News - 14.06.2018

Rumeurs de tentative de coup d'Etat, ses divergences avec Chahed et l'arrestation de Gharsalli : Lotfi Braham s'explique

Ltfi

Une semaine après son limogeage, l’ancien ministre de l’Intérieur, Lotfi  Braham s’est inscrit en faux contre toutes les accusations dont il a été l’objet depuis son départ du ministère et surtout les rumeurs persistantes de tentative de coup d’Etat sur la foi d’un article de Nicolas Beau, un journaliste français. Il a confirmé qu'il avait porté plainte contre lui et contre El Jazeera. Il a nié tout contact avec un responsable du renseignement émirati à Djerba comme le bruit en avait couru.

Sur ses rapports avec le chef de gouvernement, il a indiqué qu’ils avaient une rencontre hebdomadaire en présence du ministre de la défense pour faire le point sur la situation sécuritaire dans le pays, ce qui n'exclut pas des divergences de vues sur certains points comme des nominations dans le cabinet et parfois sur le plan local compte tenu du fait qu'il avait «une bonne connaissance des hommes et des problèmes et que j’ai travaillé sur le terrain pendant une vingtaine d’années». Mais il a nié tout désaccord d'ordre personnel.«Il n'y a jamais eu de discussions orageuses entre nous».

Sur sa visite en Arabie saoudite, il a précisé que le président de la République, le chef de gouvernement et le ministère des Affaires étrangères étaient au courant et qu’elle s’inscrivait dans un cadre précis, celui de la construction d'un hôpital pour les forces de sécurité auquel devait contribuer ce pays. Quant à sa courte rencontre avec le roi, elle a eu lieu en présence de l'ambassadeur de Tunisie à Ryadh.

Enfin pour le cas de Najem Gharsalli, il a été d'abord l'objet d'un mandat d'amener émis par le juge d'instruction. Dans l'impossibilité de l'arrêter à son domicile à Kasserine, le juge a préféré retirer son mandat. Mais en aucun cas, il n'y a eu, selon lui, négligence de la part des forces de sécurité pour l'arrêrter. Il a fait remarquer que jusqu'à son départ, il y a une semaine, il n'y a pas eu de mandat de recherche à l'encontre de Gharsalli. Enfin, il  n'y a jamais eu un délai de 48 heures fixé par la présidence du gouvernement pour l'arrêter.  

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