News - 09.05.2017

Chafik Sarsar - ISIE : Les vrais raisons d’une démission et ses enjeux

Chafik Sarsar  - ISIE : Les vrais raisons d’une démission et ses enjeux

A sept mois seulement des premières élections municipales, le 17 décembre prochain, le président de l’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE), Chafik Sarsar a créé la surprise en annonçant mardi matin sa démission et celle de deux membres du conseil de l’Instance. Il s’agit de Mourad Ben Mouelli, Vice-Président, représentant des Magistrats Administratifs et Lamia Zargouni, Membre du Conseil, représentante du Corps de la Magistrature.

Refusant d’étayer les raisons de sa démission et de celle de ses deux co-équipiers, le chef de l’Instance électorale s’est contenté d’avancer « des conflits internes surgis » et « un ensemble d’entraves. ». « Ces divergences, qui ont éclaté au lendemain du renouvellement au tiers des membres de l’ISIE le 10 février 2017, ne portent pas sur les procédures de travail, mais mettent en cause des principes et des valeurs », a-t-il ajouté. Il a particulièrement pointé du doigt la fin de détachement de certains agents de l’ISIE, mais insinué que les enjeux réels sont beaucoup plus importants. Sarsar a appelé l’ARP à pourvoir le plutôt possible aux postes vacants, avant la fin de la session parlementaire, en raison de l’imminence des échéances municipales.

Créée en vertu du Décret-loi n° 2011-27, l’ISIE se compose d’une commission centrale ayant son siège à Tunis et de commissions au niveau des circonscriptions électorales dont les sièges sont situés aux chefs-lieux des gouvernorats et aux sièges des missions diplomatiques. 

La composition du conseil de l’ISIE

au titre de la Loi organique n° 2012-23 du 20 décembre 2012, (Art. 5),  Le conseil de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections se compose de neuf (9) membres choisis comme suit :

1/ un juge judiciaire.

2/ un juge administratif.

3/ un avocat.

4/ un notaire ou un huissier de justice.

5/ un professeur universitaire : assistant, maître-assistant, maître de conférences ou professeur d'enseignement supérieur.

6/ un ingénieur spécialisé en matière des systèmes et de la sécurité informatique.

7/ un spécialiste en communication.

8 /un spécialiste en finances publiques.

Ayant tous une expérience de dix (10) ans au moins.

9/ un membre représentant les Tunisiens à l'étranger.

 

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4 Commentaires
Les Commentaires
sami - 09-05-2017 13:38

On n'en a pas encore fini avec les rebondissements, les coups de théâtre et les coups bas, et on n'est pas encore au bout de nos surprises, ni de nos peines. De beaux jours ns attendent... Mais pour les jeunes de demain, quel exemple sommes-ns en train de leur enseigner ??? On n'est pas sorti de l'auberge !!!... Notre éternel nombrilisme aveugle !

Chihaoui - 09-05-2017 16:30

La démocratie se base sur des mécanismes clairs et précis. Aller voir le cas de la France un nouveau président sans parti mais il sera fort par les mécanismes en vigueur. La Tunisie de nos jours est un cas particulier et compliqué qui nécessité la sagesse pour réaliser les objectifs de la révolution.

KM - 10-05-2017 01:39

Si les vraies raisons sont celles évoquées, cela ne porte pas d'autre nom qu'une désertion.

Sami - 10-05-2017 05:35

Le titre est trompeur. Quelles sont les vraies raisons et quels enjeux? Aucune réponse dans l'article,

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