Opinions - 12.01.2018

Boubaker Ben Kraiem : La non-réforme de l’enseignement, une grande déception nationale!

La non-réforme de l’enseignement, une grande déception nationale!

Le système éducatif tunisien quia été, au cours de la deuxième moitié du vingtième siècle, l’exemple et le modèle, fait face, depuis près de deux décennies, à des problématiques majeures dont :
1-Les faibles résultats des élèves,
2-Le niveau global de l’enseignement,
3-L’inégalité des chances entre les régions  et entre les classes sociales.

1-Avant l’indépendance, fréquenter l’école, était une chance

Nous, appartenant à la génération de l’indépendance, qui avons eu la chance de fréquenter l’école, quelques années avant 1956, nous nous considérons tous comme étant les fils de l’Ecole de la République, c’est à dire, le produit de l’Ecole Publique. Notre pays, vivant sous un régime de protectorat depuis 64 ans, a subi, du sud au nord, d’importants dégâts suite aux opérations de la 2°guerre mondiale menées par les forces alliées (USA, Grande-Bretagne, France, et quelques alliés comme le Canada) contre les forces de l’axe (Allemagne nazie et Italie fasciste), laissant la Tunisie, déjà, misérable, exsangue. Fort heureusement, les manuels scolaires utilisés, à l’époque, n’étaient pas nombreux et comme nous manquions de moyens financiers, étant donné la situation qui prévalait, ces manuels passaient de mains en mains, une année après l’autre, de frère à frère et, même, de voisin à voisin. Nous avions des maitres remarquables dotés d’une conscience professionnelle exceptionnelle, de qualités morales extraordinaires, et d’une complicité, avec leurs élèves, digne d’être citée en exemple. Leur défi était, non seulement, la réussite de tous leurs élèves, mais encore, d’avoir les meilleurs résultats de l’école. Pour ce faire, ils n’hésitaient pas à organiser, gratuitement, des cours de rattrapage pour ceux ayant quelques difficultés à suivre le rythme. Habitant, pour la plupart, la campagne, assez loin du village où se trouvait l’unique école, nous avions, cependant, le mérite de parcourir, à pieds, chaque jour, qu’il vente ou qu’il pleuve, jusqu’à quatre kilomètres à l’aller et au retour. Nous passions la pause de midi à l’école et nous apportions, pour le déjeuner, de la kesra (pain tabouna), des olives et pour certains, un œuf dur. Et nous avons, bel et bien, réussi nos études et ce, grâce à la sollicitude, à la clairvoyance et à l’attention particulière de nos maitres qui nous contrôlaient aussi bien à l’école qu’en dehors de l’établissement.

2-L’école de Bourguiba et l’obligation scolaire pour les deux sexes, sont, toujours, une grande fierté

L’indépendance donna l’occasion, au Combattant Suprême, le Président Bourguiba, le 1°président de la république tunisienne, de prendre l’une de ses plus importantes décisions, peut-être la plus considérable et la plus réfléchie et qui fut aussi historique que révolutionnaire, celle de rendre l’enseignement obligatoire, jusqu’à quatorze ans, pour les garçons comme pour les filles, et gratuit pour tous.

Et voilà qu’en une décennie, des milliers d’écoles et des centaines de lycées ont poussé ici et là et qu’une campagne générale était menée, dans tous les coins et recoins du pays, pour convaincre et parfois, obliger, les parents à scolariser leurs enfants, en insistant, tout particulièrement, sur  les filles.

