News - 02.09.2015

Loi sur la réconciliation : qui arrêtera l'escalade ?

cnss

70 députés, soit le quorum requis, ont déposé mercredi un requête au bureau de l’ARP, réclamant la formation d’une commission d’enquête sur une suspicion de corruption de Sihem Ben Sédrine.

 

la présidente de l’Instance Vérité-Dignité a aussitôt contre-attaqué comparant ses détracteurs à dracula. «Il suffit de l’exposer à la lumière pour le mettre hors d’état de nuire». Elle a accusé certaines parties de faire pression sur sa personne et sur toutes les institutions de l’Etat parce qu’elles refusent de rendre compte de ses actes.

 

Et que se passerait-il si la loi sur la réconciliation était votée ? «Nous l’appliquerons, mais auparavant, nous mettrons en garde la société civile et les décideurs contre cette loi parce qu’elle légalisera la corruption» a répondu Ben Sédrine.

 

Ainsi la crise provoquée par cette loi semble avoir atteint son point de non retour sur fond de menaces de mobilisation de la rue et de menaces réciproques qui nous rappellent l'été 2013. Pourquoi cette escalade que rien ne laissait prévoir et cette impatience à en découdre avant que le texte de loi ne soit examiné en commission puis discuté en séance plénière. On nous parle de manifestations pacifiques. Mais qui parmi les chefs de file de l'opposition est en mesure aujourd'hui de le garantir ?