Hommage à ... - 18.05.2017

Hommage a un officier de valeur, Tahar Ayari

Hommage a un officier de valeur

Le 18 Mai  2011 tombait au champ d’honneur le Colonel Tahar Ayari au cours d’un accrochage avec l’ennemi. Gloire éternel à Tahar et à tous les martyrs de la Nation.

Il était un chef valeureux et exceptionnel, un preux combattant qui a bâti sa réputation en étant dur avec ses hommes comme avec lui-même quand il s’agissait de discipline mais singulièrement attentionné à leur égard en veillant à ce qu’ils ne manquent de rien. Ces qualités ont, de toute évidence  accru sa popularité parmi ses pairs et ses djounoud. Lors de l’opération au cours de laquelle il tombait l’arme à la main, Tahar avait tout  le loisir de s’abriter dans son engin semi blindé et d’envoyer ses hommes réduire la résistance isolée ennemie, mais il a préféré être à la tête de son unité  et marcher devant  selon le sens des valeurs de l’honneur et le dévouement à l'intérêt  général  comme le rappelait  cette formule paradigmatique: «Si tu marches devant, ils te dépasseront; si tu donnes la main, ils donneront leur peau».

En rendant  ici hommage à ce grand patriote, je veux rendre hommage à l’officier d’hier qu’il incarne et à l’officier d’aujourd’hui et de demain qu’il aura peut-être contribuéà inspirer car je souhaite de tout cœur que les nouvelles  générations prennent exemple sur lui, sur les valeurs qu’il a incarnées, portées et défendues au détriment de l'intérêt  personnel.
Nous avons envers ce héro un devoir d’hommage national et solennel. Il constitue notre fierté et sa famille doit recevoir les marques concrètes de notre reconnaissance.

Aux héros, la patrie reconnaissante

Je me suis laissé happer par mon écran et ai suivi, il y a une semaine, quelque peu fasciné par la grandeur de la démarche, une cérémonie destinée à célébrer dans la communion d’une nation tout entière le départ d’un jeune officier de police français  tombé sous les balles assassines d’un terroriste se réclamant de Daesh.

Quand je parle de fascination, je pense, dépité, à l’amertume qui étreint celles et ceux d’entre nous tunisiens qui n’ont  pas oublié, à l’idée que, chez nous, les nôtres partent dans l'anonymat et  dans une totale discrétion. On en a des jeunes appelés et autres membres des services de sécurité morts en service et dont on évoque jamais la mémoire. Faut -il rappeler que la grandeur d’un pays et de ses dirigeants, quels qu’ils soient, se mesure et se démontre  à ce genre d’occasions. On ne peut pas,  vraiment, s’interdire de remarquer la façon dont on prend soin de la mémoire chez les autres pays civilisés. Le militaire, le policier, le gendarme, ou le pompier s’en vont avec les honneurs dus aux héros victimes  du devoir. Ils quittent la scène en même temps que le pays se fige pour leur rendre hommage. Drapeaux en berne et brassards noirs marquent le temps de l’adieu. C’est aussi ainsi qu’un Etat consolide sa crédibilité.

Pour revenir à notre héros national, les Tunisiens doivent se rendre à l’évidence que le colonel TAHAR AYARI est le plus haut gradé mort au combat depuis la création de l’Armée. A ce titre  tout seul, il mérite notre respect et notre reconnaissance. Je propose qu’une stèle soit érigée à sa mémoire à l'endroit où il  est tombé. Annuellement, une cérémonie commémorative  pourrait  être organisée en présence de ses proches et frères d’armes.

Gloire éternel à tous les martyrs de la Nation

Mohamed Kasdallah
 

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