3-L’âge d’or de l’enseignement tunisien

La chance de notre pays est d’avoir eu, les premières années de l’indépendance, des cadres, dans ce secteur particulier de l’enseignement, comme d’ailleurs dans la plupart des domaines, dotés d’un patriotisme, d’un nationalisme, d’une abnégation, d’un sens de responsabilité, d’un niveau et d’un savoir-faire qui, malgré le manque flagrant de moyens matériels, leur ont permis de réussir à former des bacheliers capables de se mesurer aux diplômés appartenant à des pays qui ont des siècles d’expérience dans ce domaine. Combien de jeunes bacheliers tunisiens ont réussi aux concours d’entrée aux Grandes Ecoles françaises, mondialement connues, telles que l’Ecole Polytechnique de Paris, Centrale, Ponts et Chaussées, etc.….Pour étayer mon analyse, j’ai connu personnellement, alors que je commandais les Unités Sahariennes, un jeune tunisien, fils de l’unique agent de la petite poste de Remada, dont le père était en même temps, receveur, facteur et téléphoniste, qui a fréquenté l’école primaire dans le petit village de Remada, alors que ce village n’était pas entièrement électrifié, qui a poursuivi l’enseignement secondaire, comme interne, au lycée de Médenine, qui a eu son bac math avec mention dans les années 80, qui a bénéficié d’une bourse de préparation aux grandes Ecoles françaises, qui a réussi au concours d’entrée à Polytechnique Paris, qui a, dans la foulée, réussi brillamment ses études et qui a été retenu comme enseignant à l’Ecole Polytechnique. Il n’était pas un cas unique et nous avons produit d’excellents bacheliers qui ont remarquablement réussi leurs études supérieures, ont fait honneur à notre pays et  ont, même, été recrutés par la NASA. Parmi eux, de jeunes cadres ont participé à bâtir et à renforcer les fondements de l’Etat moderne malgré toutes les vicissitudes et toutes les difficultés résultant de notre soutien total à la guerre d’indépendance de l’Algérie, au bombardement de Sakiet, à la Bataille de Remada, à la guerre de Bizerte et au peu de moyens financiers dont disposait le pays.

4-L’inflation du  baccalauréat :

Des années sont passées et nous avons assisté, à plusieurs reprises, aux tentatives de plusieurs ministres de l’éducation, qui voulaient, compte tenu de certaines orientations idéologiques pour quelques-uns, effectuer, sans succès, quelques réformes. C’est à partir des années quatre-vingt-dix du siècle dernier que notre politique de l’éducation a viré dans une direction, plutôt, négative. C’est alors que le baccalauréat qui était, comme partout, le résultat d’un travail laborieux et sérieux, et qui correspondait à un certain effort fourni par le lycéen, se trouva délivré au rabais puisque nos * pédagogues * avec l’accord de nos politiques n’ont pas trouvé mieux que d’accorder au candidat un bonus de 20 ou 25 % des notes du carnet scolaire, permettant au candidat de réussir, parfois, au bac avec une moyenne, insensée et illogique, de 20/20, ce qui est unique dans les annales scolaires internationales alors que le niveau réel était beaucoup plus bas. Ce fut alors une inflation effrénée de bacheliers avec, pour résultante, des maitrisards d’un niveau lamentable, incapables, pour la plupart, de présenter, comme demande d’embauche, une lettre de motivation d’une dizaine de lignes, sans commettre une multitude de fautes. Et le bac tunisien qui était accepté par presque toutes les universités européennes lorsqu’il était acquis avec une moyenne de 13/20 ne l’était plus avec 18 ou 19/20 et le candidat étudiant n’est accepté par la plupart des facultés, hors de nos frontières, que suite à un examen de niveau et c’est ce qui explique, malheureusement, le classement de nos universités en queue des universités africaines. Ceci est dû au fait que l’école publique était en perte de vitesse compte tenu de plusieurs facteurs dont :

  1. la disparition des « Ecoles Normales d’Instituteurs » en 1990-91, et leur remplacement par le recrutement de bacheliers comme enseignants du primaire et ce, malgré de nombreux avis contraires,
  2. le niveau de nos enseignants du primaire et du secondaire qui s’est, sérieusement, dégradé, puisqu’on arrive à donner 20/20 à un candidat au baccalauréat dans l’examen de philosophie, ce qui était, de notre temps, inconcevable et inadmissible ; d’autre part, cet enseignant a beaucoup perdu de son prestige puisqu’il se permet, entre autres, d’avoir un comportement en deçà du minimum acceptable et donne, ainsi, le mauvais exemple à ses élèves alors qu’il devrait être le modèle à suivre;
  3. le côté matériel l’emporte sur le pédagogique et même un peu trop (cours particuliers abusifs- volume horaire hebdomadaire des enseignants du primaire, de loin en deçà du volume  recommandé par l’Unesco) ; indifférence du corps enseignant quant à la situation que traverse notre pays compte tenu des excès dans les revendications salariales).

