trop de temps pour nous rendre comptes qu’elles n’étaient plus adaptées aux besoins de notre pays. Quant à la culture, il y a bien longtemps que le pays d’Ibn Khaldoun, y a renoncé au profit des "textos", et du langage "chébran" très en vogue dans tous les milieux sociaux sans exclusive. Aziz Ben Dhiab

Latifa ben Othmane 2012-07-30 05:04:25

On ne peut être que d’accord avec ce texte simple et beau dans son écriture, et très parlant dans son contenu. Il est clair que la passion de faire nous manque, car il faut des meneurs pour cela qui soient des locomotives puissantes regroupées. Car même dans ce domaine l’effritement des associations et la concurrence ente elles existe. C’est dommage mais pas irrémédiable ! Appel donc au regroupement des volontés apolitiques, pour des causes communes. Latifa ben Othmane ( France)

Kaouther Ben Guiza 2012-07-30 04:57:31

Je suis d’accord. Mais l’éducation ne suffit pas pour nous sortir d’affaires dans les mois qui viennent avec un million de tunisiens sans emplois. Il faut faire vite et trouver les solutions d’urgence car le tunisien n’a pas la passion, en ce moment, il a la rage. Kaouther Ben Guiza

Abdelwaheb Ladjimi 2012-07-30 04:51:09

J’espère Si Mourad que vos écrits seront lus avec intérêt par nos décideurs, mais j’en doute ils ont trop à faire, à maintenir leur cohésion. A Ladjimi

Antoine ROCHEFORT 2012-07-30 04:45:23

Dommage que son travail fort prenant , semble t-il,ne permet à l'auteur, par ailleurs prolifique, dans ses écrits sur la finance, d’écrire un livre sur la Tunisie, et des événements qui s’y produisent. Il a pour cela les capacités de l’expert, le style de l’écrivain, et toujours ce faux dilettantisme de l’observateur non engagé, qu’il n’est pas , mais qui lui donne ce regard toujours distancié. Antoine Rochefort( France)

Nadhir Denguezli 2012-07-29 22:01:59

Si Mourad, il y a trop d’injustices sociales, et il faut en parler. En plus tout se dégrade dans le pays. 30% des tunisiens sont en situation de précarité extrême, sans parler des violences faites aux femmes, aux enfants et aux personnes âgées. Parlez en ! Merci. Nadhir Denguezli

FR Midani 2012-07-29 21:58:15

Excellent et concis ! Avec une incursion dans les domaines "providers" de ressources humaines pour l’économie. Nous nous devons de réussir ce virage qualitatif, si non nous serons écrasés, et dépassés par tous les autres pays qui parlent peu, mais agissent beaucoup. Rym Midani

J AMINE 2012-07-29 21:54:48

C’est juste, c’est vrai ! Mais bien entendu on reste sur notre faim. Que faire ? J. Amine

B de Lamartiniere 2012-07-29 21:45:05

Un texte brillant, dans le fond et dans la forme, qui donne un éclairage sans concessions, mais sans excès sur la situation de la toujours belle Tunisie. Brigitte de Lamartinière (France)

MB Jalloul 2012-07-29 21:37:56

C’est d’une vérité et d’une objectivité sans failles. Nous ressentons tous, ce que décrit l’auteur, avec son élégance habituelle. Et nous croyons fermement que la Tunisie ne se laissera plus faire, par quiconque, et que le peuple saura reconnaître le bon chemin pour son redressement. M. B. Jalloul

Amine Ben Jaballah 2012-07-29 21:33:43

Je suis impressionné par les écrits de Si Mourad, profonds, jamais excessifs et toujours fort instructifs. A Ben Jaballah

Mustapha Abid 2012-07-29 21:29:37

C’est une opinion que nous ne pouvons qu’approuver. L’éducation a été livré à l’incompétence et souvent à la partialité. Mustapha Abid

Y Jazouli 2012-07-29 21:26:09

Bravo pour cette tribune douce amère. Il faut que la Tunisie réussisse coute que coute sa transition démocratique, car elle sera un exemple et un défi pour les autres pays arabes. Y Jazouli (Lebanon)

M Bellagha 2012-07-29 21:20:47

Brillant document, d’un vrai pédagogue qui sait de quoi il parle ! Moncef Bellagha

moncef marrouki 2012-07-29 21:16:58

Quelle bonne surprise ramadhanesque, un écrit de Mourad Guellaty! Le redressement économique est un objectif difficile mais incontournable. Il prendra du temps, et une génération c’est le minimum pour repartir de l’avant . Mais avant nous un autre choix ? M Marrouki

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