Opinions - 05.11.2018

Quel apport peuvent fournir les associations scientifiques pour l’ouverture de l’université sur son environnement

Quel apport peuvent jouer les associations scientifiques pour l’ouverture de l’université sur son environnement socio-économique

Les associations scientifiques sont des organisations à but non lucratif, fondées à l’initiative d’un groupe composé d’enseignants, des chercheurs, d’ingénieurs,... Provoquer, favoriser, promouvoir par tous moyens adéquats le progrès et la diffusion des sciences et des techniques et les rendre accessibles au plus grand nombre d’intervenants. Elles peuvent se voir confier une mission de service public par une organisation publique. Elles ont une mission de promouvoir la sciences encourageant les liens entre les universitaires, les chercheurs, les industriels et les décideurs. Cette mission vise à contribuer efficacement à la diffusion et au développement du savoir à travers ceux qui souhaitent faciliter la communication réciproque pour mener des projets de recherche en collaboration et oeuvrer à l’avancement, au développement, et au rayonnement de la science.

Les associations scientifiques prennent de nombreuses formes. On les distingue en fonction de leurs caractéristiques. Elles peuvent notamment prêter leurs concours et s’intéresser à toute activité similaire à leur objet. Leurs ressources financières sont spécifiques et proviennent essentiellement des cotisations de leurs membres, des dons ou des subventions. Dans la majorité des associations, le recours au bénévolat est indispensable pour la réussite de leurs activités.

Ces associations ont souvent pour finalité de fournir des services privés à leurs adhérents. Cela peut consister à satisfaire leurs besoins ou défendre leurs intérêts. Elles peuvent également avoir une mission de service public (enseignement, recherche scientifique, santé, social, …) à destination de l'ensemble de la population.

L’apport des associations scientifiques n’est point négligeable. Même avec le soutien sans pareil de toutes les instances concernées, les résultats enregistrés ne corroborent pas encore avec l’adéquation entre l’offre et la demande, et ne répondent pas totalement en matière de compétences aux attentes des entreprises, qui ne cessent de s’en plaindre. L’expérience du secteur de la recherche scientifique et de la technologie témoigne pourtant d’un foisonnement d’activités associatives importantes dans ce domaine, d’une variabilité thématique et d’un enrichissement certain. D’ailleurs, leur mission consiste également à aider les étudiants à entreprendre des contacts avec des scientifiques et à tirer profit de leur savoir, de leur expérience et de leur méthodologie.

Il est important de signaler le rôle que peuvent jouer les associations scientifiques dans la mise en œuvre des priorités nationales dans les domaines de la recherche et de l’innovation technologique et leur contribution à l'évolution des méthodologies de la recherche scientifique, d’accompagner les mutations des nouvelles technologies, et contribuer à leur transfert et leur diffusion, d’autant plus d’oeuvrer pour l'ouverture de l'université sur son environnement socio-économique et veiller à la valorisation de la recherche scientifique et de la technologie.

Promouvoir le tissu associatif est impératif

Il est temps d’accorder une plus grande responsabilité au tissu associatif aux plans de la prospection et de la conception des secteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Les liens établis entre les associations scientifiques et les structures universitaires et scientifiques, réjouie d’un échange fructueux et bénéfique en vue de dynamiser l’activité au sein des établissements universitaires. D’autant que, lors des manifestations scientifiques, les associations contribuent à connecter et faire connaître les réalisations et les acquis des structures universitaires auprès des industriels aux fins de promouvoir le marché du travail et contribuer au transfert technologique.

Les associations scientifiques jouent un rôle important dans l’enrichissement de la culture scientifique. Il est impératif que ces associations suivent le rythme, en démontrant ce qui se passe avec la recherche actuelle et comment elle affecte notre vie quotidienne. Ce rôle s’enrichie en accordant un appui capital aux associations et de garantir la valorisation de leur contribution.

Les associations scientifiques: une richesse et un dynamisme sans précédent au sein des universités!

Développant de véritables qualités humaines, organisationnelles et solidaires, la vie associative représente une composante fondamentale du projet pédagogique au sein des universités.

La richesse et le dynamisme de la vie associative ont toujours été des points forts des universités à travers des évènements, rassemblant des enseignants-chercheurs, des étudiants, des industriels,… pour une véritable source d'épanouissement et d’échange scientifique et culturel.

Ainsi, les étudiants développent eux mêmes, sur le terrain, le leadership, le sens des responsabilités, la créativité, le respect de l'autre, le dépassement de soi, le développement de réseaux, ...

Les associations ont un rôle déterminant à jouer au sein de l’université, mais elles doivent pour cela prendre conscience de l’environnement dans lequel elles évoluent. Avoir un «vrai» projet, identifier quels sont les objectifs et envisager les différentes complémentarités entre chaque structure.

Il est aujourd’hui fondamental de  faire bénéficier les associations présentant un projet ayant lieu à l’université d'une aide technique dans la réalisation de leurs projets.

Acquis de formation et de compétence à travers la vie associative

La compétence est une notion très débattue. Avoir acquis des connaissances ou des capacités ne signifie pas nécessairement être compétent. Les acquis de la formation sont les connaissances, les capacités et les comportements que les étudiants s’approprient au terme de leur formation. On peut s'entendre sur l'idée que la compétence produit une performance, la qualification produit un titre, une reconnaissance socialement définie à priori d'une aptitude à occuper un emploi, à remplir une fonction.

Les compétences existent donc lorsque les formés mobilisent effectivement, efficacement et à bon escient des acquis de formation dans une situation de travail.

La compétence relève, contrairement à la qualification, d’un jugement porté sur la performance effective et régulière de tel individu ou tel groupe d’individus dans telle fonction ou tel emploi.

Que conclure?

Les associations scientifiques diverses dans l’enceinte de l’université ou dans son environnement immédiat, constituent des espaces adaptés, motivants et incitateurs pour une multiplicité d’activités à des fins inventives et créatives.

Les actions isolées et les initiatives individuelles, malgré leur originalité, ne suffisent pas pour gagner le défi majeur auquel est confrontée l’université. Les enseignants et chercheurs doivent, obligatoirement, considérer ce défi comme une priorité et construire de véritables coopérations avec les acteurs économiques et sociaux, les responsables des secteurs publics et privés concernés. L’université, outre son engagement pluridisciplinaire, doit opter, sans plus tarder, pour une ouverture sur le monde socio-culturel, interagir avec le nouveau contexte socio-économique et établir des rapports de travail en commun facilitant la production des idées originales.

C’est dans la mesure où l’être humain s’intègre dans son contexte et s’engage qu’il se construit lui-même et devient sujet.

Samir Hamza

Universitaire

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