News - 12.03.2018

Olga Malakhova : la permanence de la Femme

Olga Malakhova : la permanence  de la Femme

L’artiste-plasticienne Olga Malakhova  expose actuellement  33 œuvres à la galerie «Saladin» à Sidi bou Said jusqu’au 1er avril prochain. Et ce n’est pas  boutade  associée  au même mois!

Avec elle  le printemps s’accomplit dans sa  pleine variété  chromatique.

Intitulée «D’hommage  à la Femme», l’événement  interpelle, de prime à bord par la concomitance du jeu de mots (euphonique) et par l’universalité (matricielle) conférée  à l’eternel féminin, source  à la fois de désir et de sublimation.

De récente réalisation, les œuvres s’ouvrent par des titres évocateurs : de «la Carthaginoise» à la «la Femme en attente». Un itinéraire identitaire historiquement   nommé dont le devenir demeure, cependant  suspendu par l’interrogative gestation… Mais d’où vient cette femme et qu’attend- elle au juste?. Seule la personne et non le persona détiendrait un début de réponse. La peintre, maitrisant son art ne peut faire usage   que des couleurs et des formes pour suggérer tantôt une émotion, tantôt  une réflexion ou globalement   une «émo-inflexion».

Technique: une  quasi-parfaite maitrise de la peinture acrylique -mixte. Outre son adhésion et sa stabilité, le procédé favorise et le lavis et la dispense d’une couverture verrière  du tableau. S’offrent  ainsi à la palette  un champ  complexe  de variations d’effets et de motifs; lesquels dans ce cas  se focalisent sur les  lignes  du corps féminin dans sa grâce  explicite et son intimité implicite.

Qu’elle soit mère, sœur, épouse, fille ,matriochka ou amante, l’Eve demeure l’élément  vital en l’absence duquel  aucune  permanence  universelle ne semblerait envisageable…

Contextualisée dans le paysage national des arts plastiques, cette exposition s’apparente -sans  les égaler –  à la dextérité de Ben Salem, la stylisation de Z. Turki et  l’ésotérisme  d’ A.Megdich dans l’hommage-sans dommage, cette fois- que ces créateurs  ont rendu à la femme tunisienne dans sa dimension socio-humaine.

Habib Ofakhri

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1 Commentaire
Les Commentaires
ridha - 13-03-2018 08:25

pourquoi n'y a t il pas ces galeries à Bab-souika? ni de la musique symphonique. comment pourrait-on éduquer ce pauvre peuple, ceux de sidi bou said, ont les moyens d'aller en France ou ailleurs. dans ma maison à Halfaouine, mon père la décorait avec un tableau de Mekki.

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