5- La réforme de l’enseignement, tant attendue par tous les tunisiens,  fait long feu

Aussi, nous avons été enthousiasmé d’apprendre, il y a quelques années, du démarrage d’une grande réforme de l’éducation et nous avons entendu, à plusieurs reprises, l’ancien ministre de l’éducation nous informer du déroulement de cette grande étude de mutation de notre système éducatif à laquelle participait la fine fleur de nos enseignants et de nos pédagogues et dont les résultats ne sauraient tarder. C’est alors que tous les tunisiens et en particulier, les parents d’élèves, ont eu beaucoup d’espoir et énormément d’attentes. Ce ministre est parti depuis plus d’un semestre. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, voilà que des informations décevantes glanées, ici et là, nous indiquent que* la  réforme et la modernisation du système éducatif, tant attendues, auraient reçu la suite suivante : Retour  à la case départ*. Cette triste nouvelle a été rapporté par l’un des quotidiens les plus sérieux et les plus fiables de la place (La Presse page 3) dans sa livraison du 1° janvier 2018. Comme il n’y a eu ni infirmation, ni mise au point de la part du ministère, nous avons compris qu’après tant de travail effectué par des dizaines de spécialistes et d’experts ainsi que des personnes relevant de la famille de l’éducation et de la société civile, la tendance serait vers l’abandon , pur et simple, de tous les outputs et recommandations issus de cette vaste concertation relative à la réforme du système éducatif. Pauvre Tunisie, qu’as-tu fait pour mériter tous ces désagréments ?

Sans vouloir chercher les raisons de ce changement drastique sur un travail qui a nécessité des études et des discussions durant des dizaines et des centaines d’heures, nous sommes, tout simplement, malheureux et déçus pour notre pays. Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi tout ce qui se fait par les uns ne convient pas aux autres ? Que faut-il faire pour redonner à notre système éducatif son niveau et son prestige d’antan ?

6- De la nécessité de participation à cette réforme salutaire de toutes les capacités du pays :

Comme l’école, le lycée et la faculté produisent des jeunes qui doivent être utiles au développement de leur pays donc immédiatement opérationnels, il me semble que toute réforme du système éducatif doit s’assurer de la coordination et de la même vision entre les trois ministères concernés par cette réforme et qui sont : le ministère de l’Education, le ministère de l‘Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et le ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. Le concours des organisations nationales professionnelles et, tout particulièrement celui de l’UTICA, est vivement recommandé.

Cette question qui est de la plus haute importance intéresse, à mon avis, les parties prenantes suivantes : 1-les ministères de tutelle et le ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, 2- les enseignants,3- les pédagogues,4-les experts en sciences de l’éducation,5-les organisations nationales professionnelles,6- la société civile.

A cet effet, je voudrais rapporter, quelques propos, assez intéressants et auxquels je souscris totalement, de l’article paru sur *Leaders* du Dr M’naouer Nasri, Formateur au Centre International de Formation des Formateurs et d’Innovation Pédagogique :

« *Si notre système éducatif veut vraiment récupérer son ancienne image qui suscitait la confiance des tunisiens et leur adhésion aux valeurs de l’école publique, et s’il veut vraiment éviter aux tunisiens les risques de cette ruée vers les écoles privées, il doit opter pour une méthodologie scientifique de la réforme et éviter l’improvisation qui nous a fait perdre, déjà, six ans, depuis le lancement du projet de cette réforme depuis plusieurs années . Et dans ce contexte, il est utile de rappeler qu’un système qui se veut respectueux, ne peut pas, et ne doit pas écarter ses experts en sciences de l’éducation pour travailler uniquement avec quelques professionnels du terrain parmi les «privilégiés» et les représentants de quelques organisations.

