Success Story - 16.03.2009

Ridha Debbabi

Alors en charge des Jeux Méditerranéens, M. Habib Ammar ne savait pas, en allant en Australie pour assister aux Jeux Olympiques de Sydney, en septembre 2000, qu’il pouvait compter sur un Tunisien très actif et très serviable et de surcroît, ami d’enfance de son frère, Nouri. Ridha Debbabi, l’un des doyens, sinon Le Doyen des Tunisiens en Australie depuis plus de 40 ans, a toujours répondu présent dès qu’il s’agit de son pays. Savourant à présent paisiblement une douce retraite, sur la baie de Sydney, avec son épouse Zohra, leurs deux enfants et leur petite-fille, il illustre avec bonheur, le parcours du hasard, et la réussite du labeur. Success Story d’un leader Tunisien et focus sur notre colonie en Australie.

A 67 ans, l’allure sportive, l’humour fin et l'amour de la mère patrie chevillé au corps, Ridha Debbabi se remémore, aujourd’hui, non sans nostalgie,  son enfance dans sa bonne ville de Sousse où il est né en août 1941. Il revoit ses camarades de classe à l’école primaire Dumont, puis au collège technique, en section électricité et se repasse en tête leur engouement pour l’Etoile Sportive du Sahel, leur équipe fétiche. Les Habib Mougou, Beji, Rachid, Blel, Bouraoui Lamti, Douik, Ajroud (camarade de classe), sans compter les Chettali, sont admirablement incrustés dans son souvenir. Tout comme l’évocation de Si M’hammed Driss, « notre père à tous », dira-t-il.

Du nucléaire aux télécoms, de Genève à Sydney

Diplôme en poche, Ridha Debbabi est sélectionné pour participer à un concours pour une bourse d’études à l’étranger, ce qu’il réussira sans difficultés. Et le voilà envoyé pour deux ans au CFPA d’Angoulême, dans le Centre de la France. Son diplôme lui ouvre la voie chez General Electric. Son ardeur l’incite à aller plus loin en poursuivant des cours du soir à la prestigieuse Ecole Sup-Telecom.

Nouvelle chance, GE l’affecte en 1968, en qualité de technicien supérieur en télécommunications, au Centre de Recherches Nucléaires (CERN), à Mérin, à Genève, tout près du Palais des Nations. Quatre années passent agréablement et le voilà tenté un jour d’aller explorer de nouveaux horizons.

Tout commence pour lui lorsqu’il découvre dans un journal une annonce pour l’émigration dans des pays « attractifs ». « Il y avait, confie-t-il à Leaders, l’Australie, le Canada et la Rhodésie. J’étais bien en Suisse, mais je me suis dis: tiens pourquoi pas ? En réfléchissant un peu, j’ai estimé que le Canada ne m’attirait beaucoup : il risque d’y faire très froid la bas. La Rhodésie ? Oui, mais la question de l’apertheid me dissuade, je n’aime pas la ségrégation raciale. Alors, va pour l’Australie.

J’en parle à mon entourage et tout le monde me la déconseille: c`est très loin. Déterminé à y aller, je me rends au Consulat d’Australie à Paris pour déposer ma candidature.» Y espérait-il beaucoup ? En tous cas, il a laissé faire.

«Trois mois après, poursuit Ridha Debbabi, je reçois une convocation pour un entretien, et me voilà entouré par quatre personnes, chacun me pressant de ses questions. Au bout de 4 jours seulement, je suis re-convoqué pour fournir des copies de mes diplômes et de mon casier judiciaire, et effectuer une visite médicale chez leur Médecin-Contrôleur. Là, je sentais que je m’approchais du départ.

Dès que ces formalités sont accomplies, ont me demande quand pourrais-je m’envoler à Sydney : un billet d’avion gratuit est mis à ma disposition et un poste m’atttend à Australia Telecom. Il me suffisait, juste,  de signer un contrat de deux ans qui stipule qu’en cas de rupture de ma part, avant terme, je devais rembourser les frais de voyage. Voila comment a commencé ma saga australienne !»

