Les "ultras" chassés des stades
2009-09-14
Après une trêve de près d'un mois, le championnat de football a repris ses droits avec un somptueux EST-CSS remporté par les sang et or sur le score de 4-0. Une pause mise à profit par le Comité National Olympique pour concocter une sorte de code de bonne conduite à l'intention de supporters. Une initiative marquée au coin du bon sens. Car depuis longtemps nos stades sont devenus le théâtre de dérives verbales qui risquent, à la longue, de détourner notre sport-roi de ses objectifs.
Après les injures et les propos orduriers, voici venu le temps des champs guerriers et des slogans à connotation régionaliste et même raciste. Comme dans les stades d'Europe. Le pire est que ces dérives sont généralement le fait d'adolescents qui ignorent jusqu'à la signification exacte des mots qu'ils hurlent en choeur ou des inscriptions qu'ils affichent. C'est à s'interroger sur le veritable rôle de ces comités de supporters censés encadrer leurs membres et surtout les plus jeunes d'entre eux.
J'entends bien qu'un match de football n'est pas une représention théâtrale ni un concert de musique symphonique. Mais de là à transformer nos stades en défouloirs où tout peut être dit ou en zones de non droit où l'on se croit au dessus des lois, il y a un monde. Il faut dire que le laxisme de la Fédération de football n'est pas étranger à l'ampleur prise par ce phénomène que, pourtant, on voyait venir avec la multiplication de ces dérapages à l'étranger et notamment dans les stades européens depuis les années 80 avec l'émergence des " Ultras ", nouvel avatar du hooliganisme.
Et ce n'est pas un hasard si les responsables de ces dérives dans notre pays s'en réclament et essaient même de les mimer jusque dans leur appellation, leur emplacement (les virages) leurs cris, leur accoutrement et la forêt de drapeaux qu'ils déploient ( où le drapeau tunisien brille par son absence). C'est dire l'urgence qu'il y a à traîter ce problème non pas par des demi mesures comme on l'a fait jusqu'ici mais par des remèdes drastiques. Faute se quoi, on risque d'assister d'ici à quelques années à l'émergence d'une jeunesse sans réelles attaches, cosmopolite (dans le mauvais sens du terme), totalement déconnectée des réalités. Il suffit de regarder les gradins lors d'un match de l'équipe nationale pour mesurer la gravité de la situation.
La plupart des spectateurs se comportent en supporters de leurs clubs respectifs portant le maillot de leur équipe préférée et ne vibrant qu'aux exploits des leurs joueurs. Pourquoi ne pas offrir à chaque spectateur, à l'entrée du stade et à chaque fois où notre équipe nationale est partie prenante des maillots aux couleurs nationales. Pourquoi ne pas inciter ces mêmes spectateurs à entonner debout l'hymne national sans taper des doigts comme on le fait si souvent dans nos stades et pourquoi pas ne pas tenter l'expérience le 10 octobre à l'occasion du match Tunisie-Kenya. Ce serait là une belle occasion de renforcer la cohésion nationale et de réaffirmer notre appartenance indéfectible à ce pays.
Hedi
-
460 hommes d’affaires interdits de voyage : comment concilier justice et reprise économique
3000
-
Accrochage entre les forces de l'ordre et «un groupe armé non identifié» près de Sfax
2614
-
L’arme secrète de Noureddine Ben Ticha
6101 |
5
-
Les conditions de Bruxelles pour accroître son aide à la Tunisie
2044
-
L'accrochage de Bir Ali Ben Khalifa : deux membres du commando tués et un troisième fait prisonnier
1643
-
Adnen Manser, le nouveau communicant de Moncef Marzouki
2284
-
Elyes Jouini: Pourquoi ai-je démissionné ?
50802 |
74
-
Hamadi Jebali "clarifie" sa position au sujet du 6ème Califat
14639 |
54
-
Femmes : les dangers se précisent
14411 |
51
-
Kidnapping d’un enfant à Tunis: Appel à témoins
25903 |
47
-
Tout sur le nouveau gouvernement de Hamadi Jebali
10531 |
44
-
zaama hallal wa ila haram ?
4689 |
41
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
Irréfléchie, dangereuse, précipitée : l’opposition, comme les syndicats n’ont ...
Quand nous nous sommes engagé, depuis déjà deux décennies, à contribuer à ...
Le problème des diplômés au chômage est le talon d’Achille de notre économie. ...
Le président Moncef Marzouki entreprend, à partir de mercredi 8 février une ...
Le Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, M. Mustapha Kamel Nabli a présidé le jeudi 2 ...
Ce texte a été écrit en mars2011, lors de la première visite effectuée par la ...
S’adressant au directeur général du FMI, Christine Lagarde, lors de sa rencontre vendredi 3 ...
La révolution tunisienne fête son premier anniversaire. Que de chemin parcouru depuis le 14 Janvier 2011, ...
La biographie d’Habib Bourguiba qui est à nouveau disponible aujourd’hui a été ...
D’un côté, une situation économique et sociale inouïe. De l’autre, un débat ...
La révolution du 14 janvier 2011 et les événements qui se sont succédé depuis, ont ...
La révolution risque-t-elle de conduire le pays à la catastrophe ? Le désordre politique, ...
Si le parti vainqueur du scrutin du 23 octobre avait été un parti de type ordinaire dans la droite ligne ...
Face au marasme économique que vit actuellement la Tunisie, il n’y a pas de solutions magiques pour ...
Ce qui triomphe aujourd’hui en islam, c’est la politique. Or il s’agit de la partie la plus pauvre et ...
Finalement, la seconde grande nouvelle de la fin de l’année 2011 aura été la naissance ...
Les sociétés d’investissement à capital fixe SICAF ont vu le jour en 1988 suite à la ...
Face à la déterioration de la situation économique et sociale, un an après le 14 Janvier, ...
Faut-il s’inquiéter de la relative mais perceptible dégradation de la conjoncture économique ...
Ingénieur informaticien, Mohamed Lamjed Gdhami, 31 ans, est féru de nouvelles technologies de la ...