Pour que le travail des commissions sectorielles puisse être exploité à bon escient dans la réforme en question, il est urgent de réunir les experts en éducation pour qu’ils donnent leur contribution méthodologique et scientifique fondée sur des compétences académiques et professionnelles confirmées. Il est, par exemple, insensé de ne pas inviter les experts en sciences de l’éducation pour apporter leur contribution scientifique au travail qui se fait dans le cadre de l’opérationnalisation du nouveau statut du corps inspectoral. Leur apport pourra éclairer sur les points relatifs à l’opérationnalisation  et la production des outils de travail.* »

Cependant, je me pose la question suivante : la réforme de l’éducation n’ayant pas, été faite dans le secret le plus absolu, pourquoi les experts en sciences de l’éducation n’ont pas proposé leur participation dès les premières semaines ? Pourquoi a-t-on attendu tout ce temps pour se manifester, aujourd’hui, et faire part de leurs remarques ? Pourquoi nous sommes trop* lents* à la détente et pourquoi ce corps n’a pas enfoncé des portes déjà * ouvertes* pour se faire entendre ? L’intérêt national le recommande et même l’exige.

Compte tenu de ce qui précède, il n’est pas étonnant que le pays du Grand Bourguiba figure, aujourd’hui, au bas du classement de PISA (Programme International du Suivi des Acquis des Elèves) : il est parmi les cinq derniers derrière la Turquie, la Thaïlande et le Vietnam. Il semble que la Tunisie ne fait, malheureusement, plus partie de ce programme, depuis quelques années, et cela est très mauvais pour le niveau de notre enseignement donc pour le prestige et la considération de notre pays car le fait de ne plus en faire partie peut être considéré comme une dérobade à démontrer le niveau réel de nos écoles. Nous avons tout intérêt à reprendre notre place dans cet organisme international même si cela nous coûte une certaine contribution financière.

7- L’Ecole demeure la source du Savoir, des Valeurs Morales et de Citoyenneté

L’arrivée à cette situation était prévisible puisque l’ECOLE n’est plus, inopportunément et depuis quelques années, la source du SAVOIR, des Valeurs Morales, de Patriotisme et de Civisme. Il ne faut pas s’étonner d’entendre un jeune de dix-huit ans répondre à un journaliste qui lui demande ce que représente pour lui la date du 20 mars lorsqu’il répond tout simplement *qu’il s’agit d’une marque de cigarettes*. Quelle honte pour notre Ecole ! Quelle honte pour nos enseignants ! Quelle honte pour notre système d’éducation ! Combien de maitres ou de professeurs consacrent la veille d’un congé d’une fête nationale, quelques minutes, pour expliquer à leurs élèves, ce petit chapitre de l’histoire de notre pays relatif à cet évènement ? Mais faut-il s’assurer, d’abord, que le maitre ou professeur s’intéresse à la question et la maitrise correctement. Ce qui n’est pas certain !!! Pourquoi, à l’instar de ce qui se passe chez nos voisins, des programmes radios et télés, réservés aux enfants et aux jeunes, relatifs à l’histoire récente de notre pays, à sa lutte pour l’indépendance, aux changements intervenus au cours des soixante dernières années, ne sont pas régulièrement organisés, au moins une à deux fois par semaine, à leur intention ; l’histoire étant irréversible, il y aura des reportages qui plairont peu ou prou à certains.

