News - 14.12.2011

Rafik Abdessalem : « Si je suis nommé ministre des Affaires étrangères… »

C’est un message rassurant qu’a voulu transmettre Rafik Abdessalem (Ennahda), candidat le plus probable au poste de Ministre des Affaires Etrangères. Bien qu’il évite de confirmer sa nomination, il n’hésite pas à développer la vision de son parti pour « le redéploiement de la diplomatie tunisienne en lui permettant de renouer avec se valeurs fondatrices et capitalisant sur ses potentialités ». «Nous ne ferons pas table rase de tout, confie-t-il à Leaders, et ne recommencerons pas à partir du néant, mais essayerons de renforcer le dispositif et de mieux l’adopter au nouveau contexte en se donnant les moyens appropriés pour le rayonnement international de la Tunisie ».

« Nous disposons, souligne-t-il, d’un levier diplomatique de qualité et de bonnes compétences, sauf certains qui se seraient avérés compromis dans des malversations sous le régime déchu. Aujourd’hui, nous voulons aller de l’avant, rattraper le temps perdu et mettre la diplomatie tunisienne au service des ambitions nées de la révolution ». Rassurant donc pour les bons et loyaux diplomates tunisiens, mais rassurant, aussi, pour la communauté internationale. « Le régime de Ben Ali était fortement décrié à l’étranger et voilà que la révolution est venue hisser la Tunisie à une place très respectée que nous devons mettre à profit pour développer nos relations extérieures, soutenir notre coopération internationale et explorer de nouveaux horizons, tout en consolidant nos relations traditionnelles à commencer avec les pays frères voisins, dans la région, avec l’Europe, les nouvelles forces émergeantes telles que le Brésil, l’Inde ou la Turquie ainsi que nos grands partenaires ».

Docteur en sciences politiques (Université de Westminster, Londres) et chef du département de recherches au centre d’études d’Al-Jazeera à Doha, Rafik Abdessalem, originaire d’El Hamma, s’était illustré durant ses études, par son engagement au sein du mouvement islamiste étudiant (l’UGTE). Contraint à poursuivre ses études au Maroc, il s’était finalement résolu, en 1993, à se réfugier en Grande Bretagne. Sur les bancs de l’université à Londres, il avait fait connaissance de la fille du cheikh Rached Ghannouchi, Intissar (éditorialiste au quotidien londonien The Guardian) qui deviendra son épouse et lui donnera deux enfants.

Interrogé mercredi par Boubaker et Noureddine sur Mosaïque Fm si cette relation familiale directe avec le leader Ennahda favorise aujourd’hui sa promotion au sein du gouvernement, il rappelle son engagement militant de longue date et son expérience internationale, en se gardant toujours de ne guère confirmer sa participation au gouvernement, pourtant quasiment acquise.

 

Tags : rafik abdessalem  
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7 Commentaires
Les Commentaires
Bechir SAADAOUI - 14-12-2011 17:40

attendons pour voir

Tayeb - 15-12-2011 09:56

Si ce qui est exposé dans cet article s'averait fondé, je pense pas que les liens familiaux dans ce cas ci seraient nuisibles à la fonction. Que du contraire! Le " pistonnage / fils-tonnage" est fortement nuisible dans les situations où le pistonné est incompétent, non-qualifié pour la fonction. L'expérience et le vécu de ce monsieur, ses relations dans le modne anglo-saxon, et moyen-orientaliste sont des indicateurs clés de la nouvelle donne diplômatique de la Tunisie. Spontannément, je propose cette réflexion , pourtant je suis vraiment à l'opposé de certaines thèses du parti politique duquel se réclamerait ce monsieur. Il va falloir professionnaliser la politique en Tunisie, et que le meilleur soit désigné pour servir le pays avec abnégation!

Hamadi - 15-12-2011 10:14

Qu'a t il fait ce monsieur en comparaison avec les autres tunisiens qui ont offert leur vie pour la revolution.

Mhamed Hassine Fantar - 15-12-2011 10:22

Soyons optimistes et vigilants.Souhaitons que la Tunisie démarre sur la voie de la justice, la paix et la prospérité.Respectons la grammaire de la démocratie, pourvu que les revendications de la révolution du 14 janvier 2011 soient bien prises en compte par la troisième République populaire, sachant que première République dans notre histoire nationale remonte au temps de Carthage comme en témoigne Aristote lui- même.

Mina - 15-12-2011 10:58

A mon avis, il serait sage, au vu de la malheureuse expérience que nous tunisiens avons déjà eu avec les amalgames tous azimuts, famille, parti, clan... De ne pas nommer des parents, et que ces parents ne sillonent pas le monde et s'expriment au nom du gouvernement tunisien. Ennahdha est un parti parmi d'autres, et la favoritisme nous avons "soupé"... Aussi ambitieux que soit ce Monsieur Rafik Abdessalam. Sa relation familiale avec le chef du parti Ennahdha a du déjà le favoriser pour les fonctions qu'il a occupé auprès d'Al Jazira. Alors basta pour la Tunisie et les Tunisiens. Il n'a qu'à rester à son poste si important à Al Jazira, personne ne lui en voudra. Je vous remercie de votre attention, et soyons vigilant. Une citoyenne tunisienne.

Kamel - 15-12-2011 14:50

La nomination du gendre de Rached Ghannouchi, Leader d'Ennahdha dans un poste de ministre nuira, à coup sûr à l'image d'Ennahdha, pas besoin de long discours pour l'expliquer. J'espère que les gens d'Ennahdha sont assez intelligent pour le comprendre La Tunisie ne manque pas de compétence!

Sahila - 15-12-2011 18:00

On n'est pas sorti de l'auberge. Nous assistons à une substitution...

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