Une pause en Tunisie

Parti pour deux ans, Ridha Debbabi restera 37 ans à Australia Telecom, un véritable exemple de fidélité à sa compagnie. Mais non sans discontinuité. Marié, et ayant eu deux enfants, il a songé un jour rentrer au Bled, se ressourcer dans sa chère et douce Tunisie. C’est ainsi qu’il a entrepris son « retour définitif » et intégré la représentation de la société suédoise de télécommunication LM Ericsson.

Le dépaysement par rapport à l’Australie où la vie est beaucoup plus facile et moins chère, n’a pas été aisé. Ridha et sa famille sont devenus nostalgiques du confort douillet de Sydney et de ses attractions.

Retour alors en Australie,  « mais, ne cesse de répéter Ridha Debbabi, j`adore mon pays natal que je n`oublierais jamais et j’y retourne avec ma famille presque tous les ans. C’est l’occasion pour mes enfants de renouer avec leurs origines, leur langue maternelle, de revoir famille et amis… et de trouver l’âme sœur, lorsqu’arrive le moment du mariage.»

Un bonheur inégalé

Comblés par le destin, Ridha Debbabi et son épouse Zohra, soussienne, fille de feu Hamed Eltaief et son père adoptif est feu Taieb gahbiche interprète au tribunal de Sousse, ancien tresorier de ESS, père du publicitaire Faouzi Ali et de la gynéco Zoubeida,et grand ami a mon paternel Tijani Debbabi (l'ancien brigadier de police a Sousse) ont eu deux superbes garçons: Mehdi et Nadir. Les deux se sont lancés très jeunes dans les activités sportives : surf, natation, tennis… et y ont décroché de vrais records, remportant 3 médailles dans des compétitions connues.

Mais cet engouement pour sport ne les a pas détournés de leur carrière professionnelle. Mehdi 34 ans patron de  www.sydhost.net et pilote, ancien champion du surf Australien qui a remporté plusieurs médailles d`or, marié il y a deux ans une charmante jeune Tunisienne de Sousse, Farah Chaouache qui a terminé ses études d'ingénieur en informatique, « Sa charmante épouse, nous dit fièrement Ridha, tunisienne, bien sûr, vient de nous gratifier d’une mignonne fillette, Lamis, qui égaye notre famille ».

Le second, Nadir 32 ans,  ingénieur en informatique occupe de hautes fonctions au sein d'une grande société d`informatique. Il est aussi champion de Tennis qui a aussi remporté trois médailles d`or de Tennis ,et a épousé comme son frère une charmante Tunisienne, Ahlem Najjar, originaire de Jemmal, qui nous promet dans les jours qui suivent, un bébé très attendu. Ahlem exerce dans une clinique d`esthétique a Sydney.

Zohra avait travaillé au bureau de l'ICARDA, puis du FAO à Tunis avant de rejoindre sa douce moitiée. 

Baignant dans ce bonheur, Ridha Debbabi savoure avec sa moitié Zohra une agréable retraite meublée de beaucoup de loisirs, de voyages dans cet immense continent océanique, mais aussi en Asie, et à Dubaï, en plus des retours quasi-annuels à Tunis et l’immersion à Sousse. 

Au pays natal, il garde de nombreux amis parmi lesquels il cite  MM. Chtourou , Bouleiman, Baouandi et Azouz (Groupes chimique), les frères Kooli, Hamadi, Abeldelaziz  et slahedine Kooli (parents de son épouse), le pilote Ridha Skanji et Si Mohsen Hachicha (Groupe Hachicha). D’autres aussi…

Leur bonheur, c'est aussi de recevoir des compatriotes tunisiens comme ce fut le cas de la délégation de la Jeune Chambre Economique, conduite par l'ami d'enfance Mohamed Zaouia (AMS), et comprenant notamment Kamel Mheni, Ridha Douik ami de classe, Tarmiz , Gaddouz, et  Habib Turki. Surprise parfois, comme lorsque Ridha rencontre par pur hasard dans un magasin de chaussures à Sydney, son vieil ami Baouandi, du Groupe Chimique, en voyage d'affaires enAustralie.

Hamdoullah ! Ridha Debbabi, un Tunisien d'Australie, ponnier et leader, heureux...