8- La Démocratie nécessite un minimum de niveau social autant qu’intellectuel

Durant très longtemps, peut être depuis l’indépendance, nous nous plaignons du manque de démocratie et de liberté d’expression. Après le 14 janvier 2011, il me semble qu’il y ait eu un excès de démocratie et de liberté d’expression. Aussi, la pratique de celle-ci comme de celle-là nécessite, certainement, un niveau social et intellectuel appréciable, du moins, convenable. D’ailleurs, l’excès dans n’importe quel domaine est déconseillé et l’un de nos fameux proverbes populaires tant connu le précise bien * celui qui abuse du miel lui donne un goût amer*. Aussi, les événements de ces derniers jours et notamment ceux des nuits des 9 janv.et suivantes en est la meilleure illustration car est-il sensé ou logique de manifester et de protester de nuit ? Est-ce pour être mieux entendu par les anges ? Ou est-ce pour, saccager et voler les biens publics et privés ? De même, voir les agents des Forces de l’Ordre évacuer leur poste, symbole de l’Etat, et laisser les manifestants en faire à leur guise (brûler, ravager, détruire dossiers et documents officiels)est inconcevable et inadmissible. Cela doit cesser immédiatement avant qu’on nous fasse avaler d’autres couleuvres, impossible, à digérer. Il y a lieu de choisir, d’urgence, le mode d’action approprié pour mettre fin à ce comportement intolérable et inconcevable, car bafouer le prestige de l’Etat est, en quelque sorte, un sacrilège à ne pas commettre. De même, l’utilisation de la violence légale est, dans pareille situation, absolu- ment nécessaire. Le fait de ne l’avoir pas fait ces sept dernières années était une erreur monumentale de la part de l’Etat et que nous sommes en train de payer chèrement. Si on n’y fait pas face aujourd’hui, demain ça sera trop tard. Assez d’hésitation, assez de mollesse injustifiée ! Combien de postes de police, de Garde Nationale, de siège de délégation… faut-il saccager et brûler, combien de véhicules portant le drapeau national faut-il jeter à la mer…  pour que nos Forces de l’ordre, je dis bien Forces de l’ordre, interviennent de la manière légale mais énergique pour maintenir l’ordre public, oui maintenir l’ordre public et imposer le respect de la loi et rien d’autres ?

Enfin, je suis déçu que notre pays ait perdu, déjà, sept bonnes et longues années et n’a fait que régresser. Alors que les pays que nous devancions, il y a quelques années seulement, dans tous les domaines, se trouvent aujourd’hui, bien loin devant nous. Messieurs les politiciens, vous avez réussi à dépiter, à frustrer, à duper nos concitoyens par vos prises de position assez versatiles. Vous avez  incommodé le peuple en votant des lois et en les critiquant le lendemain, croyant que cela vous fera gagner la sympathie des électeurs. Vous êtes en train de perdre la confiance du peuple en vous démarquant, à chaque fois du gouvernement, et en contestant, d’une manière, assez systématique et, parfois, inconvenante, sa politique et son œuvre, et en  manifestant votre opposition aux actions qu’il décide et aux mesures qu’il prend. Qu’un député trouve légitime les actes de vandalisme et de vol des casseurs et des pillards et qu’il encourage est le comble d’un représentant du peuple. Et avec cela, on veut encourager les touristes et les investisseurs à revenir !!Et c’est ainsi qu’on fera créer des emplois et diminuer le chômage !!

On veut changer de gouvernement, pourquoi faire ? Nous en avons eu, depuis 2011, sept et est-ce que vous leur avez accordé, votre appui franc et sincère ? Personne parmi vous n’a eu le courage de donner les véritables raisons de la situation que nous vivons. Ne croyez-vous pas que sept années de palabres inutiles ont été une perte sèche et irrémédiable pour notre pays ? Sachez bien que si vous continuerez dans cette  approche, la Tunisie qui, hier seulement, était l’exemple et le modèle, ne tardera pas, par ce comportement irresponsable, à retomber à l’âge des ténèbres et ce jour-là, tout regret ne servira à rien. Sachez aussi que notre bon peuple n’oubliera pas et que l’Histoire est en train de vous juger. Mon Dieu !! Ayez pitié de ce merveilleux pays et protégez la Tunisie Eternelle.

Boubaker Ben Kraiem
Ancien Gouverneur
 

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